Accueil

Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 23 Mars 2008

Vignette automobile : La période d'acquittement fixée du 1er au 30 avril

La période d'acquittement obligatoire de la vignette  automobile 2008 débutera le 1er avril prochain et prendra fin le 30 avril, a annoncé la Direction générale des impôts dans un communiqué.  La vignette automobile sera disponible auprès des receveurs d'impôts  et des bureaux d'Algérie Poste aux mêmes tarifs appliqués l'année précédente,  indique la même source.         
Pour les véhicules de tourisme de moins de 3 ans d'âge, le prix  de la vignette varie entre 1.500 et 8.000 DA en fonction de la puissance du  véhicule. Son montant est compris respectivement entre 1.000 et 4.000 DA pour  les véhicules allant entre 3 et 6 ans d'âge, entre 700 et 3.000 DA pour les  6-10 ans et entre 300 et 2.000 DA pour les véhicules de plus de  10 ans.         
Pour les véhicules utilitaires, le tarif de la vignette est compris  entre 5.000 et 15.000 DA pour ceux de moins de 5 ans d'âge, et entre 2.000 et  7.000 DA pour ceux de 5 ans et plus.   Les véhicules de transport commun des voyageurs sont soumis à une  vignette variant entre 4.000 et 15.000 DA pour ceux de moins de 5 ans d'âge,  et entre 2.000 et 7.000 DA pour ceux de 5 ans et plus.
Quant aux véhicules dont l'année de mise en circulation est inconnue  (code 122), ils sont soumis à une vignette de 300 DA pour les véhicules de tourisme  et de 2.000 DA pour les utilitaires.         
Les véhicules non concernés par la vignette automobile sont les engins  de travaux publics, les remorques, les tracteurs et engins agricoles et les  véhicules à moins de 4 roues (motocyclettes, vélomoteurs...).

 


La Direction générale des impôts publie le nouveau barème de l’IRG
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 01 janvier 2008

La direction générale des impôts (DGI) a annoncé, lundi  dans un communiqué, avoir publié sur son site web le nouveau barème de l’Impôt  sur le revenu global (IRG) applicable aux salaires pour l’année 2008.         
La cinquantaine de tableaux publiés par la DGI comprennent aussi l’algorithme  de calcul de cet impôt selon le revenu de chacun.         
La loi de finances pour 2008 a réaménagé le système de calcul de l’IRG  et a relevé le seuil de revenu non soumis à cet impôt de 60.000 DA à 120.000  DA par an.         
Le barème, où les taux d’imposition s’échelonnent de 0 % à 35 % du  salaire annuel brut, est disponible "en libre téléchargement" sur le site www.impots-dz.org.


Karim Djoudi prend ses fonctions de ministre des Finances
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 05 juin 2007

M. Karim Djoudi a pris hier ses fonctions de ministre  des Finances lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur,  M. Mourad Medelci, désigné ministre des Affaires étrangères dans le nouveau  gouvernement, a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué.         
Le nouvel argentier du pays était, jusque-là, à la tête du ministère  délégué à la Réforme financière qui a conduit, principalement, le projet du  système électronique de paiement de masse introduit dans le paysage bancaire  algérien en mai 2006. Avant d’entrer au Gouvernement en mai 2005, M. Djoudi avait occupé le  poste de Directeur général du Trésor durant plusieurs années. Le ministère délégué à la Réforme financière est désormais confié à  l’économiste Mme Fatiha Mentouri qui avait déjà dirigé ce département ministériel  en 1999.

3e Forum international de la finance
Mourad Medelci : “La réforme bancaire et financière a eu des résultats positifs”
Par : EL MOUDJAHID   Le : lundi 07 mai 2007

“Nous sommes parvenus à des résultats positifs dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme bancaire et financière”, a souligné, hier, le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, à l’”ouverture du 3e Forum international de la finance (7 au 9 mai 2007), organisé par l’Association forum international de la finance (AFIF) et la Chambre de commerce et d’industrie Suisse-Algérie à l’hôtel El-Aurassi. Le constat positif consiste en l’amélioration progressive de l’intermédiation bancaire qui se traduit par une croissance significative des ressources de 17% en 2006, contre 7% en 2005, une nette augmentation du niveau de financement de l’économie (+9%) dans un contexte d’amélioration du portefeuille des banques ainsi qu’une part importante du secteur privé dans l’encours total des crédits (52,8% en 2006 contre 49,6% en 2005).
Le constat, un peu moins positif, réside dans le taux de transformation des ressources qui demeure    encore relativement bas (autour de 55%), compte tenu de la surliquidité des banques. L’évolution de la production des services reste également insuffisante, a relevé le grand Argentier du pays. 

M. Medelci cite parmi les avancées importantes, le développement notable du marché  obligataire avec des émissions d’obligations qui ont atteint  2 milliards de dollars. A l’actif de la réforme, il y a également le nouveau système d’information ainsi que le nouveau système de paiement.
Les actions de réforme initiées visent à renforcer le professionnalisme par l’introduction  d’une nouvelle instrumentation, en instaurant un nouvel état  d’esprit,  a fait remarquer  M. Medelci qui relève l’apport bénéfique de l’expertise suisse en matière de formation.
Questionné  à propos de l’opération d’ouverture du capital du CPA, M. Medelci a indiqué que les responsables travaillent activement à la finalisation du dossier et l’opération sera bouclée au plus tard à la fin de l’année.
Succédant à M. Medelci, M. Claude Haegi, président de la Chambre de commerce et d’industrie Suisse-Algérie, mettra en évidence l’action de la Chambre en matière de formation à travers notamment des séminaires destinés  en particulier   aux cadres des banques, des établissements financiers et des assurances.

M. Haegi explique que si les banques suisses ne se précipitent pas pour venir investir en Algérie, c’est parce qu’elles n’ont pas vocation à installer des réseaux bancaires à l’étranger. “Ceci ne veut pas dire qu’on ne fait rien ensemble. Il y a des échanges entre nous. On a l’ambition de motiver les banques suisses pour qu’elles interviennent dans le domaine de la formation”, souligne l’orateur. Il évoque le renforcement de l’engagement du groupe Nestlé qui est passé de distributeur à investisseur, la création d’un grand centre commercial par le groupe Jimboli. Il y a également le projet de création d’une filiale Gemilem-Algérie qui propose des services en matière d’accompagnement des jeunes entreprises.
Dans l’industrie du rail, la Suisse peut proposer son savoir-faire et son expérience. 

M. Haegi estime que la création d’une zone de libre-échange avec l’Algérie est devenue indispensable après la conclusion de l’Accord d’association avec l’Union européenne. Il y a lieu de noter que plusieurs conférences animées par des experts et universitaires sont au programme de ces trois journées du Forum à côté des travaux en ateliers. A noter également que le 3e FIF a prévu la tenue d’une exposition avec la participation notamment de banques et organismes d’assurances. M. Medelci a fait une visite au niveau des différents exposants.


Medelci invité de la Chaîne III de la Radio
Nouvelles mesures de renforcement du contrôle des finances publiques
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 24 février 2007

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a annoncé hier, à Alger que de nouvelles mesures destinées à renforcer le contrôle d système financier national entreraient en application dans le courant du premier  semestre.
Invité d’une émission de la radio nationale (chaîne III), le ministre a précisé qu’un décret relatif au renforcement des prérogatives de l’Inspection générale des finances (IGF) et de la commission nationale des marchés "sera signé et validé dans les prochaines semaines" de sorte que l’ensemble du nouveau dispositif de contrôle puisse fonctionner.
Une disposition de ce texte stipule que l’IGF aura désormais la possibilité  d’entreprendre des inspections au sein des entreprises publiques économiques et non plus seulement au niveau des administrations publiques, a expliqué M. Medelci.  "La décision a été prise par le gouvernement pour que désormais, les  institutions de contrôle touchent de la même manière les administrations et  les entreprises publiques économiques", a-t-il dit.

La principale nouveauté du texte, a souligné le ministre, est de "considérer  les entreprises publiques dans le secteur économique comme des administrations  puisqu’il s’agit de l’argent que l’Etat a mis à leur disposition pour le faire fructifier". Plus généralement, le premier argentier du pays a parlé de l’ouverture  cette année du "chantier de l’amélioration du contrôle des finances publiques". "Au lendemain de l’affaire Khalifa (en 2005), nous avons constaté au  gouvernement un certain nombre d’imprécisions dans les textes et nous avons  revu la loi sur la monnaie et le crédit ainsi que la loi sur les infractions des changes, et ce, pour améliorer le dispositif de contrôle", a-t-il indiqué. "Nous sommes en train aujourd’hui, a ajouté le ministre, de revisiter  le système de contrôle des finances publiques pour le renforcer de telle sorte qu’il y ait plus de contrôle et surtout plus de mise en oeuvre des conclusions  du contrôle sans atteindre à l’honorabilité des institutions que l’IGF contrôle".
Il a ensuite rappelé qu’en février 2006, le chef du Gouvernement a demandé  que le ministre des Finances pilote un groupe de haut niveau constitué des différents  ministères concernés pour évaluer le système de contrôle des dépenses publiques  et dégager des mesures destinées à améliorer le contrôle du système financier.

A une question sur le degré d’indépendance de l’IGF, M. Medelci a rétorqué  qu’il s’agissait d’une structure "extrêmement indépendante".
"Lorsque l’IGF fait un constat et qu’il est signé, le ministre ne peut  ajouter ni retrancher une virgule, c’est un corps d’inspecteurs totalement  indépendant", a encore affirmé M. Medelci.
Interrogé sur une prétendue "disparition de certains des rapports de l’IGF", le premier argentier du pays a nié toute disparition de rapports au niveau de cette structure. "Il n’existe pas de rapport disparu au niveau de l’IGF. Ce sont des propos qui sont tenus par des gens que je ne veux pas  désigner", a-t-il dit. 

Fiscalité
La vignette automobile 2007 payable du 1er au 31 mars
Par : EL MOUDJAHID   Le : Lundi 19 février 2007

La période d’acquittement obligatoire de la vignette  automobile 2007, débutera le 1er mars prochain et prendra fin le 31 du même  mois, a annoncé hier la Direction générale des impôts dans un communiqué publié  sur les pages de la presse nationale.          
La vignette sera disponible auprès des receveurs d’impôts et des receveurs  d’Algérie poste, précise le communiqué.         
Aucune variation, remarque-t-on, n’est enregistrée sur les tarifs applicables  cette année par rapport aux années précédentes.           
Pour les véhicules de tourisme de moins de trois ans d’âge et dont  la puissance est comprise entre 4 et 10 chevaux fiscaux, le prix de la vignette  oscille entre 1.500 et 8.000 DA, selon la catégorie.
    
La vignette coûtera entre 1.000 et 4.000 DA pour les véhicules âgés  de 3 à 6 ans, entre 700 et 3.000 DA pour les 6 - 10 ans et entre 300 et 2.000  DA pour les véhicules mis en circulation depuis plus de dix ans.         
Pour les utilitaires de moins de 5 ans, le tarif est également sans  changement, compris entre 5.000 et 15.000 DA, et entre 2.000 et 7.000 DA pour  ceux âgés de 5 ans et plus.   

Les véhicules de transport public des voyageurs de 9 à 61 places et  moins de cinq ans sont soumis à une vignette dont la valeur varie entre 4.000  et 15.000 DA, et entre 2.000 et 7.000 DA pour ceux de cinq ans et plus,  précise encore le communiqué. 

Ces vignettes, qui seront vendues dans une pochette-autocollant, "doivent  impérativement être apposées sur le pare-brise des véhicules autrement les  propriétaires seront exposés à une amende fiscale de 50 % du montant de leur  prix", informe la direction des impôts.          
La même amende est appliquée à tout automobiliste qui n’aura pas acheté  sa vignette dans la période déterminée, c’est-à-dire jusqu’au 31 mars 2007,  dernier délai.        
En outre, toute vignette non conforme au tarif légal entraînerait le  retrait de la carte d’immatriculation (carte grise) qui ne sera restituée qu’après  présentation d’une vignette conforme majorée de 100% de son tarif réel, avertissent  encore les services fiscaux du ministère des Finances.


Mercredi soir, à l’hôtel El-Aurassi
Medelci invité du club Excellence Management
Par : El Moudjahid   Le : dimanche 07 janvier 2007


Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, sera ce mercredi soir à partir de 18h00, à l’hôtel El-Aurassi, l’hôte du club Excellence Management MDI-Business School.
Cette rencontre, très attendue par les opérateurs membres du Club, sera l’occasion d’échanger des avis avec le ministre sur les nouvelles dispositions contenues dans la loi des finances pour l’année 2007. Les réformes financières et le financement des grands projets publics seront également abordés lors de cette rencontre.


Medelci
Les coopératives d’épargne et de crédit ne se substitueront pas aux banques
Par : El Moudjahid   Le : lundi 18 décembre 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a indiqué, dimanche, que le projet de loi relatif aux coopératives et au crédit n’a pas pour objectif de remplacer les banques, mais de permettre aux personnes à faibles revenus de bénéficier de prestations financières.
Répondant aux préoccupations soulevées par certains députés qui ont assimilé ces coopératives aux établissements bancaires, notamment en matière d’émission et de gestion des cartes de paiement et de retrait ou encore d’exécution et de réception des transferts, le ministre a expliqué que ces coopératives accordent des crédits uniquement à leurs adhérents, contrairement aux banques, aux capitaux de risque, qui traitent avec toutes les parties.
S’agissant des personnes pouvant bénéficier des prestations de ces coopératives, même s’il s’agit exclusivement des bénéficiaires des œuvres sociales, M. Medelci a indiqué que ces organismes couvriront les personnes faisant partie d’un même secteur d’activité, d’une même zone géographique, etc.
Concernant l’orientation de ces coopératives vers l’activité de consommation, le ministre a indiqué que "la nature des activités de ces coopératives est laissée à l’appréciation des adhérents dans le cadre du statut de ces organismes".
S’agissant des appréhensions des députés de voir ces coopératives servir de canaux au blanchiment ou au détournement d’argent, d’autant que des cas édifiants ont été relevés dans le cadre des coopératives immobilières, le ministre des Finances a indiqué que les risques qui sont au demeurant posés, seront gérés par les instruments de contrôle mis en place, à l’instar des autres établissement financiers.
Concernant le seuil maximum des parts non fixé par le projet de loi qui se contente de déterminer le montant minimum à 5000 DA, M. Medelci a indiqué que "le montant demeure ouvert. Néanmoins, l’adhérent, même s’il est détenteur de plusieurs parts, n’ouvre droit qu’à une seule voix".
"Notre ambition est de nous mettre au diapason des pays développés en matière de gestion d’établissements financiers d’appoint, mais adaptés à notre environnement", a ajouté le ministre.

Ce texte vise essentiellement à moderniser le système financier et à diversifier ses opérateurs.
Ces coopératives sont considérées comme étant des établissements financiers qui accordent des prestations similaires à celles accordées par les banques, à la différence des objectifs escomptés et des normes et méthodes d’évaluation de la performance.
S’inspirant des organismes de crédit, ces coopératives constituent un facteur important dans le développement de la micro-finance, et permettent aux personnes non concernées par le système bancaire classique d’accéder aux prestations financières de qualité.
Ces établissements sont dotés d’un statut coopératif, leur gestion étant du ressort des adhérents.
Ces coopératives, qui assurent des prestations financières que n’offrent pas les organismes commerciaux de crédit, seront un puissant vecteur pour la généralisation de l’activité bancaire de masse, tout en ouvrant la voie, grâce à la gestion coopérative, à l’établissement d’une relation effective entre ces coopératives et leurs adhérents, ainsi qu’entre les adhérents eux-mêmes.


Inspection générale des finances
Nouvelles missions pour l’IGF
Par : El Moudjahid  Le : dimanche 17 décembre 2006

Le stock de la dette extérieure de l’Algérie est  tombé à 4,7 milliards de dollars dont 700 millions de dollars seulement représentent  la dette externe de l’Etat, a indiqué M. Mourad Medelci.         
Ces chiffres plus précis sur la situation de l’endettement extérieur  du pays, résultant des remboursements anticipés successifs opérés depuis  le mois de mai dernier, ont été livrés par le ministre lors du forum de la  télévision nationale (ENTV) dont il était l’invité pour faire le point sur la  situation financière nationale. 

L’argentier du pays a souligné que cette dette globale de 4,7 milliards  de dollars se compose d’un montant de 4 milliards de dollars représentant la  dette commerciale détenue sur des entreprises publiques et privées algériennes  débitrices, et de 700 millions de dollars correspondant à la dette de l’Etat.    Le ministre s’est également exprimé sur les réformes bancaires qui vont  se traduire durant l’année 2007, selon lui, par deux événements majeurs: la  privatisation du Crédit Populaire d’Algérie (CPA) et l’implantation d’un nombre  relativement important de banques étrangères en Algérie.    La privatisation du CPA, qui détient près de 15 pc des parts du marché  bancaire national en termes de dépôts et de crédits, et l’entrée en activité  de nouvelles banques étrangères ayant déposé leurs demandes d’agréments  auprès de la Banque d’Algérie, devront permettre un ’’rééquilibre progressif  entre les secteurs bancaires public et privé’’, a avancé M. Medelci selon lequel  les banques privées détiennent actuellement 15pc du marché seulement.         
Cependant, a-t-il ajouté, les réformes financières vont se poursuivre  afin de permettre à l’économie de se financer par d’autres canaux en parallèle  de celui des banques.        Sur ce point, il a cité essentiellement le marché hypothécaire, les  sociétés à capital investissement ainsi que la bourse dont un projet de  modernisation est en cours d’élaboration.  Interrogé à plusieurs reprises sur les scandales financiers  qui ont éclaboussé le secteur bancaire, M. Medelci a tenu à faire remarquer  que presque toutes les économies en transition comme celle de l’Algérie subissent  inéluctablement ce genre de pratiques délictueuses.          
Toutefois, a-t-il ajouté, le gouvernement traite cette situation à travers  non seulement l’appareil de justice mais aussi par la mise en place du dispositif  nécessaire pour une réorganisation profonde des institutions bancaires en vue  d’éviter, voire de limiter, la délinquance financière.

La rigueur de la justice a été démontrée par l’obtention et la mise  en oeuvre de l’extradition vers l’Algérie des personnes impliquées dans les  détournements de fonds de banques, a encore dit le ministre en faisant allusion  à l’exécution effective du mandat d’arrêt international émis par la justice  algérienne pour l’extradition du Maroc de 3 Algériens impliqués dans l’affaire  de détournement de 20 milliards de dinars de la Banque Nationale d’Algérie (BNA). Revenant sur le projet en cours pour la révision du statut de l’Inspection 
Générale des Finances (IGF), le ministre a indiqué que le principal changement  va porter essentiellement sur un élargissement des prérogatives de cette structure  de contrôle des finances publiques. Il a ainsi expliqué que les missions de l’IGF ne vont plus se limiter  au contrôle de gestion des dépenses des institutions à caractère administratif  uniquement mais seront étendues systématiquement au contrôle des entreprises  économiques publiques.         
Le statut actuel ne permet à l’IGF d’entreprendre ses contrôles sur  des entreprises publiques qu’à la demande du gouvernement. Or, quand il s’agit  de contrôle des deniers de l’Etat, ’’il ne devrait pas être fait de différence  entre l’administration et les entreprises publiques puisque ces deux entités  appartiennent à l’Etat’’, a-t-il justifié.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que le coût global des différents  programmes d’investissements publics engagés en 2005 et en 2006 (programme complémentaire  de soutien à la croissance 2005-2009, programmes complémentaires pour les Hauts  Plateaux et du Sud et les programmes supplémentaires) est de près de  140 milliards de dollars (l’équivalent de 10.000 milliards de dinars).


Mourad Medelci l’a affirmé samedi soir au forum de l’ENTV
140 milliards de dollars pour les programmes de développement
Par : El Moudjahid  Le : dimanche 17 décembre 2006

L’Algérie est confrontée à des scandales financiers, qui ont éclaboussé plusieurs fois le secteur bancaire, parfois assez sérieux, mais «cette situation n’est pas spécifique à l’Algérie, du fait que toutes les économies en transition subissent ce genre de problèmes». C’est ce qu’a indiqué M. Mourad Medelci, ministre des Finances, en réponse à une série de questions relatives à la délinquance financière, voire même économique qu’a connue notre pays ces derniers temps. Selon Medelci, les pouvoirs publics qu’on accuse de manquer de volonté politique dans la lutte contre ce fléau, traitent, au contraire, la situation dans le cadre de la justice et par la mise en place d’un dispositif qui permette au secteur bancaire de se réorganiser et du coup prendre la situation en main. 

Invité samedi soir du forum de l’ENTV, Medelci n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’impératif de renforcer la lutte contre ce fléau, invitant tout le monde à faire preuve de responsabilité tant au niveau individuel que collectif.
Faisant allusion aux détournements de plusieurs milliards de dinars et d’autres affaires d’escroquerie montées au sein d’autres banques, fraudes et autres problèmes, le ministre des Finances, fait savoir que la justice joue pleinement son rôle et continuera à le faire, citant à titre d’exemple l’obtention de l’extradition vers l’Algérie des personnes impliquées dans certaines affaires. Interrogé sur les difficultés que rencontrent les investisseurs particulièrement nationaux, notamment en matière d’accès au crédit, Medelci reconnaît l’existence de ces difficultés, liées surtout aux insuffisances identifiées dans le traitement des dossiers, dont le nombre dépasse de loin les capacités des banques nationales. Il précise que les réformes financières en cours permettront à l’économie nationale de trouver d’autres sources de financement en dehors du réseau classique des banques, tels le marché hypothécaire, les sociétés de capital risque et la Bourse, qui fait l’objet d’un projet de modernisation.


Pour ce qui est de la question relative au développement insuffisant du secteur bancaire, bien que le nombre d’établissements financiers privé ait progressé ces dernières années, et de la prédominance du secteur bancaire public (90%), alors que 10% seulement reviennent aux 25 banques privées et 9 sociétés financières, Medelci fait l’annonce de deux événements majeurs qui marqueront l’année 2007, il s’agit de la privatisation du CPA et de l’entrée dans le marché algérien de plusieurs banques étrangères. Il note que nombre de ces banques ont annoncé l’ouverture prochaine de filiales en Algérie et avaient déposé auprès du Conseil de la monnaie et du crédit une demande pour obtenir une autorisation afin d’ouvrir une branche.  S’exprimant sur l’endettement, il confirme que l’Algérie a sensiblement réduit sa dette extérieure, à travers la conclusion d’accords de remboursement anticipé, précisant que cette dette est tombée à 4,7 milliards de dollars.
L’Etat a également engrangé 22 milliards de dollars dans le fonds de régulation des recettes, tout en réduisant sa dette publique, relève Medelci. Il ajoute dans ce sens, que le matelas de réserves en devises a atteint les 70 milliards de dollars et l’Etat a engagé le PCSC d’un montant de 60 milliards de dollars, auquel viennent s’ajouter deux programmes spéciaux pour le Sud et les Hauts-Plateaux, le montant global de ces programmes, affirme Medelci, est de 140 milliards de dollars.
Par ailleurs, le ministre des Finances a évoqué le projet de révision du statut de l’Inspection générale des finances (IGF), précisant que les prérogatives de cette dernière seront élargies pour lui permettre d’étendre son contrôle aux entreprises économiques publiques. Pour le ministre «le contrôle des deniers de l’Etat ne doit pas faire de différence entre l’administration et les entreprises, à partir du moment où les deux appartiennent à l’Etat”.


Finances-fiscalité
La Direction générale des impôts présente les instruments de modernisation de la gestion de l’impôt
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 10 décembre 2006

La Direction générale des impôts (DGI) a organisé dimanche à Alger une "journée d’information sur l’informatisation des services fiscaux" pour présenter les instruments de modernisation de la gestion de l’impôt et d’amélioration des services rendus aux contribuables. Dans un communiqué diffusé à l’issue de cette rencontre, cette direction qui relève du ministère des Finances, a indiqué que les cadres de la DGI ont été conviés à partager les expériences en la matière, mises en oeuvre dans les administrations fiscales tunisienne, marocaine et française.
"Cette journée a été organisée en direction des équipes chargées de la conception et de la mise en oeuvre du nouveau système d’information de l’administration fiscale, au total 250 cadres supérieurs, cadres, agents de maîtrise et agents d’exécution ont été conviés à participer", ont souligné les organisateurs.
A cette occasion, la DGI a annoncé la mise en place, à la fin décembre, de la direction de l’information et de la documentation chargée de la collecte, du traitement et de la restitution de l’information fiscale à toutes les structures de l’administration fiscale et aux structures et organismes habilités de l’Etat.
Elle a rappelé que la création d’un tel instrument intervenait après la "mise en place de la direction des grandes entreprises, chargée de la gestion de l’impôt des entreprises les plus importantes, qui est opérationnelle depuis le mois de janvier 2006", prévue par le programme de modernisation de l’administration fiscale.
Par ailleurs, ce programme prévoit la mise en place en 2007 du centre des impôt "pilote" chargé de la gestion de l’impôt des petites et moyennes entreprises et des commerçants, entrepreneurs individuels et prestataires de services suivis au régime réel d’imposition, et des professions libérales suivies au régime d’imposition de la déclaration, rappelle cette direction.
 De même, il est prévu la création du centre de proximité des impôts "pilote" chargé de la gestion de l’impôt des petits contribuables suivis au régime du forfait, annonce encore le communiqué.
A ce titre, la même source souligne que la loi de Finances pour 2007 prévoit l’introduction pour cette catégorie de contribuables un régime fiscal très simple "l’impôt forfaitaire unique (IFU)". L’IFU s’applique à tous les contribuables qui réalisent un chiffre d’affaires inférieur ou égal à 3 millions de DA (300 millions de centimes).
Cet impôt est au taux de 6% du chiffre d’affaires pour les commerçants et au taux de 12% du chiffre d’affaires pour les autres contribuables, explique-t-on.
"La modernisation de la gestion de l’impôt et l’amélioration des services rendus aux contribuables passe obligatoirement par la mise à jour et la généralisation des technologies de l’information et de la communication en usage à la Direction Générale des impôts", a conclu la DGI.

Finances
Sortie de deux promotions à l’Institut supérieur de gestion et de planification
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 03 décembre 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a présidé  hier à l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP) à Alger  la cérémonie de sortie de deux promotions en management et en management bancaire  comprenant au total 35 diplômés.         
La remise des diplômes a concerné, tout d’abord, 24 étudiants parmi  les 72 ayant suivi un programme de formation de "Master en management" dans  les spécialités suivantes: marketing, finances, management général et ressources  humaines.          
Le ministre des Finances a ensuite remis onze (11) diplômes de post-graduation  spécialisée (PGS) en management bancaire. Les 11 diplômés de cette spécialité  sont tous issus de la Banque de développement local (BDL).                  
A l’occasion, le ministre a souligné, en particulier, "l’attractivité"  de la formation que dispense cet institut pour beaucoup d’entreprises publiques  et privées.          
Il a mis l’accent, à ce propos, sur l’importance de l’insertion professionnelle  de ces diplômés, et a profité de la présence de certains directeurs d’entreprises  pour leur demander de "faire leurs appels d’offre de service".          
A cette occasion, M. Medelci s’est vu lui-même décerner un "diplôme  d’honneur" de l’ISGP  "en hommage à sa bonne gouvernance de l’économie  nationale et à sa contribution à la formation dans le secteur des Finances".          
Les besoins de formation dans le secteur des Finances sont estimés  à quelque 20.000 employés et cadres dans les différentes branches du secteur  (banques, impôts, douanes et domaines) sur la période 2006-2009.         
Créé en 1984 et rattaché depuis seulement juillet dernier au ministère  des Finances, l’ISGP offre des programmes de formation diplômante et   professionnalisante notamment dans les domaines du management et du   marketing.

 
Medelci, invité de la Chaîne III de la radio :
«La quasi-totalité des crédits alloués au Programme quinquennal sont inscrits au budget de l’Etat»
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 03 décembre 2006

Presque tous les projets prévus dans les différents  programmes pluriannuels de développement ont vu leurs allocations budgétaires  inscrites dans les deux précédentes lois de finances (2005 et 2006) ainsi que  dans celle de 2007, a indiqué hier à Alger le ministre des Finances,   M. Mourad Medelci.         
S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale (Chaîne III), le ministre  a affirmé que "90 %" des budgets alloués au Programme complémentaire de soutien  à la croissance (PCSC) ainsi qu’à ceux des Hauts-plateaux et du Sud, pour la  période 2005-2009, "sont déjà inscrits dans les lois de finances de 2005 à 2007".         
Les investissements publics prévus sur cette période de 5 ans sont estimés  à plus de 150 milliards de dollars, après que des programmes additionnels de  quelque 55 milliards de dollars eurent été décidés.          
Le ministre a présenté par ailleurs la prochaine loi de finances comme  étant "à vocation économique et sociale" au regard de l’importance du budget  d’équipement qu’elle prévoit mais aussi au vu des mesures sociales retenues  tels l’augmentation des salaires et la création d’emplois ainsi que l’accroissement  du budget réservé aux transferts sociaux.         
"Outre son caractère économique, la loi de finances 2007 comprend  un aspect social avec les différents programmes intéressant les citoyens et  visant a rattraper le retard accusé dans ce domaine", a dit M. Medelci.          
Il s’agit là, a-t-il ajouté, de "financements importants" attribués  notamment aux voiries et réseaux divers (100 milliards de dinars), à l’entretien  des réseaux routiers communaux et ceux des wilayas (55 milliards de dinars) ou encore  90 milliards de dinars pour l’exécution de projets dans la seule ville d’Alger,  et 15 milliards pour réaliser le viaduc de Constantine.  Le premier argentier du pays a également fait savoir que cette loi prévoit  la création, en 2007, de quelque 46.000 nouveaux postes budgétaires dans la  fonction publique, "sans compter les dizaines de milliers d’autres emplois directs  et indirects" à créer pour les grands projets d’infrastructures engagés tels  l’autoroute Est-ouest (1.100 km).
M. Medelci a, par ailleurs, rappelé la vision future que  les autorités veulent imprégner à l’élaboration des lois de finances "en privilégiant  la gestion des programmes (par la conception de budgets pluriannuels) au lieu  de gérer les dépenses".         
En outre, le ministre a brièvement parlé des scandales ayant récemment  secoué le secteur, notamment celui de la Banque nationale d’Algérie (BNA), se  limitant à affirmer que la plus grosse partie de l’argent détourné "a été récupérée",  alors que les personnes impliquées ont été extradées vers l’Algérie.        
"L’année 2005 a été celle des scandales, 2006 sera celle de la gestion  des scandales", a conclu M. Medelci à ce sujet. Concernant la privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA), le  ministre a rappelé que six établissements financiers étrangers avaient été retenus  pour l’opération qui devrait aboutir à la fin du mois de mars prochain.         
Interrogé sur la fraude fiscale, il s’est contenté d’affirmer que le  taux de recouvrement fiscal "à augmenté de 12 %" entre 2005 et 2006, soit  plus vite, a-t-il noté, que la croissance de l’économie nationale qui oscille  ces dernière années entre 4 et 6%.         
Sur le remboursement anticipé de la dette extérieure, le ministre s’est  une nouvelle fois félicité du fait que l’opération ait permis de ramener le  volume de l’endettement externe au seuil relativement négligeable des 4 milliards  de dollars, soit moins que 4% du Produit intérieur brut (PIB).

Chaîne III
Medelci invité du Forum «En toute franchise»
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 02 décembre 2006
Le Forum de al chaîne III «En toute franchise», recevra M. Mourad Medelci, ministre des Finances cet après-midi à partir de 13 h, au Centre culturel de la radio Aïssa Messaoudi.

 


Atelier «Faire des affaires» à Tunis
“Obtenir des places qui correspondent mieux à la situation de notre pays”
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 02 décembre 2006

Le ministre des Finances M. Mourad Medelci a affirmé  jeudi à Tunis que l’Algérie œuvre de façon à obtenir, en termes d’amélioration  du climat des affaires, des places sur l’échiquier international qui "correspondent  le mieux à la situation du pays".         
"L’Algérie a gagné quelques places entre 2005 et 2006". "C’est un bon  signe, mais nous aurions dû, de notre point de vue, en gagner beaucoup plus",  soutient M. Medelci à la veille de l’atelier de formation "Doing Business" (faire  des affaires), qui devait être animé hier à Tunis par des experts de la Banque  mondiale (BM) et de la Société financière internationale (SFI).         
L’objectif de l’atelier, qui regroupe les fonctionnaires de trois pays  maghrébins (Algérie, Tunisie, Maroc) pour examiner les avancées enregistrées  entre 2005 et 2006, est justement de voir "comment nous organiser et être  appuyé par la BM pour obtenir des places qui correspondent mieux à la situation  de notre pays", a déclaré M. Medelci.         
"Des places qui reflètent mieux la situation du pays, son potentiel,  mais aussi les avancées enregistrées globalement sur le plan de la stabilité  macro-économique, de la stabilité financière, et, plus encore, sur le plan des  réformes juridiques, ou des réformes financières", a précisé le ministre à l’APS.          
M. Medelci ajoutera que l’année 2006 a permis d’enregistrer des avancées  importantes dont "nous sommes conscients de la nécessité de poursuivre au long  de 2007", une année, dit-il, que "nous allons justement aborder avec un complément  d’éclairage" qui résultera de cet atelier dédié aux fonctionnaires directement  en charge de ces questions.         
D’après "Doing Business", qui classe les pays selon des paramètres de  facilitation du climat des affaires, l’Algérie a gagné 7 points, entre 2005  et 2006, passant du 123e au 116e rang sur un total de 175 pays.

Rencontre sur le développement de l’investissement
Medelci à Tunis
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 29 novembre 2006

Le ministre des Finances, Mourad Medelci, conduira  la délégation algérienne aux travaux de la rencontre ministérielle maghrébine  sur le Développement de l’investissement, climat des affaires et politiques  industrielles, prévue aujourd’hui à Tunis, selon un communiqué du ministère diffusé  mercredi.         
Cette rencontre regroupera, outre l’Algérie, la Tunisie et le Maroc,  des experts de la Banque mondiale dont le vis-président du groupe chargé du  secteur économique privé et financier, M. Michael Klein, et l’économiste en  chef de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, a précisé le ministère.         
Selon le communiqué, cette rencontre "restreinte" a pour objectif de  débattre des expériences internationales en matière de réformes du climat  de l’investissement et de stratégies industrielles.           Partant de l’expérience des réformes engagées dans ces trois pays du  Maghreb, les participants à cette rencontre débattront "explicitement les  éléments de meilleures pratiques en terme de politiques économiques sur ces  sujets", a-t-on ajouté de même source.        
 "Au vue des expériences en cours dans la région en terme d’interventions  volontaristes de l’Etat pour promouvoir l’investissement, notamment, par des  politiques d’appuis sélectifs à certains secteurs, nous souhaiterions partager  les différents points de vue sur la manière de conduire ces politiques, les  opportunités qu’elles offrent, les contraintes à leur mise en oeuvre et leur  lien avec les réformes structurelles (...)", soulignent les initiateurs de la  rencontre.         
Par ailleurs, un atelier de formation sur l’amélioration du climat des  affaires tel que mesuré par les indicateurs "Doing Business" (faire des affaires)  sera organisé à l’occasion de cette rencontre ministérielle.         
Participeront à cette session de formation, qui se tiendra vendredi  à Tunis, "les équipes multi-sectorielles qui ont été mises en place en Algérie  et au Maroc dans le cadre des activités d’assistance technique que mènent la  BM et la société financière internationale (SFI) sur ces indicateurs", a conclu  le communiqué.

Conseil de la nation
Adoption de la loi de finances 2007
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 17 novembre 2006

Le ministre des Finances annonce l’organisation d’une journée d’étude sur le nouveau système budgétaire en début de 2007, ajoutant que ce système constitue la réforme mère du système financier. La réforme financière, entamée depuis trois ans se poursuivra encore pendant deux années encore. Mais depuis trois à quatre mois souligne Medelci, nous avons mis en place un plan de communication très précis au niveau des hauts fonctionnaires et des régions, devant s’élargir au niveau des élus locaux. Ce travail anticipera le coup d’envoi du nouveau système financier prévu pour 2008.
L’opération d’ouverture du CPA au capital privé se déroule conformément au plan tracé et les choses avancent bien, a indiqué le ministre.
La clôture de la première étape s’est achevée jeudi dernier  avec la fin de la réception des manifestations d’intentions et d’intérêts exprimées par tous ceux qui souhaitent entrer dans le capital du CPA. Alors nous saurons la liste des institutions financières étrangères intéressées par l’offre. D’autres étapes succèderont avant de connaître dans environs trois mois les partenaires du Crédit Populaire d’Algérie (CPA). 
 La loi de finances 2007 et les mécanismes d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi ont été adoptés hier à l’unanimité par le conseil de la nation lors d’une séance plénière sous la présidence de Abdelkader Bensalah, président en présence du ministre des finances, Mourad Medelci et des membres du Gouvernement.
Dans une déclaration faite à l’issue du vote, le ministre a salué la confiance accordée par les deux chambres à l’exécutif dans la mesure où elle renforce et la cohésion des responsables chargés de sa réalisation et la vigilance de tous les responsables devant les défis qui nous sont imposés.  La loi de finances, qualifiée d’étape supplémentaire dans l’édification économique et sociale du pays en vue de restaurer la confiance en nos capacités pour la construction et le développement de la société, constitue donc la feuille de route du prochain exercice de l’exécutif qui vient d’avoir le total quitus de l’ensemble des tendances politiques siégeant dans les deux chambres du parlement avec l’unanimité obtenue avant-hier au Sénat.
De son côté, le président de la commission permanente, chargée des finances et du budget, Tayeb Matelo, valorise la loi tant celle-ci comprend tous les moyens pour une meilleure exécution de l’ambitieux programme tracé dans le programme quinquennal du Président de la République.
Le dispositif d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi, le second texte de loi voté par les sénateurs, constitue comme l’a rappelé le ministre des finances un complément de mesures à la loi de finances grâce aux mesures fiscales et législatives qui le composent ainsi que les objectifs qu’il assigne de concrétiser.
Le renforcement de la politique d’emploi, des chances d’investissements et de redressement économique national sont des buts et priorités sur lesquels reposent le dispositif suivant les orientations du Président de la République qui insiste sans cesse sur la nécessité de renforcement et d’élargissement de la cohésion et de la vigilance pour plus d’efficacité et de coordination à travers les rencontres nationales, comme initiées avec les membres de l’exécutif, les walis et les élus locaux. 
Les travaux reprendront lundi lors d’une séance consacrée à la réponse du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Tayeb Belaïz et le vote interviendra le lendemain.

Le remboursement anticipé de la dette externe restante envisagé
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 17 novembre 2006

L’Algérie envisage d’entamer des négociations pour  le remboursement anticipé d’une partie de la dette extérieure qui lui reste  après avoir réglé la totalité de sa dette rééchelonnée, a déclaré à l’APS le  ministre des Finances, M. Mourad Medelci, en marge de la signature de la deuxième  tranche du remboursement anticipé de la dette avec l’Allemagne.         
Après les accords de remboursement anticipé de la dette conclus avec  les pays membres des Clubs de Paris et de Londres, les institutions financières  internationales (Banque mondiale, Banque africaine de développement...) et l’annulation  de la dette externe avec la Russie, le stock de la dette extérieure de l’Algérie  tombe à moins de 5 milliards de dollars.         
Selon M. Medelci, une partie de cette dette extérieure, composée essentiellement  de créances commerciales, peut faire l’objet d’un ’’traitement approprié’’ à  travers un remboursement anticipé.         
A cet effet, le ministre a indiqué que le dossier du payement anticipé  du stock de la dette qui reste sera ouvert avec les créanciers à la fin  de l’année 2006 et pourra voir son règlement au cours de l’année 2007.

 
La visite du ministre allemand des Affaires étrangères
60% des intérêts de la dette algérienne envers l’Allemagne versés dans des projets communs
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 17 novembre 2006

Le ministre des Affaires étrangères de la République  Fédérale d’Allemagne, M. Frank-Walter Steinmeier, a annoncé mercredi à Alger  que l’Algérie et son pays ont convenu que 60% des intérêts de la dette   algérienne envers l’Allemagne "seront versés dans des projets communs, notamment  dans la gestion de l’eau ".          
"60% des intérêts de la dette algérienne envers l’Allemagne seront  versés dans des projets communs de développement, surtout dans la gestion des  eaux en Algérie ", a déclaré M. Steinmeier à la presse au sortir de l’audience  que lui a accordée le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.            
Par ailleurs, le responsable allemand a indiqué avoir eu avec le Chef  de l’Etat des échanges de vues "très exhaustifs" sur les relations bilatérales  et des questions régionales et internationales.         
A ce propos, le chef de la diplomatie allemande a précisé avoir abordé  avec le Président de la République la situation dans le Proche-Orient,  le Soudan, le Congo, l’Afghanistan ainsi que le dossier nucléaire iranien.         
Il a fait savoir que le développement des relations économiques entre  les deux pays a été également abordé.       
"Nos relations se sont beaucoup améliorées ces cinq dernières années  de manière très dynamique, période durant laquelle le chiffre des entreprises  allemandes présentes en Algérie s’est multiplié par cinq", a-t-il fait remarquer,  relevant toutefois que ces relations "sont pour le moment plus limitées à la  coopération en matière énergétique".          
Dans ce contexte, M. Steinmeier a indiqué que les deux pays se sont  mis d’accord "pour œuvrer à élargir l’engagement et l’action de l’économie  allemande en Algérie".         
"Nous avons également parlé du rôle des médiateurs culturels  allemands présents en Algérie, notamment dans les échanges  universitaires", a-t-il en outre déclaré.               
M. Steinmeier a également indiqué avoir reçu des explications de la  part du Chef de l’Etat sur les différentes réformes engagées en Algérie ainsi  que sur la politique de la réconciliation nationale.           "Cela nous montre à quel point nous devons et nous voulons continuer  à être un partenaire fiable "de l’Algérie, a-t-il dit.          
"J’ai encore eu l’occasion de remercier vivement le Président  Bouteflika pour la contribution, l’aide et la coopération de l’Algérie avec  l’Allemagne à la libération de tous les touristes allemands ", a dit par ailleurs  M. Steinmeier au sujet des 16 touristes allemands enlevés dans le Sud algérien  il y a quelques années.

M. Belkhadem reçoit M. Frank Walter Steinmeir
M. Abdelaziz Belkhadem, Chef du gouvernement, a reçu jeudi le chef de la diplomatie de la République fédérale d’Allemagne,  M. Frank Walter Steinmeir, en visite en Algérie à l’invitation de son homologue,  M. Mohammed Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, a indiqué  un communiqué des services du Chef du gouvernement.          
M. Bedjaoui a assisté à cette audience, a ajouté la même source.

Bedjaoui s’entretient avec son homologue allemand   
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères,  M. Mohammed Bedjaoui, s’est entretenu, mercredi soir à Alger, avec son homologue de la République fédérale d’Allemagne, M. Frank-Walter Steinmeier, en visite  officielle de deux jours à Alger.         
Les deux ministres ont souligné, au cours de ces entretiens, "la bonne  santé des relations entre l’Algérie et l’Allemagne", ajoutant qu’ils sont  "animés par le souci de faire de l’excellence en ce qui concerne les relations  entre Alger et Berlin".         
Les entretiens se sont déroulés à la Résidence El-Mithak en présence  des délégations des deux pays et du ministre des Finances,   M. Mourad Medelci.


 
Conseil de la nation
Le projet de loi de finances 2007 examiné en commission
Par : EL MOUDJAHID   Le : lundi 06 novembre 2006

La commission des affaires économiques et financières  du Conseil de la Nation a entamé hier l'examen du projet de loi de finances  pour 2007, sous la conduite de son président, M. Tayeb Matlo, indique un communiqué  de la chambre haute du Parlement. Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, qui représentait le  Gouvernement, a présenté les grands axes du texte et répondu aux interrogations  et préoccupations des membres de la commission, ajoute le communiqué.

Cette rencontre à laquelle a pris part le ministre chargé des Relations  avec le Parlement, M. Abdelaziz Ziari, doit aboutir à l'élaboration d'un rapport  contenant les conclusions de la commission. Les députés de l'Assemblée populaire nationale (APN) avaient adopté  le 30 octobre dernier à une large majorité le projet de loi de finances et de  budget 2007 avec l'introduction de dix-sept  amendements sur le texte  initial dont 16 proposés par la commission des finances et du budget de l'APN  et un par des députés. 
Les amendements introduits par la commission avaient  porté plus sur  la forme que sur le fond de certaines dispositions fiscales.          
L'amendement proposé et retenu par les députés portait sur l'attribution  d'une pension aux enfants de chouhada, quelle que soit leur situation sociale.         
La proposition, dans le texte initial, d'augmenter la taxe d'habitation  pour les locaux à usage d'habitation ou professionnel situés dans quatre wilayas  (Alger, Annaba, Constantine et Oran) avait été quant à elle annulée


 
A une large majorité
L’APN adopte le projet de loi de finances 2007
Par :  EL MOUDJAHID  Le : lundi 30 octobre 2006


Les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN)  ont adopté hier, à une large majorité, le projet de loi de finances et de budget  2007. 
La séance s’est déroulée en présence du ministre des Finances, M. Mourad  Medelci. Dix-sept (17) amendements ont été introduits sur le texte initial dont  16 proposés par la commission des finances et du budget de l’APN et un  par des députés. Les amendements introduits par la commission ont porté plus sur  la forme que sur le fond de certaines dispositions fiscales. L’amendement proposé (et retenu) par les députés portait sur l’attribution  d’une pension aux enfants de chouhada quelle que soit leur situation sociale.         
La proposition, dans le texte initial, d’augmenter la taxe d’habitation  pour les locaux à usage d’habitation ou professionnel situés dans quatre wilayas (Alger, Annaba, Constantine et Oran) a été quant à elle annulée.

  • 90 propositions d’amendement, 26 réunions en commission et 17 ministres auditionnés.

A l’issue de 4 jours de débats en plénière, 26 réunions au sein de la commission permanente des finances et du budget, l’audition de plus de 17 ministres, l’Assemblée populaire nationale (APN) a donc adopté hier  à une large majorité, le projet de loi de Finances et de budget 2007 lors d’une séance plénière sous la présidence de Amar Saâdani, président. Des députés du mouvement Islah et du PT ont voté contre la loi.
L’article sur l’importation des alcools est passé. Les marchandises saisies peuvent être vendues sans décision de justice. La taxe d’habitation pour les grandes villes d’Oran, Annaba et Constantine annulée.
Les  travaux qui se sont déroulés en présence du ministre des Finances, Mourad  Medelci, et d’autres membres du gouvernement se sont déroulés toute la journée et l’examen pour ne pas dire l’argumentation très serrée des 90 propositions d’amendement contenues dans le rapport préliminaire de la commission permanente des finances et du budget n’a pas été facile tant chacun des députés tenait à sa proposition et il a fallu recompter les voix du vote pour trancher. L’article sur l’importation des alcools contenu dans le projet de loi présenté par le gouvernement et pour lequel des députés ont fait des amendements pour son abrogation, incluant même l’arrachage des vignes a été maintenu.
Les députés ont également voté une proposition d’amendement relative aux marchandises saisies dans le cadre de la lutte contre la fraude autorisant la vente aux enchères sans décision de justice, argumentant le fait par les difficultés de stockages durable et pénalisant pour les marchandises périssables au niveau des espaces du port. Cette proposition retenue dans la mouture de la loi est en infraction avec l’ordonnance votée récemment relative à la loi sur la lutte contre la fraude.
Aux termes de l’adoption de la loi 2007, le président de l’Assemblée a soutenu que ce texte vient renforcer les grands projets du Président de la république et relancer la dynamique entreprise pour à la fois relancer l’économie nationale et réduire dans le cadre de l’évolution du pays, la dépendance aux hydrocarbures en matière de recettes de financement.
Dix-sept amendements ont été introduits sur le texte initial dont un article proposé par un député du MRN a été voté avec des voix serrées. Ces amendements qui portent beaucoup plus sur  la forme que sur le fond de certaines dispositions fiscales,
L’autre amendement proposé par les députés porte sur l’attribution d’une pension aux enfants de chouhada quelle que soit leur situation sociale accepté et à propos duquel le ministre a déclaré que cet amendement sera pris en charge par le gouvernement à travers un texte d’application. 
Le projet de loi de finances 2007 qui prévoit des mesures  allant dans le sens de la réduction de la pression fiscale et la réorganisation  de certaines activités du commerce extérieur, est engagé dans le programme quinquennal en cours conformément aux orientations du Président de la République, compte tenu des impératifs et de la qualité de gestion qu’il exige, comme l’a affirmé le premier argentier, ajoutant que le gouvernement va nettement s’engager dans l’efficacité.
 
Les projections de la loi ?

Le ministre précisera que la loi vient compléter les gros efforts investis par le pays et lui donner  d’énormes moyens d’exécuter et de réaliser les ambitieux programmes tracés, avant d’adresser un message optimiste à l’ensemble des la société qui profitera des avantages de l’application de cette loi.
 Le nouveau système fiscal, à travers la réduction de la pression, l’imposition unique,  facilitant les relations entre l’administration et le citoyen compris entre commerçants et artisans, constituent des procédures de relance et d’amélioration du rendement, l’exécution et l’application de la loi en matière d’impôts.
Les travaux de l’APN reprendront la semaine prochaine avec une séance jeudi consacrée aux questions/ réponses.

La répartition du budget de fonctionnement 2007
Le projet de loi de finances 2007, adopté hier par  l’Asemblée populaire nationale (APN), prévoit un budget de fonctionnement d’un  montant global de 1.574,9 milliards de DA (contre 1.283,4 milliards de DA dans  la loi de finances 2006).       
La répartition par département ministériel des crédits ouverts au titre  de ce budget est établie comme suit :  (En dinars algériens. Entre parenthèses  les crédits alloués par la loi de Finances 2006) 

Présidence de la République
4.103.189.000  (4.375.766.000)
Services du Chef du gouvernement
1.215.566.000  (1.872.229.000)
Défense nationale
245.795.158.000  (224.766.775.000)  
Intérieur et Collectivités locales
201.542.337.000   (173.130.484.000) 
Affaires étrangères
21.746.290.000   ( 20.413.738.000)  
Justice
21.366.312.000  (19.423.923.000) 
Finances
26.895.966.000  (26.211.667.000)  
Energie et mines
4.239.591.000  (3.364.963.000) 
Ressources en eau
9.687.560.000  (4.625.415.000)  
Participation et promotion des investissements
278.979.000    (269.295.000)       
Commerce 
5.129.862.000   (2.999.487.000)  
Affaires religieuses 
8.573.417.000   (8.112.033.000)  
Moudjahidine
107.786.593.000   (110.081.456.000)  
Aménagement du territoire
987.877.000     (749.551.000)  
Transports 
7.138.251.000  (4.423.943.000)  
Education nationale
235.888.168.000   (222.036.472.000)
Agriculture
21.342.869.000  (21.143.889.000) 
Travaux publics
2.980.992.000  (2.798.151.000)  
Santé
93.552.966.000 (70.315.276.000)  
Culture
5.269.191.000 (4.271.339.000)  
Communication
3.847.885.000   (3.553.324.000)  
PME et artisanat
1.060.352.000  (911.384.000)  
Enseignement supérieur
95.689.309.000   (85.319.925.000)  
Postes et TIC
1.303.923.000  (1.051.631.000)  
Jeunesse et Sport
12.716.202.000  (10.629.291.000)  
Formation et ens.professionnels
17.054.308.000    (16.985.289.000)  
Habitat et urbanisme
5.894.734.000   (4.915.473.000)  
Industrie
409.627.000 (394.262.000)  
Travail et sécurité sociale
21.676.112.000   (9.524.195.000)  
Emploi et solidarite nationale
64.081.826.000   (47.867.107.000)  
Relations avec le parlement 
109.947.000  (103.955.000)  
Pêche et ressources halieutiques
725.923.000  (701.061.000)  
Tourisme
1.213.859.000 (818.283.000) 
Sous-total : 1.251.305.141.000 (1.118.161.032.000)  
Charges communes
323.638.220.000   (165.285.945.000)  
Total Général : 
1.574.943.361.000   (1.283.446.977.000).

Les recettes prévisionnelles du budget de l’Etat
Le projet de loi de finances 2007, adopté hier, par  l’Assemblée poplulaire nationale (APN), prévoit des recettes de 1.802,6 milliards de DA (contre 1.667,92 milliards de DA dans la loi de finances 2006).
Les recettes fiscales (contributions directes et indirectes, produits des douanes...) s’élèvent à 676,116 milliards de DA alors que les recettes ordinaires (produits des domaines...) se chiffrent à 23 milliards de DA.
Quant à la fiscalité pétrolière, elle est évaluée à 973 milliards de  DA contre 916 milliards de DA dans la loi de finances 2006.
Les recettes de la fiscalité pétrolière engrangées au cours du premier semestre 2006 avaient atteint 1.420 milliards de DA, alors que les prévisions tablaient sur des rentrées de 916 milliards de DA pour tout l’exercice 2006.         
La hausse record de la plus-value fiscale réalisée en 2006 s’explique  notamment par la flambée des prix mondiaux du pétrole alors que le prix de référence pour le calcul de ces recettes avait été fixé, par prudence, à 19 dollars/baril soit bien en deçà des cours réels.
En 2005, les recettes fiscales pétrolières s’étaient établies à 2.267,83 milliards de DA contre des prévisions de 899 milliards de DA.


Par : EL MOUDJAHID   Le : Lundi 30 octobre 2006
 
Auditions du chef de l’état : le secteur des finances à la loupe
12,1 milliards de dollars de dette remboursés à fin octobre 2006

 

La modernisation du système de paiement constitue le plus grand chantier de la réforme bancaire.

Dans le cadre de la poursuite des auditions des membres du gouvernement, le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a consacré une séance au secteur des finances. Les actions engagées par le ministère des Finances, durant ces deux dernières années, ont consisté à moderniser l'administration des finances pour lui permettre d'assurer ses missions pérennes, notamment celle de gestion des finances publiques, devenue un des indicateurs fondamentaux dans l'évaluation de la gouvernance politique et économique des pays. Parallèlement, le programme de réforme financière, couvrant les secteurs bancaire et des assurances ainsi que le marché financier, s'est poursuivi et amplifié depuis 2004. Au titre des objectifs assignés à la réforme du secteur bancaire, un certain nombre de réalisations ont été enregistrées. Il s’agit, lit-on dans le communiqué, de l'amélioration de la gouvernance des banques publiques par la mise en place d'un ensemble d'outils comprenant les contrats de performance et l'amélioration de la qualité de l'intermédiation par la restructuration bancaire. Cette dernière, à travers la spécialisation de deux banques, la Cnep orientée vers l'habitat, le financement de la construction et l'acquisition du logement et la Badr vers l'agriculture, la pêche et les industries périphériques et  l'ouverture du capital du CPA dont le processus entamé en février 2006, se poursuit, conformément au calendrier établi. Parallèlement, des mesures d'allégement du bilan des banques publiques et d'amélioration de la rentabilité de leurs actifs, par l'assainissement de leur portefeuille constitué de créances sur les entreprises publiques économiques (EPE) financièrement déstructurées, ont été engagées. En outre, le renforcement du marché des crédits bancaires et la réduction du coût de l'intermédiation bancaire se sont concrétisés par des actions à plusieurs niveaux. Mais le plus grand chantier reste tout de même la mise en place d'une télécompensation des paiements de masse comprenant les virements de détail, les prélèvements, les chèques, les opérations de retrait et de paiement par cartes bancaires et les effets de commerce dématérialisés. Le système de télécompensation a démarré le 15 mai 2006 par le traitement  du chèque et avec la participation de toutes les institutions, intervenant avec  l'ensemble de leurs agences et bureaux sur le territoire national. La production du virement a débuté, quant à elle, le 31 août 2006.


Les améliorations attendues du nouveau système concernant, notamment la traçabilité des opérations, la réduction des délais de traitement, la génération automatique des écritures comptables, sont déjà visibles à fin novembre 2006. Tous les instruments de paiement seront entrés en production dans le nouveau système de télécompensation. Quant au volet relatif au marché financier, il a été enregistré une levée de fonds depuis 2004 de plus de 160 milliards de dinars à l'effet de financer les programmes d'investissement  de grandes entreprises publiques et privées, ainsi que la mise en circulation de plus de 1 024 milliards de dinars des valeurs d'État. Le dépositaire central des titres Algérie Clearing, qui assure la gestion et l'administration des titres dématérialisés selon les normes universelles, est entré en activité effective. Concernant le foncier, on évoque un projet de révision de la loi domaniale élaboré, lequel est en cours de finalisation par le gouvernement.   En ce qui concerne la dette extérieure, le processus de remboursement par anticipation touche à sa fin. Aussi à fin octobre 2006, l'Algérie aura remboursé 12,1 MDS USD (Club de Paris, Club de Londres, dette multilatérale) sur la base de 15 accords bilatéraux de remboursement anticipé total et 2 accords de remboursement anticipé partiel et a obtenu l'effacement de 4,73 MDS USD au titre de la dette envers la Russie. Le président de la République a insisté sur la nécessité d'une conduite maîtrisée du développement économique et social à moyen et long termes et de visions à moyen et long termes qui devront veiller, en particulier, à la soutenabilité des programmes et des politiques de développement à travers les politiques macro-économiques, et la gestion des ressources rares et aux articulations intersectorielles pour rendre cohérentes les politiques publiques et pour inscrire les actions sectorielles dans des  démarches globales harmonisées. C'est précisément dans cette optique que le Commissariat général à la planification et à la prospective (CGPP) a été créé.


Projet de loi de finances 2007
Une dizaine d’amendements retenus
Par : EL MOUDJAHID   Le : Lundi 30 octobre 2006

La commission finances et budget de l’Assemblée populaire nationale (APN) a rejeté, selon des sources concordantes, la plupart des amendements proposés par les députés au projet de loi de finances 2007. Le nombre de ces amendements est estimé à 90 dont 43 déposés par le Parti des travailleurs, 30 émanant du Mouvement de la société pour la paix (MSP), 5 du parti El-Islah et 4 du FLN.
Cette commission présidée par M. Boulahouadjeb a proposé, indiquent nos sources, 10 amendements au texte du gouvernement. Ces amendements portent essentiellement sur la forme du texte de loi soumis à l’APN.
Il s’agit, notamment de l’institution d’une taxe sur les produits pétroliers et dérivés importés au profit du budget de l’État, le rejet de l’augmentation de la taxe annuelle d’habitation pour les villes d’Alger, Annaba, Oran et Constantine et de la baisse de la taxe sur le bénéfice des sociétés (IBS) et de l’impôt sur le revenu global au profit des entreprises qui créent et sauvegardent des postes d’emploi durant 4 ans. La commission a proposé, également, une réduction des droits de douane de 30 à 15% sur les boîtes d’emballage destinées à l’industrie agroalimentaire et une baisse de la redevance des droits d’auteur et droits voisins applicables aux sociétés audiotex. La commission a suggéré, confient nos sources, de fixer cette redevance à 5 au lieu de 10% sur l’ensemble des revenus générés par les opérateurs de téléphonie mobile et fixe. Elle a introduit, aussi, une nouvelle disposition relative à la capacité des véhicules touristiques importés par les grands invalides de guerre qui ne doivent pas dépasser 2 000 cm3. La commission finances et budget a proposé, ajoutent nos sources, d’instituer l’autorisation d’importation des véhicules utilitaires de transport en commun et marchandises destinés à l’usage personnel. Elle a rejeté plusieurs amendements portant essentiellement sur l’interdiction d’importation des boissons alcoolisées, la levée de l’interdiction d’importation des véhicules de moins de trois ans, une hausse du SNMG à 25 000 DA, l’institution d’une prime de 2 000 DA au profit de la femme au foyer et des jeunes universitaires chômeurs.
Le projet de loi de finances 2007 et les amendements sont soumis, aujourd’hui, en plénière pour adoption.

Les principales dispositions
Le projet de loi de finances 2007 propose un taux d’impôt forfaitaire unique qui comprend l’Impôt sur le revenu global (IRG), la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et la taxe sur l’activité professionnelle (TAP). Ce projet a prévu, également, une réduction de la taxe sur l’essence avec plomb qui passe de 1 à 0,10 DA/litre, alors que la taxe sur le gasoil est fixée à 0,30 DA/litre. Le produit de ces taxes est affecté, indiquent les rédacteurs de ce projet, à 50% au Fonds national routier et autoroutier et 50% au Fonds national pour l’environnement et la dépollution. Ces rédacteurs ont précisé que “la modulation proposée de cette taxe n’a aucun effet sur les prix à la pompe”. Autrement dit, la réduction de ces taxes ne se répercutera pas sur les prix de l’essence avec plomb et du gasoil. Il est prévu une nouvelle taxe annuelle d’habitation pour tous les locaux à usage d’habitation de 360 DA et de 1 500 DA pour les locaux à usage professionnel situés dans les wilayas d’Alger, de Annaba, de Constantine et d’Oran. Il est proposé l’interdiction de l’importation des pièces détachées usagées de véhicules et engins. Le gouvernement a proposé, aussi, une réduction de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 17 à 7% pour les produits, biens et services qui utilisent le GPL (gaz de pétrole liquéfié) ou le GNC comme les camions-citernes spécifiques au transport du GPL, les compteurs pour pompes GPL et les bouteilles de stockage du gaz naturel. Le projet de loi de finances 2007 a prévu une redevance des droits d’auteur et droits voisins au titre de l’exploitation des œuvres par les sociétés de jeux audiotex. Cette redevance est fixée à 10% sur le montant des recettes recouvrées par les opérateurs de téléphonie fixe et mobile. Le gouvernement a proposé, par ailleurs, l’interdiction d’importation des pièces détachées usagées de véhicules.


 
Les travaux de l’APN
La loi de finances 2007 en examen
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 15 octobre 2006
 
  • 136 interventions enregistrées et l’organisation de deux séances par jour. 
  • 40 propositions d’amendement sont recensées dans le rapport de la commission.
  • De nombreux députés soulignent la générosité de certaines dispositions de la loi.

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a présenté le projet de loi de finances pour 2007, devant l’Assemblée Populaire Nationale (APN) lors d’une séance plénière dans la soirée d’hier, sous la présidence de M Amar Saâdani, président.
Dans son exposé des motifs du texte pour lequel plus de 136 interventions sont inscrites, M. Medelci indiquera que ce projet de loi intervenant, au plan budgétaire, après une année 2006 exceptionnelle en termes d’inscription de projets à la nomenclature des investissements publics  et en termes de crédits de paiements alloués, prévoit des recettes de 1.802,6 milliards  de dinars (+7,1% par rapport à la LFC 2006) et des dépenses de 3.623,8  milliards de dinars (+1,9%) se répartissant en 1.574,9 milliards de dinars pour le fonctionnement et en 2.048,8 milliards de dinars pour l’équipement.
Cette évolution des recettes et des dépenses se traduira par un déficit budgétaire de 1.821,1 milliards de dinars, selon le ministre qui a, toutefois, fait remarquer que le fonds de régulation des recettes (FRR) constitue une nouvelle source de financement mais conditionnelle (la condition étant de maintenir en permanence une disponibilité de 740 milliards de dinars).
Enumérant les principales composantes du budget d’équipement, le ministre a indiqué qu’en termes d’autorisation de programme, il est prévu une 2e tranche de programme spécial de développement respectivement des régions du Sud pour un montant de 101,5 milliards de dinars, et des Hauts Plateaux pour 198,7 milliards de dinars, la poursuite des engagements de l’Etat au titre du programme complémentaire de soutien à la croissance de 626,8 milliards de dinars et la première tranche du programme spécial de la wilaya d’Alger pour 45,1 milliards de dinars.
Abordant les mesures législatives prévues par ce projet de loi de finances, le ministre a indiqué qu’elles portent sur l’encouragement de la création d’emplois,  de soutien à la réalisation de projets, de la facilitation de la relation entre le contribuable et le fisc, de l’institution d’un impôt forfaitaire unique pour les petits contribuables, de l’harmonisation du tarif douanier et de la réduction de la pression fiscale pour certaines activités.
Le cadrage macro-économique de ce projet de loi n’a pas fondamentalement changé comparativement à ceux des lois de finances 2005 et 2006 en raison de la solide stabilité macroéconomique et financière du pays observée depuis plusieurs années.
Pour l’année 2007, troisième année de mise en oeuvre du PCSC, il est prévu un PIB de 6.233 milliards de dinars, une croissance économique  globale de 5,2 % et 6,1% hors hydrocarbures, une inflation de 3,5 %, un baril de pétrole à 19 dollars, une progression de la valeur des exportations de marchandises de 2,1 %, un taux de change à 74 DA pour un dollar et un accroissement de 8% des importations de marchandises.          De son côté, le rapport de la Commission des finances et du budget propose quelques modifications à des dispositions prévues par le texte en débat depuis hier à raison de deux séances par jour.
Ainsi, la Commission propose notamment l’abrogation de la disposition qui prévoit le relèvement de la taxe annuelle d’habitation pour les locaux à  usage d’habitation ou professionnel situés dans les wilayas d’Alger, d’Annaba, de Constantine et d’Oran. Elle demande, par conséquent, le maintien des tarifs actuels, soit 300 DA pour l’habitation (au lieu de 360 DA prévus par le projet de loi de finances 2007) et 1.200 DA pour les locaux professionnels (au lieu de 1.500 DA).
La commission suggère également la modification de la répartition des revenus provenant de la taxe forfaitaire unique. Elle propose, ainsi, l’affectation des revenus de cette taxe à hauteur de 50% pour le budget de l’Etat (au lieu de 60%), de 40% pour les communes (au lieu de 25%), de 5% pour les wilayas (au lieu de 10%) et de 5% pour le fonds commun des collectivités locales.
Les débats sur le projet de loi se sont concentrés sur les problèmes des régions alors que des députés ont abordé le sujet de l’élaboration du texte  sur la base d’un baril de pétrole à 19 dollars estimant que les prix internationaux dépassent très largement cette estimation.

Le pourquoi du prix de référence à 19 dollars

En réitérant cette remarque, les députés ne semblent toujours pas convaincus du motif de la prudence budgétaire prônée par les concepteurs de ce projet pour justifier ce prix de référence tandis que d’autres demandent au ministère des Finances de présenter devant le Parlement un bilan chiffré des placements des réserves de change opérés par la Banque d’Algérie sur les marchés internationaux.
Sachant que le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a en mai dernier répondu à cette question, expliquant le mode de gestion des réserves de change  de l’Algérie, que leur exploitation dans les marchés financiers internationaux par la Banque d’Algérie se fait conformément aux critères de gestion des réserves de change tels qu’adoptés par le conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) en septembre 2001 et qui sont appliqués par toutes les banques centrales à travers le monde.
Sans donner de chiffres, M. Medelci s’était borné à affirmer que les investissements financiers opérés par la Banque d’Algérie dans les marchés financiers internationaux visaient à assurer une bonne rentabilité à moyen  terme tout en prenant en considération les deux critères de «liquidité»  et du «risque». Les débats se sont poursuivis hier en soirée où l’on a enregistré plus de 60 intervenants ayant pris la parole.
Houria Akram/ synthèse APS



 
Algérie-Italie
Le ministre italien du Développement économique reçu par Medelci...

La coopération économique au centre des entretiens
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 10 octobre 2006
 
  • La cadence des relations de partenariat sera accélérée à la veille de la visite de Romano Prodi à Alger en novembre prchain.

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, et le  ministre italien du Développement économique, M. Pier Luigi Bersani, ont tenu  lundi soir à Alger une réunion de travail dans laquelle les deux parties ont  défini les filières d’investissements prioritaires qui devront être réalisées  dans le cadre du partenariat.         
Dans son intervention devant le ministre italien, M. Medelci a souligné  d’emblée que l’Algérie ’’souhaite non seulement maintenir de bonne relations  avec l’Italie mais aussi les développer et les diversifier en identifiant  de nouvelles pistes de coopération économique et des opportunités  d’affaires plus grandes.’’         
’’Ce n’est pas la volonté politique qui manque mais c’est l’organisation  des relations entre les deux pays et leur projection dans le futur qui doivent  être mieux perçues et mieux comprises’’, a-t-il plaidé.         
En faisant référence à la visite prévue en novembre prochain à Alger  du chef du gouvernement italien, M. Romano Prodi, M. Medelci a fait  part de la nécessité d’accélérer la cadence des relations de coopération et  de partenariat entre les deux pays.         
Lors de cette rencontre à laquelle a assisté également M. Karim  Djoudi, ministre délégué à la Réforme financière, M. Medelci a présenté également  au ministre italien la situation économique et financière de l’Algérie qui se  caractérise par une croissance soutenue, des réserves de change qui atteignent  des niveaux remarquables, une politique active de désendettement et la réalisation  en cours de vastes programmes d’investissements publics dont le coût dépasse  les 100 milliards de dollars.         
Intervenant à son tour, M. Bersani s’est dit ’’impressionné’’ par les  réalisations faites par l’Algérie dans les domaines, notamment économique et  financier. Il a considéré, en outre, qu’il était fondamental de ’’donner plus  de consistance, et davantage de pragmatisme et de stabilité dans les relations  entre les deux pays.’’
 Le renforcement des relations énergétiques entre  l’Algérie et l’Italie, notamment l’état d’avancement du projet du second gazoduc sous-marin (Galsi) entre les deux pays, a été égalementhier à Alger au centre d’entretiens  entre le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil et le ministre  italien du Développement économique, M. Pier Luigi Bersani.         
"Nous avons discuté des relations algéro-italiennes dans le domaine  de l’énergie, en particulier l’augmentation de la capacité du premier gazoduc  (Enrico Matei) et surtout de la réalisation le plus rapidement possible du projet  Galsi" devant relier l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne, a indiqué M. Khelil  à la presse à l’issue des entretiens.          
D’autres questions relatives au projet d’interconnexion électrique  mais aussi au dialogue entre producteurs et consommateurs de gaz dans le cadre  des discussions euro-méditerranéennes ont été également abordées, a ajouté le  ministre qui a qualifié les relations entre les deux pays d’"excellentes".         
Pour sa part, le ministre italien a précisé que cette rencontre devrait donner "une importante impulsion et accélérer"  la réalisation  du projet  du Galsi qui "a déjà dépassé sa première phase", a-t-il précisé.         
"Je pense que nous pouvons accélérer la réalisation de ce projet à  travers un accord intergouvernemental qui doit résoudre les problèmes relatifs  aux autorisations, à la fiscalité et à la réglementation ainsi que la définition  de l’infrastructure qui concerne les eaux territoriales italiennes", a précisé  le ministre italien.         
"Je pense qu’à partir de cette rencontre, le projet va connaître une  impulsion importante", a-t-il dit.           Long de 940 km, dont 640 en territoire algérien, le Galsi (du nom du  consortium de société chargé de le réaliser) a une capacité de transport de  8 milliards de m3/an.

Rencontre avec Belkhadem
Le chef du Gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem,  a reçu lundi dernier le ministre italien du  Développement économique, M. Pier Luigi  Bersani, en visite de travail en Algérie, indique un communiqué des services du chef du Gouvernement.         
A assisté à cette audience, le ministre des Finances, M. Mourad Medelci.
Notons que M. Bersani a également été reçu hier par M. Benbada, ministre de la PME et de l’Artisanat.
Lors de l’entretien, les deux hommes se sont félicités de la qualité  des relations politiques et économiques algéro-italiennes et ont "convenu de  développer la coopération dans le domaine de la PME et de l’artisanat, notamment  à travers une coopération institutionnelle, la formation, la mise en relation  d’affaires des entreprises des deux pays et l’échange d’expériences".        
Ils ont marqué par ailleurs leur accord pour la conclusion d’un  "mémorandum d’entente" visant à identifier de nouveaux créneaux susceptibles  de donner un nouveau souffle à la coopération algéro-italienne dans le domaine  de la PME et de l’artisanat.



 
Les grandes lignes du projet de la loi de finances 2007
Soutien à la croissance durable
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 27 septembre 2006

La loi de finances 2007 qui est déjà sur le bureau de l´Assemblée Populaire Nationale et qui sera débattue en plénière dans les prochains jours, se caractérise par l´effort de l´Etat en vue de réduire la pression fiscale au profit des entreprises afin de favoriser la création d’emploi. Elle se caractérise aussi à travers la nomenclature de la future loi par la plus grande importance donnée au budget d´équipement qui dépasse pour la seconde année consécutive celui du fonctionnement, une première dans l´histoire de l´Algérie. Ses dispositions globales obéissent en fait au même objectif : soutenir le plan quinquennal lancé par le Président Abdelaziz Bouteflika. Il se faut rappeler que pas moins de 50 milliards de dollars ont été mobilisés pour impulser harmonieusement l´ensemble des secteurs d´activité économiques.
Au plan économique, l´Algérie a enregistré depuis quelques années et de façon consécutive un taux de croissance stable qui rode autour des 6%. Ce n´est pas rien, si l´on se rappelle que ce taux avait été négatif jusqu´au début de l´année, début 2000. Plus que ce chiffre ou celui de la baisse du niveau de la dette extérieure à son plus bas niveau  — elle ne sera que de 5 milliards de dollars à la fin de l´année — le paysage économique se distingue par des projets très ambitieux qui devraient fouetter le taux de croissance et élever à terme le niveau de la richesse nationale, indépendamment des recettes pétrolières. Car l´objectif de base du programme du Président est d´assurer une alternative aux hydrocarbures par la promotion des richesses renouvelables, dans le secteur de la petite et moyenne entreprise, le tourisme, les services, les technologies nouvelles et bien sûr, la consolidation du secteur moteur qui est l´agriculture.
Au plan social, c´est le souci majeur de l´ETA, il s´agit à travers la future loi de soutenir la tendance à la baisse du chômage et le bien-être sociale des familles algériennes. Logiquement au terme du plan quinquennal en cours, le taux de chômage devrait tomber sous la barre des 12%, un taux qui est celui des pays de l´Union européenne. Mais le bien-être social c´est aussi, et surtout, le logement.
Un million de logements sera réalisé d´ici à la fin du plan de soutien à la croissance. Les autorités du pays parlent de logement social à des prix moins élevés, ce qui est pour rassurer les familles et les jeunes qui ne désespèrent pas d´avoir un toit.  Au plan commercial, l´Etat est déterminé par la nouvelle loi à réorganiser un marché où l´informel et l´illicite ont pris des proportions alarmantes pour le consommateur. L´objectif ici est d´encourager le commerce qui inscrit son action dans un cadre légal et de prendre des mesures sévères contre le marché illicite, la contrebande et autres pratiques qui échappent au fisc.
Comme par le passé, l´Etat table sur des revenus pétroliers à 19 dollars le baril, ce qui est bien loin du prix actuel de l´or noir qui se situe à environ 60 dollars. La différence ira grossir les réserves de changes de l´Etat qui seront à près de 70 milliards de dollars à la fin de l´année.
Cette précaution vaut par le souci de ne pas lier le sort de l économie à cette unique source de revenus, quand bien même elle représenterait l´essentiel de la richesse du pays. Comme l´a si souvent rappelé le Président il faut que l´argent du pétrole serve à encourager et à protéger l´investissement productif, seul créateur de richesse renouvelable et d´emploi. Plus important encore, il y a le souci constant depuis les années 2000 de pas hypothéquer l´argent des générations futures. Voilà l´idée générale qui a prévalu dans l’élaboration de la loi de finances 2007. 

 
Conseils des gouverneurs du FMI et de la BM
L’Algérie choisie pour la présidence
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 20 septembre 2006
 
  • Ce choix intervient après les résultats notables obtenus par l’Algérie dans la gestion de son économie au cours de ces dernières années.

Dans le cadre de sa participation aux assemblées annuelles du Fonds Monétaire International (FMI), et de la Banque mondiale (BM), tenues cette année à Singapour, Mourad Medelci, ministres des Finances, a assisté à la clôture des travaux qui ont eu lieu hier.
A cette occasion, l’Algérie, qui a obtenu des résultats notables au titre de la gestion de son économie au cours de ces dernières années, a été choisie pour assurer la présidence des conseils des gouverneurs du FMI et de la Banque Mondiale, et présider les assemblées annuelles qui auront lieu en automne 2007 à Washington DC.
A cette occasion,  Mourad Medelci a été invité à prononcer une allocution. Il  a saisi cette opportunité pour rappeler la pertinence des sujets traités cette année et qui concernant la croissance et la stabilité financière, l’importance de la bonne gouvernance pour le développement, le renforcement de la coopération pour le développement, le renforcement de la coopération avec les pays à revenu intermédiaire ainsi que les aspects concernant le renforcement de la voix des pays et leur participation dans les institutions financières internationales.
Les résultats appréciables accomplis dans bon nombre de pays, a-t-il souligné, ne devraient pas faire oublier que des inégalités subsistent et des déséquilibres affectent encore les échanges internationaux.
Une appréciation juste des risques en découlant constituera certainement un facteur favorable pour lutter contre la pauvreté avec détermination et promouvoir le développement en appliquant des politiques économiques et sociales adaptées qui renforcent la croissance, tout en préservant la stabilité macroéconomique.
Le ministre a conclu son intervention, déclarant que c’est un grand honneur pour l’Algérie d’accepter la présidence des conseils du Fonds et de la Banque mondiale pour l’année 2007, en remerciant les pays membres pour leur confiance.
Le séjour du ministre des Finances à Singapour a été mis à profit pour rencontrer Goh Chok Tong, senior ministre de Singapour, qui s’est rendu en Algérie au mois d’avril dernier. Les discussions ont porté sur le développement de la coopération entre les deux pays, notamment dans le secteur financier.
Notons que l’ambassadeur d’Algérie auprès de l’Indonésie, et de Singapour,  Hamza Yahia-Chérif, a participé aux activités du ministre.


 
Assemblée annuelle FMI-BM
Activités multiples de Medelci à Singapour
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 19 septembre 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci,  mène un riche programme d’activités pendant et en marge de l’assemblée annuelle  du groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se tient à Singapour.
Le ministre a assisté, en premier lieu, au travaux du Comité de développement  au cours desquels ont été abordées des questions liées à l’énergie propre et  le développement ainsi que celles relatives au travail engagé par le groupe  de la Banque Mondiale en matière de gouvernance et de lutte contre la corruption.
M. Medelci a eu également des entretiens avec Mme Grissani, la nouvelle  vice présidente chargée de la région MENA et M. Bourguignon, économiste en Chef  et vice-président à la Banque mondiale avec lesquels il a abordé les perspectives  de coopération d’assistance technique selon les évolutions économiques de l’Algérie.          
En marge des ces assises, le ministre a eu, au plan bilatéral, des  entretiens avec ses homologues du Nicaragua et de l’Iran. Avec le ministre iranien,  il a abordé les voies et moyens visant le développement de la relation concertée  des deux pays avec la BM dans le cadre de leur représentation au sein de cette  institution.        
 Par ailleurs, M. Medelci a présidé la réunion qui a regroupé les Gouverneurs  arabes avec M. Paul Wolfowitz, Président de la Banque Mondiale, rencontre qui  a eu pour objet de sensibiliser cette institution sur les questions liées au  développement de la région arabe.         
Le ministre des Finances a également participé à la réunion des ministres  maghrébins chargés des finances et le Directeur Général du FMI, M. De Rato  sur la facilitation du commerce entre les pays maghrébins.         
Cette réunion a permis de définir une démarche commune pour la conduite  de ce processus. La prochaine réunion qui traitera des systèmes de paiement  se tiendra le 21 décembre 2006 au Maroc.
 Enfin, le ministre a prononcé au nom des gouverneurs arabes, au cours  de la session plénière des assemblées annuelles 2006, un discours axé sur la  situation et l’évolution de croissance économique dans le monde arabe, le renforcement  de l’appui du FMI et de la BM aux pays de la région, le développement du secteur  privé, la diversification de leurs économies ainsi que la stratégie d’intervention  du FMI et de la BM dans les pays à revenu intermédiaire.
L’accent a été également mis sur l’appui a l’Autorité Palestinienne,  l’aide au Soudan et la reconstruction du Liban et de l’Irak.

AG du FMI et de la BM
Medelci à Singapour
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 13 septembre 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, se rendra  aujourd’hui à Singapour pour prendre part aux travaux des assemblées générales du  Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) qui se tiendront  du 15 au 20 septembre dans cette ville asiatique, a indiqué le ministère des  Finances dans un communiqué.         
Ces assemblées générales permettent à ces deux institutions financières  internationales de procéder annuellement à une évaluation des actions entreprises,  visant le développement des pays membres.         
Lors de cette rencontre des institutions de Bretton Woods, M. Medelci,  qui conduira la délégation algérienne en tant que gouverneur de l’Algérie auprès  de la Banque mondiale, participera aux travaux des réunions respectivement du  Groupe intergouvernemental des 24 pour les questions monétaires internationales  et le développement (G24), du Comité de développement et du Comité financier  et monétaire, ajoute la même source.          En outre, M. Medelci présidera la réunion des gouverneurs arabes qui  aura pour objet de discuter les préoccupations des pays arabes et prononcera  au nom des gouverneurs arabes un discours au cours de ces assemblées annuelles.         
La 30ème session ordinaire du Conseil des gouverneurs des banques centrales  et d’institutions financières arabes, tenue la semaine dernière à Alger, avait  mandaté l’Algérie pour présenter le ’’discours arabe unifié’’ devant la prochaine  AG du FMI et de la BM.           Ce discours exprime la position des pays arabes vis-à-vis des questions  économiques, régionales et mondiales dans le sillage des bouleversements économiques,  financiers et monétaires à l’échelle mondiale et leur impact sur les économies  arabes.          Par ailleurs, en marge des assises du FMI et de la BM et dans le cadre  des relations de coopération avec ces deux institutions, le ministre des Finances  participera à une rencontre prévue entre le président de la Banque mondiale,  M. Paul Wolfowitz, et les ministres des Finances arabes, avec la vice-présidente  des opérations à la BM, Mme Gressani, et le vice-président et économiste en  chef à la BM, M. François Bourguignon. 

Il rencontrera également certains de ses homologues et des présidents  de banques étrangères.


Un dynamisme économique réel
Par : EL MOUDJAHID  Le : lundi 11 septembre 2006

Le ministre des Finances, Mourad Medelci est intervenu dimanche devant les directeurs généraux des organes de presse au siège de son département faisant le point sur l’état des finances publiques placées aujourd’hui dans un contexte de réforme.
Le grand argentier du pays a passé en revue toutes les grandes questions qui font aujourd’hui l’actualité économique et financière dans le pays.
Première et importante déclaration, la capacité financière dégagée aujourd’hui qui permet la bonne application de la politique économique nationale à travers notamment l’exécution des programmes de développement.
La bonne santé financière née d’une conjoncture économique favorable avec un prix du baril qui a atteint ses plus hauts niveaux a permis de dégager des enveloppes budgétaires d’une exceptionnelle importance pour financer les programmes de développement que le ministre a évalués à 120 milliards de dollars environ qui se décomposent en faveur du programme de consolidation de la croissance et des programmes régionaux de Sud et des Hauts Plateaux.
Pour encadrer ce financement  le grand argentier du pays a rappelé quelques conditions minimales à remplir soit un montant minimal de 30 milliards de dollars en réserves de change, de 10 milliards pour le Fonds de régulation des recettes et un baril de 50 à 55 dollars. Ces conditions minimales pour un financement de ses programmes, par le gouvernement sont aujourd’hui à la hausse, embellie financière oblige.  Ainsi le Fonds de régulation est à hauteur de 30 milliards de dollars et le prix du baril est de plus de 67 dollars. Aujourd’hui, la stratégie adoptée pour éviter les erreurs du passé est de sécuriser l’appareil productif en s’assurant des ressources permanentes qui permettent de faire face aux aléas de la conjoncture.  C’est le résultat d’une politique  prudente dont les bienfaits budgétaires sont relevés par les institutions financières internationales au gré des évaluations périodiques de leurs experts, c’est sur cette ligne de crête qu’a décidé d’agir le gouvernement et le temps lui donne raison. Elle est en tout cas le meilleur moyen de lecture de notre actualité économique et financière et une source déterminante pour une gestion rationnelle des deniers publics.
Le projet de loi de finances pour 2007, récemment discuté en commission des finances de l’APN va dans le sens d’un resserrement des critères de gestion.
Récemment souligné par le grand argentier du pays, le taux d’inflation est maintenu à hauteur de 3%, l’excédent commercial est de 16,7%, le dinar vaut par sa stabilité par rapport aux autres monnaies, le prix du baril se maintient à des niveaux historiques. Les réserves de change viennent d’être évaluées à 68 milliards de dollars.
Le pays a entrepris une stratégie de remboursement de la dette extérieure qui place l’Algérie dans les meilleures conditions selon les experts sur les marchés financiers internationaux. En tout cas, elle contribue à renforcer sa crédibilité. Selon le ministre des Finances, l’Algérie a remboursé par anticipation une dette externe de plus de 12 milliards de dollars lui permettant selon les chiffres avancés, une économie de l’ordre de 2 milliards de dollars au titre des intérêts.
Le paiement par anticipation qui s’élève à 12 milliards de dollars se décompose en dette détenue par le club de Paris (7,9 milliards de dollars) et celui de Londres (près de 800 millions de dollars, ainsi que des crédits multilatéraux pour un montant de près de 4 milliards de dollars, contractés auprès des institutions financières internationales, Banque mondiale et Banque africaine de développement notamment. Il faut ajouter à ce remboursement par anticipation, l’annulation de la dette algérienne par la Russie estimée à 4,737 milliards de dollars. Ainsi l’Algérie aura réglé selon le grand argentier du pays, un montant de dette externe qu’il a évalué à 16 milliards de dollars dans la période comprise entre 2004 et 2006.
Ce sont là autant de signaux qui attestent d’une bonne santé financière dont on espère la voir relayée par un réel dynamisme économique d’autant que là aussi il y a des signes avant-coureurs notés à travers une améliorations du climat des affaires comme vient de le souligner les experts de la Banque mondiale dans leur récent rapport de conjoncture.

 
M. Medelci fait le point sur la situation financière nationale
Le plus gros dossier en cours de préparation : la modernisation du système du budget de l’Etat
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 10 septembre 2006
 
  • Le  risque que comporte toute convertibilité totale de la monnaie nationale en devises  dont la principale conséquence est indubitablement une ’’fuite importante’’ de capitaux qui pourrait servir le blanchiment d’argent.
  • L’Algérie a remboursé par anticipation  une dette externe de plus de 12 milliards de dollars et a économisé, en conséquence, un montant de l’ordre de 2 milliards de dollars au titre des intérêts.

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a rencontré  hier, au siège de son département ministériel, les directeurs généraux des  organes de presse dans une conférence au cours de laquelle ont été évoqués la situation économique et financière actuelle ainsi que les problèmes que rencontre  la presse dont celui de l’accès à l’information financière.
Abordant les réformes financières dont plusieurs volets ont été déjà engagées dans les domaines notamment fiscal, bancaire et des assurances, M. Medelci a indiqué que le plus gros dossier en cours de préparation est celui de la modernisation du système du budget de l’Etat qui vise essentiellement  l’amélioration de la gestion des finances publiques.
Selon le ministre, le budget annuel de l’Etat sera présenté selon sa  nouvelle conception à partir de la loi de Finances 2009. A la différence de ce qui se pratique depuis plus d’une quarantaine d’années, le budget  de l’Etat ne sera plus élaboré dans la loi de Finances sous forme de budgets de fonctionnement et d’équipement mais sera conçu à travers la définition de  l’allocation des crédits pour chaque projet précis relevant de chaque ministère  tout en définissant les objectifs.
D’ailleurs, a-t-il ajouté, le budget de la loi de Finances 2007 sera  élaboré simultanément sous la forme en vigueur et sous la nouvelle formule mais  ’’à blanc’’.
Pour le ministre, ’’la gestion des affaires publiques ne doit pas s’améliorer  uniquement à coups de textes mais aussi par la révision de tout le système afin  d’assurer la transparence et l’efficience dans la gestion des finances de l’Etat.’’
Dans son intervention, M. Medelci a également évoqué l’abrogation récente  du décret de Novembre 2005, qui devait entrer en vigueur le 1er septembre 2006  et qui stipulait que tout paiement qui excède la somme de 50.000 DA doit être  effectué par chèque, virement, carte de paiement, prélèvement, lettre de change,  billet à ordre et tout autre moyen de paiement scriptural.          Expliquant les motifs de l’abrogation de ce texte, le ministre a indiqué  que la date de septembre 2006 avait été retenue initialement car il avait été  prévu que tout le dispositif du nouveau système électronique de paiement allait  être fin prêt avant cette échéance. ’’Ce qui n’est pas le cas’’, a-t-il fait  constater.
Cependant, a-t-il ajouté, ’’on ne perd pas de vue’’ la mise en place du dispositif stipulant l’usage du chèque pour tout paiement excédant la somme  de 50.000 DA. D’ailleurs, a-t-il tenu à préciser, le décret de novembre 2005 qui établit cette mesure vient en application d’une loi datant de 2004 et relative  à la lutte contre le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme.
Devant les patrons de la presse nationale, le ministre a également abordé la question de la convertibilité du dinar. A ce sujet, il a rappelé le  risque que comporte toute convertibilité totale de la monnaie nationale en devises  dont la principale conséquence est indubitablement une ’’fuite importante’’ de capitaux qui pourrait servir le blanchiment d’argent.
Au cours du débat qui s’est engagé avec M. Medelci, les DG des organes  de presse ont soulevé plusieurs questions ayant trait essentiellement à l’accès  à l’information financière, à la vente des quotidiens nationaux à l’étranger  et à l’aide de l’Etat au secteur de la presse.
Pour M. Medelci, l’amélioration de la relation entre les sources d’informations  financières et la presse sous l’angle de l’accessibilité à un maximum d’informations  avec plus de précisions est un ’’vrai challenge.’’
Dans ce sens, il a avoué que le ministère qu’il dirige doit encourager  ses cadres à communiquer davantage avec la presse.
Il a toutefois fait remarquer que le caractère spécifique de l’information économique exige une formation spécialisée des journalistes pour assurer une meilleure qualité de l’information.         
Sur ce point, il a suggéré que l’Institut supérieur de gestion et de planification (ISGP), qui est passé récemment sous la tutelle du ministère  des Finances, mette en place un programme de formation adressé spécialement aux journalistes versés dans les questions économiques.         
Interrogé sur la rétention de l’information par les banques impliquées dans les scandales financiers, le ministre a rétorqué que le responsable d’un  établissement bancaire ’’ne brûle sûrement pas d’envie’’ de s’adresser à la  presse.
En outre, a-t-il ajouté, une fois que le dossier est introduit en justice,  ’’ce n’est pas au banquier de divulguer le contenu de l’affaire en cours d’instruction.’’
Quant aux problèmes d’exportations et de rapatriement des devises provenant des ventes des journaux algériens à l’étranger, le ministre a fait remarquer aux DG des organes de presse concernés par cette question qu’ils sont soumis aux mêmes conditions que celles des autres entreprises exportatrices des autres  secteurs.
Dans son intervention, le ministre a également fait le point sur la  dette extérieure. Il a ainsi indiqué que l’Algérie a remboursé par anticipation  une dette externe de plus de 12 milliards de dollars et a économisé, en conséquence, un montant de l’ordre de 2 milliards de dollars au titre des intérêts.
Pour ce qui concerne la dette contractée auprès du Club de Londres évaluée  à près de 800 millions de dollars, le ministre a annoncé que non seulement l’accord de remboursement par anticipation a été signé à la fin de la semaine dernière  à Londres mais que les créanciers ont été déjà payés par l’Algérie.


 
Paiement anticipé de la dette
Signature d’un accord bilatéral avec l’Allemagne
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 27 août 2006
 

L’Algérie et l’Allemagne ont signé hier à Alger un accord bilatéral de remboursement par anticipation d’une partie de la dette algérienne rééchelonnée vis-à-vis de ce pays, dans le cadre du Club de Paris, soit un montant de 387 millions de dollars. L’accord a été signée par le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, et la chargée d’affaires à l’ambassade de la République d’Allemagne à Alger, Mme Elisabeth Wolbers.
La dette globale de l’Algérie vis-à-vis de l’Allemagne s’élève à 759 millions de dollars. Pour les dettes commerciales restantes, soit 372 millions de dollars, les deux parties se sont engagées à poursuivre les négociations au cours des prochaines semaines, conformément aux clauses de l’accord de Paris.
M. Medelci a, à cette occasion, exprimé la satisfaction du gouvernement algérien  quant à la signature de cet accord qui permet, a-t-il dit, de «poser un nouveau jalon dans la coopération avec l’Allemagne». «Cet accord, va ouvrir des perspectives nouvelles dans le domaine de la coopération financière qui va  se renforcer davantage entre le système finaicer algérien et les banques allemandes», a ajouté le ministre. En outre, l’Algérie va finaliser avec l’Allemagne, avant 2006, «l’accord de non double imposition qui permettra de booster les échanges économiques bilatéraux«, a indiqué” M. Medelci dans une déclaration à la presse. Selon Mme Wolbers, «l’accord signé aujourd’hui à Alger s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales excellentes sur le plan économique qui connaissent une évolution très positive». La diplomate allemande a illustré cette évolution économique positive entre les deux pays par «les activités de la Chambre de commerce algéro-allemande inaugurée en 2005 et qui enregistre déjà un niveau d’échanges très encouragent». Pour cette responsable, "l’accord de non double imposition  sur lequel les deux pays travaillent actuellement démontre que l’Algérie jouit  d’une bonne santé économique assise sur une base saine et l’Allemagne, pour  sa part, est avide de développer ses relations avec l’Algérie".          
Avec ce remboursement avant terme, le montant global des accords bilatéraux  signés a dépassé les 7 milliards de dollars (en comptabilisant toute la dette  due aux USA) sur une somme totale de 7,9 milliards de dollars.Outre l’Allemagne, sont ainsi remboursés par anticipation  l’Italie  (1,7 milliard de dollars), le Japon (445 millions de dollars), la Suisse   (66 millions), la France (1,6 milliard de dollars), le Portugal (20 millions  de dollars), les Pays-Bas (45 millions), la Belgique (225 millions), le Danemark  (54,3 millions), l’Autriche (369 millions), les Etats-Unis (1,2 milliard de  dollars), l’Espagne (690 millions de dollars), le Canada (255 millions), la  Suède (92 millions), la Norvège (15,6 millions), la Finlande (11,8 millions)  et la Grande-Bretagne (202 millions de dollars).


 
Sociétés de capital investissement
Cinq ans d’exonération sur l’IBS
Par : El Moudjahid   Le : mercredi 26 juillet 2006

La nouvelle loi sur le fonctionnement des sociétés de capital investissement a été publiée dans le Journal Officiel n°42.  Le texte n° 06-11 daté du 24 juin 2006 portant abrogation de l’ordonnance n° 03-02 du 19 juillet 2003 relative aux zones franches, définit les conditions d’exercice de l’activité de capital investissement par les sociétés concernées  censées activer pour leur propre compte ou pour des tiers, ainsi que, les modalités de leur création et  fonctionnement. Ainsi, l’activité en question est soumise à une autorisation préalable délivrée par le ministre chargé des Finances après avis de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (COSOB). La société de capital investissement, souligne la loi, a pour objet, la participation dans la capital social et dans toute opération consistant en des apports en fonds propres et en quasi-fonds propres dans les entreprises en création ou en développement, en transmission ou en privatisation. La société de capital investissement selon la nouvelle loi, ne peut en aucun cas, employer plus de 15% de son capital et de ses réserves en participation en fonds propres dans une même entreprise. Aussi, ne peut-elle détenir des actions excédant un taux de 49% du capital d’une même entreprise ou encore accéder à des emprunts au-delà de la limite de 10% de ses fonds propres nets (articles 17, 18, 20 de la loi). Le chapitre "contrôle" indique, par ailleurs que,  la société de capital investissement est soumise au contrôle de la COSOB appelée à vérifier la conformité de l’activité de la société aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. En matière de fiscalité, l’article 27 de la loi 06-11 précise que, les sociétés de capital investissement ne sont pas soumises à l’impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) pour les revenus résultant des dividendes, des produits de placement et des produits et plus values de cession des actions et parts sociales. Par contre, elles sont astreintes au taux réduit de 5% au titre de l’IBS. Il est important de souligner que ces sociétés, bénéficient, au titre du capital risque, de l’avantage d’exonération de l’IBS pour une durée de 5 ans à compter de son entrée en activité. Selon l’article 8 de la loi, le capital social minimum est fixé par voie réglementaire à savoir 50% à la date de la constitution de la société et 50% suivant les dispositions prévues par le code de commerce. Ce dernier est détenu par des investisseurs publics ou privés, personnes morales ou physiques, selon des modalités fixées par voie réglementaire.

Elles ont été présentées hier par Mourad Medelci
Les nouvelles mesures de la loi de finances

Par : El Watan   Le : lundi 17 juillet 2006

Signée par le président de la République samedi dernier, sans passer par les deux Chambres du Parlement, la loi de finances complémentaire 2006 (LFC 2006) n’est plus au stade de projet, a indiqué hier le ministre des Finances, Mourad Medelci, lors d’une conférence de presse tenue au siège du ministère à Alger.

La LFC 2006 est basée sur un prix de référence de 19 dollars le baril de pétrole. Le grand argentier du pays a justifié l’élaboration de cette loi complémentaire par l’importance des projets présentés par le gouvernement, notamment l’exécution des programmes complémentaires pour le développement du Sud et des Hauts-Plateaux, ainsi que la prise en charge des incidences budgétaires induites par la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. L’amélioration des besoins sociaux par l’augmentation des salaires et le relèvement des retraites sont autant de raisons supplémentaires concourant à l’élaboration de cette loi, a déclaré M. Medelci. Intervenant dans une conjoncture économique des plus favorables marquée par la hausse constante des prix du pétrole, cette loi de finances complémentaire (LFC) prévoit un montant global des budgets de 3544 milliards de dinars contre 2631 Mds DA lors de la précédente loi de finances, selon les chiffres avancés par M. Medelci. Le budget de fonctionnement est passé à 1439 Mds DA, soit une hausse de 15% par rapport à la loi de finances initiale. Le budget d’équipement est passé, quant à lui, de 2376 Mds DA dans la loi initiale à 4311 Mds DA, alors que les crédits de paiements sont passés de 1347 Mds DA à 2115 Mds DA. Selon M. Medelci, les incidences budgétaires induites par la mise en œuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale coûteront 28 Mds DA, alors que 98 Mds DA représentent le montant annuel nécessaire pour la revalorisation des salaires. La LFC prévoit 8 milliards de DA pour les augmentations des retraites couvrant six mois de l’année 2006. Si dans la loi de finances initiale et celles précédentes le « déficit » budgétaire est financé par des surliquidités puisées dans le marché financier, alors que le Fonds de régulation des recettes (FRR) était bien garni, le ministre des Finances a révélé qu’un amendement a été introduit dans cette loi de finances complémentaire permettant désormais au gouvernement de puiser dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) afin de financer « les projets de grande envergure ». Cependant, le ministre a souligné qu’en aucun cas le fonds ne devra descendre au-dessous des 10 milliards de dollars de réserves, soit 740 Mds DA. Un fonds pourvu actuellement, selon le ministre, de 2244 milliards de dinars, soit environ 30 milliards de dollars. A la question récurrente de savoir ce qui amène le gouvernement à fixer dans la durée le tarif de référence de 19 dollars le baril de pétrole alors qu’il flirte actuellement avec les 80 dollars, le ministre des Finances a expliqué que le gouvernement « continuera encore à le faire », même si, explique-t-il, « l’Algérie ne dépense pas pour le tarif fixé, mais pour une moyenne de 60 dollars pour les trois années à venir ». Parmi les mesures nouvelles contenues dans cette loi de finances complémentaire, le ministre a indiqué qu’un fonds de garantie des retraites a été créé pour « sécuriser » les retraités. Un fonds qui ne sera utilisé qu’en cas de défaillance du système des retraites, dira M. Medelci, et qui sera alimenté par la fiscalité pétrolière à hauteur de 2%, soit environ 18 Mds DA annuellement, précise-t-il. Le ministre a confirmé la baisse annoncée de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS), qui passera désormais d’un taux de 30% à un niveau de 25%. S’inscrivant dans le cadre de la baisse de la pression fiscale sur les entreprises, la loi complémentaire dispose que l’IBS réinvesti sera ramené à 12% contre 15% auparavant. Les entreprises verront la restitution de la TVA durant le mois même de son paiement alors que précédemment, il leur fallait attendre le mois d’après, dira M. Medelci. Autre mesure, mais qui touchera cette fois-ci les collectivités locales, la LFC prévoit le relèvement à 10% du gain issu de la quote-part perçue sur la TVA, affectés pour le financement du fonds des collectivités locales. D’autre part, les propriétaires de véhicules « grosses cylindrées » verront les assurances tous risques baisser, puisque, explique M. Medelci, il a été prévu une réduction des polices d’assurance suite aux doléances faites par les assureurs et corrigeant ainsi une disposition que le ministre a considérée comme étant « injuste ». Le ministre a, en outre, exposé les « mesures d’ajustement » dans le cadre de la transparence et de la lutte contre les fraudes et dérives fiscales. Il a révélé que la LFC prévoit des dispositions afin de situer les « gros fraudeurs », souhaitant que « le fichier national des fraudeurs ait un impact légal ». Le ministre a indiqué à ce sujet qu’un décret d’application va être promulgué pour situer la nature des infractions et les pénalités correspondantes, citant au passage les problèmes de fausses facturations.


 
La loi de finances complémentaire 2006 est déjà signée par le Président de la République
Par : El Moudjahid   Le : lundi 17 juillet 2006

La loi de finances complémentaire 2006 a été signée samedi dernier par le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika,  a indiqué hier le ministre des Finances,
M. Mourad Medelci.         
"Cette loi n’est par conséquent plus au stade de projet de texte", a  précisé le ministre lors d’une conférence de presse.        
Elle entre ainsi en application sans passer par les deux chambres du  Parlement comme de coutume.         
La loi de finances complémentaire prévoit un budget de fonctionnement  en hausse de 15% par rapport à la loi de finances initiale pour tout l’exercice  2006 et s’élève à 1.439 milliards de DA.          Les dépenses d’équipement à caractère définitif ont été également augmentées  de 64% pour atteindre 2.115 milliards de DA.          
Il est prévu, également, un plafond d’autorisation de programme de 4.311  milliards de DA (+59% par rapport à la loi de finances 2006).         
M. Medelci a indiqué par ailleurs que le Fonds de régulation des recettes,  qui recueille les excédents des revenus pétroliers, totalisait actuellement  2.200,44 milliards de DA (environ 30 milliards de dollars) contre 1.923 milliards  de DA à la fin 2005.        
L’élaboration d’une loi de finances complémentaire a été décidée pour  prendre en charge, en particulier, les incidences budgétaires induites par la  mise en œuvre de la Charte pour la paix et la réconciliation ainsi que par l’exécution  des programmes complémentaires pour le développement des Hauts Plateaux   et du Sud.

 



Algérie-Suisse

Accord sur le remboursement de la dette anticipée
Par : El Moudjahid   Le : vendredi 14 juillet 2006
M. Mourad Medelci, ministre des Finances signera ce matin à 8h 15 au siège du ministère à Ben Aknoun, Alger, un accord sur le remboursement de la dette anticipée, avec l’ambassadeur de Suisse à Alger.
Après la cérémonie de signature, le ministre des Finances animera une conférence de presse sur la loi de finances complémentaire.



Ce matin au ministère des Finances

Séminaire sur les dépenses publiques
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 12 juillet 2006

Le ministère des Finances organise, ce matin, au siège du ministère, à Ben-Aknoun (Alger), un séminaire portant sur la revue des dépenses publiques.
La cérémonie d’ouverture aura lieu à 9 h 00 et sera présidée par M. Mourad Medelci, ministre des Finances.



Réunion dimanche dernier du Conseil des ministres

8 projets d’ordonnance adoptés
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 11 juillet 2006

 Le Conseil des ministres a examiné et approuvé un projet d’ordonnance  portant loi de finances complémentaire pour 2006.         
Ce projet prévoit pour le financement des charges définitives du budget  de l’Etat :    

  • un crédit de 1.424.938.823.000 DA pour les dépenses de fonctionnement. 

Ces dépenses, en augmentation de plus de 104 milliards de DA, sont destinées,  notamment, à prendre en charge : 

  • les incidences budgétaires induites par la mise en œuvre des textes  d’application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale,          
  • les incidences budgétaires induites par le renforcement des dispositifs d’emplois dans les régions du Sud et des Hauts Plateaux,          
  •  les augmentations des salaires et des pensions de retraites décidées  par Monsieur le Président de la République.

Un crédit de 2.213.859.320.000 DA pour les dépenses d’équipement à caractère  définitif. Il est prévu, également, au titre de l’année 2006, un plafond d’autorisation  de programme de 4.207.116.610.000 DA.         
Les crédits de paiement dégagés au titre du budget d’équipement sont  destinés à couvrir, notamment : 

  • la prise en charge des programmes pour le développement du Sud et  des Hauts Plateaux décidés par le Président de la République, pour un montant  de 554,3 milliards de DA,          
  • l’inscription de l’ensemble des projets restants entrant dans le cadre  du programme de soutien à la croissance économique pour la période 2005-2009,  pour un montant de 694,5 milliards de DA,
  • le programme additionnel comportant les réévaluations des projets  en cours et le programme neuf, pour un montant de 620 milliards de DA.

La loi de finances complémentaire pour 2006 introduit, par ailleurs,  des mesures législatives axées, notamment, sur des objectifs de lutte contre  les comportements portant atteinte à l’économie nationale et de baisse de la  pression fiscale sur l’entreprise pour promouvoir l’activité économique.
Par ailleurs, il est prévu, en application des décisions de Monsieur le  Président de la République, la création :

  • d’un fonds de réserves des retraités alimenté, en partie, par un prélèvement  de 2% sur le produit de la fiscalité pétrolière,          
  • d’une indemnité complémentaire au profit des bénéficiaires de pensions  de retraite et d’invalidité dont le montant est inférieur à 10.000 DA,          
  • d’une indemnité complémentaire mensuelle au profit des bénéficiaires  d’allocation retraite dont le montant est inférieur à 7.000 DA.         

Intervenant à l’issue des débats sur ce projet d’ordonnance, le Président  de la République a tenu à mettre l’accent sur l’ampleur sans précédent des ressources  publiques mobilisées dans le cadre du budget de l’Etat, pour souligner, particulièrement  pour ce qui concerne les dépenses de fonctionnement, "l’impérieuse nécessité  de maîtriser leur progression de manière à préserver les équilibres macroéconomiques  acquis au prix de lourds sacrifices consentis par toute la collectivité nationale".        
"En effet, s’il est du devoir de l’Etat, a poursuivi le Président de  la République, de soutenir et d’accompagner les actions d’équipement et de développement  du pays, d’assurer le fonctionnement des services publics de base pour toute  la population et de prendre en charge les catégories sociales les plus vulnérables, il ne pourra le faire de manière continue et pérenne que dans la mesure où ses  ressources sont le fruit du travail productif de chacun et résultent de notre  capacité à créer, par nos efforts, la richesse du pays".         
"Le Gouvernement est, à ce titre, instruit à l’effet de prendre toutes  les mesures destinées à libérer les initiatives et encourager l’effort productif  de manière à réduire notre dépendance vis-à-vis de la ressource pétrolière. 
Les opérateurs économiques et sociaux doivent s’engager davantage dans la bataille  menée pour relever le défi de la croissance, de l’emploi et du développement", souligne le Président de la République.         

Le Conseil des ministres a examiné et approuvé un projet d’ordonnance modifiant et complétant la loi n° 05-07 du 28 avril 2005, relative aux hydrocarbures.  Les amendements proposés à la loi 05-07 visent à l’adapter aux évolutions enregistrées  au niveau du marché international de l’énergie et à renforcer la gestion de  nos ressources afin de les préserver au bénéfice des générations futures.         
Dans ce cadre, l’entreprise nationale Sonatrach prendra une plus large  part dans l’accès aux contrats d’exploration, d’exploitation et de transports  des hydrocarbures.
Il a été également introduit des aménagements fiscaux au titre des  contrats engagés sous le régime fiscal de la loi n° 86-14, et ce pour tenir  compte de l’évolution des prix sur le marché international des hydrocarbures.         
Intervenant à l’issue de l’examen du projet d’ordonnance, le Président de la République a tenu à rappeler l’impérieuse nécessité pour la génération  actuelle d’exploiter rationnellement les ressources de notre sous-sol en tenant compte à la fois des besoins induits par les efforts d’un développement croissant  et durable et par les besoins nécessairement plus importants des générations  futures.



Le numéro 24 de La Lettre de la DGI est sorti

Des résultats exceptionnels en 2005
Par : El Moudjahid   Le : dimanche 09 juillet 2006

Atteindre environ 109% des prévisions, tel est l’excellent  résultat obtenu par les services fiscaux durant l’exercice 2005, annonce le numéro 24 de La lettre de la DGI, la publication bimestrielle éditée par la direction générale des impôts.
Selon les chiffres de la direction des opérations fiscales, le montant global des recettes budgétaires réalisées au 31 décembre 2005 s’élève à 1680,53 milliards de dinars (hors montant affecté au Fonds de régulation des recettes). Ce montant comprend les recettes ordinaires affectées au budget de l’Etat (664,82 milliards de dinars), les recettes pétrolières (899 milliards de dinars) et celles affectées aux budgets des Fonds des collectivités locales et des Fonds spéciaux (116,71 milliards de dinars).
Ainsi, en matière de fiscalité ordinaire,  une plus value de 1,05 milliard de dinars a été réalisée entre 2004 et 2005, grâce à l’amélioration substantielle des recouvrements effectués par les administrations fiscale, douanière et domaniale. La publication précise ensuite que le montant réalisé par les services fiscaux en 2005 s’élève à 479,47 milliards de dinars, soit un taux de recouvrement de 103%, en ajoutant les DIW (directions des impôts des wilayas) ont réalisé également un recouvrement exceptionnel par voie de rôles, s’élevant à 80,66 milliards de dinars (contre 62,99 milliards en 2004).
 

 
Augmentation de salaires
Medelci promet de maîtriser l’inflation
Par : Liberté   Le : Dimanche 02 juillet 2006

Le surplus des recettes atteint un record : le Fonds de régulation accumule 28 milliards de dollars à fin mai.
“Tous les travailleurs de la fonction publique, du haut fonctionnaire d’un ministère au simple travailleur, seront concernés par l’augmentation des salaires.” C’est ce qu’a souligné, hier, le ministre des finances, M. Mourad Medelci, invité de la question de l’heure de la Radio algérienne, chaîne III. Cette revalorisation des salaires coûtera 98 milliards de DA au trésor public pour une année pleine, précise le ministre, qui “espère” que l’inflation qui résulterait de cette hausse “soit maîtrisée”. 
Le grand argentier du pays annonce que le montant du Fonds de régulation des recettes à la fin du mois de mai est estimé à 2 146 milliards de dinars (environs 28 milliards de dollars). M. Medelci affirme qu’une disposition réglementaire a été introduite dans le projet de la loi de finances complémentaire de 2006, permettant au gouvernement de recourir aux ressources du fonds pour financer une partie des besoins liés au budget d’équipement. Le ministre des finances précise tout de même que le fonds ne doit descendre au-dessous de 10 milliards de dollars, évoquant une instruction du président de la république. Toujours sur le registre des ressources, M. Medelci évalue les réserves de change à 66 milliards de dollars. En 1999, elles n’étaient que de 5 milliards de dollars. Le ministre des finances n’a pas voulu s’avancer sur le niveau que ces réserves atteindront à la fin de l’année. “Plusieurs facteurs doivent être prix en compte”, explique-t-il. D’abord, il y a le prix du pétrole, “même si aucun ne pense à une chute brutale du prix du baril qui aujourd’hui oscille entre 60 et 70 dollar”. Il faut tenir compte aussi des remboursements par anticipation de la dette, dont le processus, annonce Medelci, s’accélérera. Par ailleurs, le ministre estime qu’il est  nécessaire d’intégrer les importations de biens et services, qui entraînent des dépenses en devises. “C’est parce que les importations ont atteint des niveaux d’autant plus importants, environs 20 milliards de dollars, que nous avons décidé de ne plus nous endetter et de payer cash les importations”, souligne le ministre. Concernant les banques, le ministre des finances explique que le système bancaire doit être “un moteur, un accompagnateur et non pas un frein”. Il est, actuellement, en mutation précise. M. Medelci affirme que “beaucoup de choses ont été faites”. Mais il reconnaît que “beaucoup de choses restent à faire”. “Nous avons donné à l’ensemble de la place un système de paiement moderne. C’est une première direction extrêmement importante, parce que ce système de paiement n’a pas seulement pour effet de rendre plus facile le règlement du chèque de paiement, elle a une incidence sur le système de gestion de la banque, elle rend le système plus transparent”, soutient le ministre, ajoutant qu’un “système transparent peut être azimuté par des acteurs, à l’intérieur et à l’extérieur de la banque, qui eux ne sont pas transparents”. M. Medelci précise “qu’il y a des réseaux de complicité qui sont établis et qui faussent la transparence”.

Les banquiers impliqués dans les affaires frauduleuses sont entre les mains de la justice
Le ministre affirme, par ailleurs, que les banquiers et les clients impliqués dans les opérations frauduleuses sont entre les mains de la justice. Le grand argentier du pays soutient que “beaucoup de banques internationales, de pays arabes, des Émirats, du Koweït, de Suisse, de l’Italie, des banques anglaises, allemandes… veulent s‘établir en Algérie”. Le ministre a estimé que la part du secteur privé dans l'activité bancaire passerait de 20% actuellement à plus de 30% avec la privatisation du crédit populaire d'Algérie dans les prochains mois, et aux alentours de 40% avec l'ouverture probable du capital de la Banque de développement local. à une question sur l’argent qui circule en dehors du circuit bancaire, le grand argentier répond : “Bien malin celui qui donnera le chiffre.” Citant l’exemple des transferts de devises des émigrés au Maroc, “je ne connais pas le chiffre pour l’Algérie. Les marocains reçoivent tous les ans 4 milliards de dollars de transferts de devises”, affirme le ministre, expliquant que les marocains “se sont donné beaucoup d’efforts pour se créer des agences, y compris à l’extérieur de leur territoire pour collecter l’argent de leurs émigrés. Nous devons faire cet effort et nous allons le faire”, d’autant que le marché informel de la devise commence à se restreindre.
Le ministre des finances annonce, par ailleurs, que “l’entrée en vigueur de la mesure prévoyant l’utilisation obligatoire du chèque à partir de septembre pour toutes les transactions commerciales supérieures à 50 000 dinars, pourrait être reportée à la fin de l’année, en raison du retard pris dans la mise en place du système de paiement du travail”, note-t-il.

 


 
APN
10 questions orales aux ministres des Finances, des Transports et de la Solidarité nationale
Par : El Moudjahid   Le : vendredi 30 juin 2006

Les 4 vérités de Medelci

L’Assemblée populaire nationale (APN) a repris  jeudi ses travaux en séance plénière consacrée aux questions orales, adressées  à des membres du gouvernement.  Dix questions orales étaient au programme de cette séance présidée par  M. Boutouiga Benhalima, vice-président de l’Assemblée, et concernaient  les secteurs des Finances, des Transports et de l’Emploi et de la Solidarité  nationale.   La séance s’est déroulée en présence de MM. Mourad Medelci, ministre des  Finances, Mohamed Maghlaoui, ministre des Transports,  Djamel Ould Abbès,  ministre de l’Emploi et de la Solidarité nationale, et Abdelaziz Ziari, ministre  des Relations avec le Parlement.

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, s’est  prêté jeudi à l’exercice des questions orales lors d’une session plénière de  l’Assemblée Populaire Nationale (APN), en répondant à quatre préoccupations  principales.         
Les questions ont porté en effet sur la domiciliation bancaire des  exportateurs nationaux, les longs délais d’enlèvement des conteneurs dans les  ports, le développement des wilayas frontalières et le traitement fiscal des  commerçants qui assuraient la gratuité des approvisionnements alimentaires au  profit de la garde communale durant les années de terrorisme.         
Pour ce qui concerne le commerce extérieur, un député a considéré qu’un  certain nombre de banques pratiquaient la ’’discrimination’’ dans la domiciliation  bancaire en faveur de ce qu’il a appelé les ’’barons’’ des opérations d’exportation notamment celles des déchets ferreux et non ferreux au détriment d’autres exportateurs  auxquels ces banques "refusent injustement la domiciliation".
Selon lui, cette pratique se traduit également par des infractions à  la réglementation des changes commises par les exportateurs de  ces produits qui, le plus souvent à-t-il dit, ne rapatrieraient pas la contre-valeur  en devises, en transgression de la loi.        
Dans sa réponse, M. Medelci a expliqué que les motifs de refus de domiciliation  bancaire pouvaient être résumés en quatre points.          Ainsi, a-t-il souligné, une banque refuse toute domiciliation lorsqu’elle  constate que le prix à l’exportation tel que déclaré par l’opérateur économique  est en dessous du prix minimum de référence fixé par un arrêté du ministère  du commerce du 15 mars 2005.          Les domiciliations bancaires sont également rejetées lorsque le siège  social de l’entreprise exportatrice est en dehors de la région couverte par  l’agence bancaire auprès de laquelle l’exportateur souhaite établir sa domiciliation.          Le troisième motif cité par le ministre relève du cas où la banque n’arrive  pas à disposer de renseignements suffisants sur certaines catégories de clients  dont notamment la ’’clientèle de passage’’ et la clientèle de nationalité   étrangère.
S’adressant au ministre des Finances, un troisième député  a souhaité la création d’un Fonds pour le développement des villes frontalières.        
Dans sa réponse, M. Medelci a affirmé que les wilayas frontalières,  au nombre de treize (13), bénéficiaient déjà de programmes de développement  puisqu’elles sont intégrées dans le programme de soutien à la relance économique  (2005-2009) ainsi que dans les programmes complémentaires relatifs respectivement  au Grand Sud et aux Hauts-Plateaux.          Selon les chiffres qu’il a avancés, l’enveloppe financière destinée  aux wilayas frontalières est évaluée à 872 milliards de DA durant la période  décennale 1998 - 2008.          Dans une dernière question orale, un député a sollicité le ministre  des Finances pour qu’il soit procédé à un allègement, voire à une amnistie  fiscale au bénéfice des commerçants qui approvisionnaient gratuitement la garde  communale en produits alimentaires durant les dix années de terrorisme.          Durant la longue période d’insécurité qu’a traversée l’Algérie, a ajouté  ce député, les commerçants se trouvaient devant la situation de subvenir  gracieusement aux besoins alimentaires des gardes communaux.         
Cependant, a-t-il fait remarquer, le geste généreux et patriotique  de ces commerçants s’est répercuté négativement sur leur situation financière,  également grevée par une dette fiscale dépassant largement le "modeste" chiffre  d’affaires réalisé.        
Sur ce sujet, M. Medelci a affirmé que ses services pourraient prendre  en charge cette situation "au cas par cas" et dans les limites permises  par les textes en vigueur.         
En effet, a-t-il expliqué, l’approvisionnement gratuit assuré par ces  commerçants au profit des hommes de la garde communale peut être classé dans  la catégorie des ’’dons’’ pour lesquels la loi prévoit certains allègements  fiscaux.
Enfin, la domiciliation bancaire est également fermée aux opérateurs  qui auront commis des infractions à la réglementation des changes, a-t-il encore  observé.          Sur la question soulevée par un autre député sur les longs délais d’enlèvement  des conteneurs dans les ports, M. Medelci a indiqué que selon un inventaire  établi par les services portuaires et douaniers, entre 2.000 et 3.000 conteneurs  se trouvent encore dans les ports depuis 1996.        
En application d’un décret de 1997, une commission portuaire permanente,  présidée par le P-dg de l’entreprise portuaire, a été créée avec pour mission  d’établir un inventaire des conteneurs en souffrance et de la nature de la marchandise  qui y est contenue et pour lesquels il est prévu soit la destruction soit la  vente aux enchères.        
En outre, la direction générale des douanes a pris de son côté des mesures  pour désengorger les ports en encourageant la création de ’’ports secs’’ et  des entrepôts extra-portuaires, ainsi que l’établissement d’actes de location  d’entrepôts pour les marchandises destinées à la vente aux enchères, a souligné  le ministre.
D’autres procédures ont été mises en place par les services douaniers  obligeant les importateurs à dédouaner leurs marchandises dans les délais  légaux fixés à 4 mois et 21 jours.        
Selon M. Medelci, une autre opération d’inventaire est en cours actuellement  pour les conteneurs en souffrance dans les ports d’Alger, d’Oran, de Skikda  et de Bejaia.        
Un premier bilan de cet inventaire fait état de 428 conteneurs se trouvant  au port d’Alger non seulement en dépassement du délai légal mais avec une marchandise  non déclarée par les propriétaires.

 

 


 
Algérie-France
Séminaire à Paris sur les réformes économiques et financières en Algérie
Par : El Moudjahid   Le : vendredi 30 juin 2006


Le ministre délégué auprès du ministre des Finances, chargé de la Réforme financière, M. Karim Djoudi, a animé hier à Paris un séminaire sur les réformes économiques et financières en Algérie.
Dans une déclaration à l’APS, faite en marge des travaux de ce séminaire  organisé par Ubifrance, l’agence de promotion des entreprises françaises à l’étranger, M. Djoudi a souligné la nécessité “d’informer au maximum” les entreprises françaises et les autres partenaires internationaux de l’Algérie sur le nouveau  dispositif réglementaire qui régit le système économique algérien. “Cela donnera aux investisseurs potentiels une meilleure visibilité  du marché algérien” et “de mieux l’évaluer “, a ajouté le ministre. Il a ainsi expliqué “la raison de ce genre de séminaire” auquel  ont participé plus de 200 experts algériens et français, dont des avocats d’affaires,  des industriels, et des banquiers. M. Djoudi leur a présenté les réformes entreprises depuis 2004, date  à laquelle avaient été identifiées les principales contraintes du système  bancaire, du marché financier, ainsi que celui des assurances. Les séminaristes lui ont posé moult questions sur cette évolution du  système financier et du cadre réglementaire des affaires en Algérie, notamment  sur la sécurisation des capitaux, les nouveaux systèmes de paiement, le paysage  bancaire en voie de reconfiguration, ou encore sur le foncier. “Les réformes de structure en Algérie, “les relations économiques  franco-algériennes, “l’approche des affaires en Algérie, réformes financières  et réformes juridiques” ont été autant d’autres thèmes de conférences présentées  par notamment des représentants du ministère français de l’Economie, de la chambre  de commerce française en Algérie, de l’agence française de développement, du  directeur de la banque française BNP-Paribas-Algérie, et de M.Pierre Mourlevat, chef de la mission économique à l’ambassade de France à Alger. Les représentants d’Ubifrance ont estimé que “l’un des chantiers les plus importants concerne la réforme du secteur financier avec l’assainissement en cours d’un secteur bancaire autrefois saturé de prêts improductifs et la montée en puissance d’un marché financier encore peu développé”.
Dans une approche du marché algérien, ils ont retenu que “les trois  objectifs de cette réforme financière concernent la promotion d’un environnement  bancaire plus concurrentiel par la modernisation du système de paiement et d’intermédiation, avec la mise en oeuvre du nouveau système de télécompensation devant permettre  le traitement automatisé des chèques sur tout le territoire algérien depuis  le mois de mai, l’amélioration des modalités de gouvernance et de supervision  financière, et le lancement du processus de privatisation de trois premières  banques publiques, à commencer par le Crédit Populaire d’Algérie début 2007”.
Cet organisme a annoncé poursuivre les séminaires sur le marché algérien, en novembre prochain, par un forum portant sur le thème “L’Algérie, une destination nouvelle pour l’investissement français : Comment concrétiser  des engagements sur le long terme”.  La chambre de commerce et d’industrie de Paris a de son côté annoncé  la tenue en septembre prochain d’un séminaire intitulé “Algérie : Investir dans  un marché en pleine expansion”.

 


 
Abderrahmane Raouya
Nouveau DG des Impôts
Par : El Moudjahid   Le : mardi 27 juin 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a procédé  hier à l’installation du nouveau directeur général des Impôts en la personne  de M. Abderrahmane Raouya, annonce le ministère des Finances dans un communiqué  transmis à l’APS. 
Le nouveau responsable de la Direction générale des Impôts auprès du ministère des Finances exerçait, avant cette nomination, en qualité de chargé  d’études et de synthèses au sein du cabinet de ce ministère, après une expérience  de 18 ans dans l’administration fiscale dont trois au poste de directeur de  la Législation fiscale.         
M. Raouya remplace M. Abdou Bouderbala nommé le même jour directeur  général des Douanes, en remplacement de M. Sid Ali Lebib.

 


 

Nouveau DG des Douanes algériennes
Nomination Abdou Bouderbala
Par : El Moudjahid   Le : mardi 27 juin 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a procédé  hier à l’installation de M. Abdou Bouderbala dans ses nouvelles fonctions de  directeur général des Douanes, en remplacement de M. Sid Ali Lebib, annonce  le ministère des Finances dans un communiqué transmis à l’APS.          
Le nouveau responsable des Douanes algériennes avait occupé d’importantes  fonctions au ministère des Finances, notamment celles de directeur général des Impôts depuis l’année 2000.        
 La cérémonie d’installation s’est déroulée au siège du ministère des  Finances.

 


Medelci
L’impôt sur le bénéfice des sociétés sera réduit de 5 points
Par : El Moudjahid   Le : mardi 27 juin 2006

L’Impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) sera ramené  de 30% à 25%, en vertu d’une disposition de la loi de finances complémentaire  pour 2006, a annoncé, hier, à Alger le ministre des Finances, M. Mourad Medelci.
Le ministre s’adressait à des journalistes, en marge de la signature  de l’accord de remboursement par anticipation de la dette due à la Finlande.
Cette mesure est contenue dans l’avant-projet de loi de finances complémentaire  2006, endossé la semaine passée par le Conseil de gouvernement et qui doit être  voté par les deux chambres du Parlement le mois prochain.
La réduction de l’IBS figure parmi une série de mesures incitatives  insérées dans cet avant-projet en vue de faciliter et de promouvoir l’activité  économique et l’investissement, a-t-il ajouté.
Pour M. Medelci, cette disposition fiscale sera “sûrement une  bonne nouvelle” pour les chefs d’entreprises, étant une “réponse claire” du gouvernement aux doléances insistantes des opérateurs au sujet des incitations  fiscales à introduire pour le développement des investissements.
Commentant, par ailleurs, la nomination hier d’un nouveau DG des douanes  et d’un nouveau DG des impôts, le ministre a tenu à signaler que ces changements  ne signifiaient pas une ‘’remise en cause’’ du travail réalisé par les prédécesseurs  à ces postes sensibles.
Ces derniers “ont exercé pendant au moins 6 ans d’affilée à la tête  de ces institutions financières et il est tout à fait normal que l’on procède à de nouvelles nominations afin d’insuffler une nouvelle dynamique” aux secteurs  douanier et fiscal, a dit le premier Argentier du pays.

 


Justice
Séminaire sur le contentieux fiscal
Par : El Moudjahid   Le : vendredi 23 juin 2006

Un séminaire sur le contentieux fiscal sera organisé  aujourd’hui et demain à Alger par le Conseil d’Etat, en collaboration  avec le ministère des Finances, indique jeudi un communiqué du ministère de  la Justice.        
Cette rencontre sera animée par des magistrats algériens du Conseil  d’Etat et des cadres de la Direction des impôts, ainsi que par deux magistrats  français "de haut niveau" spécialisés dans le contentieux fiscal et un expert  financier belge, précise la même source.        
Le choix de ce thème est dicté par "l’augmentation constante" du contentieux  fiscal "en dépit des efforts déployés par l’administration fiscale pour le règlement  des litiges au niveau notamment des commissions de recours crées à plusieurs  niveaux", ajoute-t-on. 

Parmi les axes qui seront débattus durant cette rencontre, l’état et  les perspectives du contentieux fiscal en Algérie, la jurisprudence de l’administration  fiscale et la pratique du contrôle fiscal", ainsi que la présentation des expériences  françaises et belges en matière de contentieux fiscal, précise le communiqué.        
L’objectif de ce séminaire est d’instaurer un débat entre professionnels  sur les questions inhérentes au contentieux fiscal et de proposer des solutions  idoines pour améliorer son traitement par les parties concernées dans les limites  de leurs compétences respectives, indique la même source.         
Cette rencontre s’inscrit dans la cadre de la formation et du perfectionnement  des magistrats ainsi que l’actualisation de leurs connaissances, la formation  continue constituant un axe majeur de la réforme globale de la justice, conclut  le communiqué.



 

 
Algérie - Espagne : Rembousement anticipée et conversion de la dette algérienne
M. Medelci signe trois accords à Madrid
Par : El Moudjahid   Le : vendredi 23 juin 2006

Trois accords financiers, dont deux portant sur le remboursement par anticipation de la dette bilatérale de l’Algérie avec l’Espagne,  et un troisième sur la conversion d’une partie de la dette, ont été signés,  jeudi à Madrid, lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Finances,  M. Mourad Medelci, et le secrétaire d’Etat espagnol à l’Economie, David Vegara.
Les deux premiers accords, relatifs au remboursement par anticipation  de la dette algérienne auprès de l’Espagne, d’un montant de 690 millions de  dollars, ont été signés par M. Medelci avec les présidents de la Compagnie espagnole  d’assurance du crédit à l’exportation (CESCE) et de l’Institut du crédit officiel  (ICO).

Le remboursement de cette dette interviendra à la date du 30 juin prochain.
Le troisième accord, signé par MM. Medelci et Vegara, concerne la conversion  d’une partie de la dette en investissements portant sur 30 millions de dollars.
Selon cet accord, les échéances de cette dette, au lieu d’être remboursées,  seront versées dans un fonds domicilié à Alger.
Ce fonds va permettre à un comité algéro-espagnol de sélectionner et  de financer un certain nombre de projets qui seront réalisés en Algérie.

La cérémonie de signature, qui a eu lieu au ministère de l’Economie  et des Finances, s’est déroulée en présence de l’ambassadeur d’Algérie à Madrid,  M. Mohamed Hanneche, du Directeur général du trésor, M. Baba Ami Hadj, et du  conseiller économique de l’ambassade d’Espagne à Alger, M. Jaime Lorenzo.
L’Algérie a signé le 10 mai dernier un accord cadre avec le Club de  Paris, devant être mis en oeuvre par des accords bilatéraux, et par lequel elle  a engagé un processus de désendettement par anticipation.



 

 
Algérie-Autriche
Signature d’un accord sur le remboursement de la dette anticipée
Par : El Moudjahid   Le : mardi 20 juin 2006


M. Mourad Medelci, ministre des Finances, signera aujourd’hui à 08h15, au siège du ministère, à Ben Aknoun (Alger), un accord sur le remboursement de la dette anticipée, avec l’ambassadeur de l’Autriche à Alger.

 


Banques
160 milliards de dinars détournés en 2005 !
Par : El Moudjahid   Le : Lundi 19 juin 2006

 

- Les atteintes à l’économie nationale telles que le détournement et la dilapidation ont causé un préjudice de 340 milliards de dinars.
- 9 millions de dollars et près de 4 millions d’euros ont été transférés illégalement à l’étranger.
- 1.242 individus dont 64 femmes impliqués dans des affaires d’atteinte à l’économie du pays ont été arrêtés.

Les scandales se suivent et se ressemblent dans les banques. Les détournements cumulés, uniquement dans deux affaires enregistrées à la BNA et à la Badr correspondent à un trou entre 3 000 à 3.500 milliards de centimes, soit l’équivalent de 500 millions de dollars américains. En sus de ces sommes faramineuses, de simples employés, des cadres et de hauts responsables d’institutions financières, victimes de la tentation, se sont permis le luxe d’accaparer en complicité de commerçants ou hommes d’affaires de grosses sommes d’argent. L’argent du contribuable.
Fausses domiciliations, surfacturations, non-paiement des opérateurs étrangers, sociétés fictives, sont autant de subterfuges utilisés «magnifiquement» pour duper les institutions financières du pays. Tous les moyens sont bons pour s’enrichir. De nombreux scandales de banques privées ayant été mises en liquidation à l’issue d’une gestion désastreuse et des infractions contre la réglementation bancaire comme ce fut le cas de l’Union Bank , CAB, BCIA et particulièrement Khalifa Bank ont été mis au jour et n’ayant pas suffi, de nombreux détournements dans des agences annexes ont été signalés partout dans le pays.
En matière de chiffres, pour les affaires de détournements, les services de la police judiciaire ont constaté, durant l’année dernière, 156 affaires impliquant 602 personnes dont 38 femmes parmi lesquelles 139 ont été écrouées, 152 mises en liberté provisoire, 100 placées sous contrôle judiciaire et 11 ont été citées directement alors que 21 demeurent en fuite. Le montant détourné se chiffre à plus de 16 000 milliards de centimes (16.738.467.316,20 DA) et 1.582.500 euros, a indiqué à El Moudjahid la sous direction des affaires économiques et financières de la direction de la police judiciaire (DPJ).
Durant les cinq premiers mois de l’année, les éléments de la police judiciaire ont constaté le détournement de près de 1000 milliards de centimes (9.585.836.251,09 DA) dans plusieurs agences bancaires. Ainsi chaque année, des milliers de milliards de centimes s’évanouissent dans la nature sans que les responsables ne découvrent le pot-aux-roses. Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes démontrant la vulnérabilité du système bancaire utilisé par des institutions qui restent, cependant, la proie des attaques à répétition des escrocs. Entre autres, de janvier au 15 mai 2006, en enquêtant sur des scandales ayant ébranlé des collectivités locales et les recettes communales, les policiers ont découvert la dilapidation de 547.620.113, 90 dinars. Plusieurs P/APC et hauts cadres ont été impliqués et jugés.
De l’avis d’experts, il faut pas moins de six mois environ pour découvrir l’ampleur d’un détournement dans les banques. A cela s’ajoute l’inexistence des systèmes d’information à l’intérieur des banques. Autrement dit, les contrôles sont inefficaces, à plus forte raison dans les agences et succursales éloignées du siège. A défaut d’un système d’information, la porte reste ouverte aux infractions et à l’hémorragie des ressources financières en dinars et en devises.
A noter l’urgence de renforcer les systèmes de contrôle à l’intérieur des banques et la mise en place rapide du système d’information et de télécommunications qui permet de déceler immédiatement les fraudes, il y a lieu aussi d’aggraver les peines encourues judiciairement par les auteurs de ces crimes économiques.
En réponse à cette préoccupation, au cours de l’entretien accordé par Mourad Medelci, ministre des Finances, à la Radio, il indiquera que «l’opération de détournement a été l’œuvre d’un réseau de malfaiteurs au sein même de la banque mais aussi en dehors de celle-ci», avant d’affirmer que les responsables de ce détournement avaient «bien maquillé leur manigances» durant trois ans.
Pour éviter de telles situations et décourager les arnaqueurs potentiels, «il est important de moderniser l’outil informatique des banques et d’améliorer le contrôle à travers la mise en place du nouveau système de paiement ». « A travers ce nouveau système, il sera possible de regrouper toutes les informations relatives à la clientèle et au banquier, qui sera ainsi contraint, à son tour, de passer par le contrôle», expliquera le grand argentier du pays.
Par ailleurs, en sus des détournements de fonds, le Trésor public a enregistré, en 2005, un trou de plus de 34 000 milliards de centimes (34.238.015.153,81 DA), de 3.278.920,70 euros et 9.000.000 dollars dans des affaires de dilapidation, concussion et infraction à la législation des changes et mouvement de capitaux, précise la même source.
En somme, l’année dernière la DPJ a recensé 277 affaires liées aux différentes infractions économiques mettant en cause 1242 individus dont 64 femmes. Présentés au parquet, les procureurs de la République ont décidé de mettre 239 impliqués sous mandat de dépôt, 200 sous contrôle judiciaire, 238 personnes remises en liberté provisoire et 21 autres citées directement. 39 autres sont recherchées par la justice.
Au cours des enquêtes sur l’abus de biens sociaux à des fins personnelles par des responsables d’entreprises ou de collectivités locales, les auxiliaires de la justice ont arrêté 29 personnes impliquées en signalant la perte de plus de deux mille milliards (2.434.538.683,55 DA).
Pour ce qui est des infractions à la législation des changes et mouvements de capitaux, les enquêteurs ont découvert que des responsables banquiers demeurant en fuite et autres individus ont transféré illicitement à l’étranger près de 2 millions d’euros (1.696.420,70 euros) et 9 millions de dollars. Durant la même période, plus de 1.300 milliards de centimes (13.778.833.121,80 DA) est le résultat des enquêtes préliminaires menées par la police dans des affaires de dilapidations de deniers publics. Dans ces affaires les policiers ont appréhendé 369 individus impliqués dont 20 femmes.
Pour éradiquer le « terrorisme économique », la gestion au sein des directions générales des banques et autres agences doit être soumise à un contrôle des plus rigoureux en mettant sur pied un système bancaire infaillible détectant toute tentative de détournement ou d’escroquerie. Le vol de l’argent du peuple doit impérativement cesser et cela également passe par le durcissement de l’aspect répressif en infligeant à chaque criminel qui tente de s’emparer de l’argent des algériens la peine la plus sévère.

 


Réforme fiscale
La DGE fait un premier bilan

Par : La nouvelle république   Le : Lundi 19 Juin 2006

Selon Djilali Kouider Benhamed, directeur général de la Direction des grandes entreprises (DGE), le recouvrement des impôts effectué depuis le lancement de cette structure, au début de cette année, est évalué à 113 milliards de DA pour la fiscalité ordinaire et 1 189 milliards de DA pour la fiscalité pétrolière.
Invité hier matin de la chaîne III de la radio, il a annoncé que l’assainissement de ce secteur à travers la mise à niveau des données d’identification sera achevé le mois prochain.
La DGE est une structure créée au sein de la Direction générale des impôts (DGI) pour être l’interlocuteur unique dans l’exercice des droits et obligations fiscales des grandes entreprises, c’est-à-dire les sociétés réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur à 100 millions de DA, les groupes étrangers ainsi que les entreprises pétrolières (ces dernières au nombre total de 265) sont automatiquement insérés à la DGE.
Pour l’heure, quelque 3 100 entreprises sont éligibles à la DGE qui fonctionne sur le principe du guichet unique : «Un seul immeuble, un même dossier, un même interlocuteur et un même suivi». Dans un premier temps, la DGE s’est intéressée aux 869 entreprises installées dans les wilayas d’Alger, Blida, Boumerdès et Tizi ouzou. L’intégration des grandes entreprises à la DGE se déroule progressivement, précédé du règlement des contentieux. La dématérialisation des relations et des opérations, à travers notamment l’introduction des outils de téléprocédures, qui est un axe important des réformes engagées par le ministère des Finances, facilitera la prise en charge, à l’avenir, des entreprises situées loin du guichet unique mis en place par la DGE. M. Kouider Benahmed avait annoncé, dans un entretien publié par la lettre de la Direction générale des impôts, l’adaptation des codes de commerce, civil et pénal à la suite de l’introduction des nouvelles notions liées aux technologies de l’information et de la communication Cinq sous-directions, bien outillées en matière d’informatisation, se répartissent la gestion fiscale des grandes entreprises et sont chargées du secteur des hydrocarbures, du recouvrement des impôts et taxes, de la gestion et du contrôle des dossiers fiscaux ainsi que du traitement des requêtes en matière de contentieux.
Avec un tel système, les responsables de la DGE promettent un traitement rapide des créances des entreprises, un assouplissement des modalités de paiement et un remboursement des excédents en temps réel. En outre, ce nouveau système de gestion fiscale plus directe qui facilite les opérations, à partir de liens de partenariat entre l’administration fiscale et l’entreprise (développement d’une interactivité et d’échanges autour d’un site web dédié en matière d’information et de communication), incitera les entreprises à plus de transparence.
Des «cartes magnétiques», mises en place prochainement, aideront à détecter les fraudeurs. En un mot, c’est un tour de vis qui est donné dans le secteur de la fiscalité.


 

 
Conseil de la nation
La commission des affaires économiques et financières examine le texte de loi sur les sociétés à capital d’investissement
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 10 juin 2006

Le ministre des Finances M. Mourad Medelci a présenté hier devant la commission des Affaires économiques et financières du Conseil de la nation un texte de loi sur les sociétés à capital d’investissement, a indiqué un communiqué du conseil.   
Le ministre, a ajouté le communiqué, a affirmé que "ce texte intervient pour combler le vide juridique enregistré dans ce domaine, relancer la dynamique de croissance et créer des postes de travail".    
Le ministre a répondu aux questions et préoccupations des membres de la commission, a précisé le communiqué.    
Les débats se sont déroulés en présence de M. Abdelaziz Ziari, ministre des Relations avec le Parlement.

 


Il sera examiné en Conseil de gouvernement dans les prochains jours
Le projet de loi de finances complémentaire
Par : Liberte    Le : Mercredi 07 juin 2006

Le projet de loi de finances complémentaire 2006 sera examiné par le Conseil de gouvernement dans les prochains jours, a indiqué à l’APS le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, en marge d’une visite qu’il a effectuée avant-hier à la 39e Foire internationale d’Alger. Ce projet de loi comportera deux parties portant respectivement sur des mesures budgétaires et législatives, a-t-il dit. Concernant le volet budgétaire, M. Medelci explique qu’une loi de finances complémentaire a été rendue nécessaire par la convergence de deux  facteurs : la mise en œuvre des deux programmes régionaux complémentaires d’un montant global de 997 milliards de DA. Le budget du projet de la loi de finances complémentaire prévoit, en outre, la prise en charge financière des mesures stipulées par la Charte pour la paix et la réconciliation nationale votée par référendum en septembre 2005, a encore indiqué le ministre.

 


 
Remboursement anticipé de la dette algérienne
Signature de l’accord bilatéral avec le Danemark
Par : EL MOUDJAHID   Le : Mardi 06 juin 2006


L’Algérie a signé, hier, un accord bilatéral avec le royaume du Danemark pour le remboursement, par anticipation, de la totalité de sa dette rééchelonnée, vis-à-vis de ce pays, pour un montant équivalent à 54,3 millions de dollars, a-t-on appris auprès du ministère des Finances.
L’accord a été signé au ministère danois des Affaires étrangères, du  côté algérien par l’ambassadrice d’Algérie au Royaume du Danemark, Mme Latifa  Benazza, et du côté danois par le ministre conseiller auprès du gouvernement  danois, M. Christoffer Berdelsen, précise cette source dans un communiqué.
Le remboursement doit intervenir demain.
Cet accord est le cinquième signé par l’Algérie depuis le 11 mai, date de la signature d’un accord multilatéral entre l’Algérie et le Club de Paris  pour le paiement, avant terme, de la dette algérienne rééchelonnée (7,9 milliards  de dollars). Quatre pays créanciers sur seize  ont déjà signé avec l’Algérie des accords bilatéraux pour un montant global de près de 1,9 milliard de dollars  qui ont été payés avant le 31 mai.  Il s’agit de la France pour un montant de 1,6 milliard de dollars (accord signé le 11 mai), du Portugal (20 mai) pour un montant de 20 millions de dollars, des Pays-Bas (22 mai) pour un montant de 45 millions de dollars et la Belgique (27 mai) pour un montant de 225 millions de dollars.


 


 
Finances
Les P-DG de la Badr et de la BDL remplacés
Par : Liberté   Le : Lundi 22 mai 2006

Ces nouvelles nominations interviennent dans un contexte caractérisé par la mise en œuvre de la réforme bancaire et financière. Principalement à travers l’instauration des nouvelles règles de bonne gouvernance au niveau des établissements bancaires publics.

Mourad Medelci, ministre des Finances, a procédé, hier, à un léger lifting à la direction de quatre établissements bancaires et financiers publics. La Badr, la BDL, la Caisse de garantie des crédits à la PME ainsi que celle des marchés publics ont de nouveaux patrons.
Ce récent mouvement à la tête de deux banques publiques ressemble à un jeu de chaises musicales. Il suit le premier changement opéré en mai 2005, et qui avait touché les présidents-directeurs généraux des quatre plus importantes banques publiques, à savoir la Badr, le CPA, la Cnep et la BEA.

Le grand argentier du pays a procédé, hier, à l’installation officielle de Boualem Djebbar à la direction générale de la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr) en remplacement de Ferhat Mecibah. Boualem Djebbar occupait, jusqu’à présent, le poste de directeur général du Fonds de garantie des crédits à la PME. Il reste comme intérimaire au niveau du Fgar jusqu’à la nomination d’un successeur. La situation interne de la banque, caractérisée par une contestation du syndicat d’entreprise et des cadres travailleurs, n’est pas étrangère à ce changement. Ni le fait que l’ex-directeur général de la banque avait essuyé également les foudres de certains opérateurs économiques. En faisant fuir les opérateurs économiques, Mecibah a considérablement réduit le portefeuille clients de la banque et donc a mis celle-ci dans une situation jugée difficile. Il y a quelque temps, le syndicat d’entreprise de la Badr avait, en coordination avec la Fédération des finances de l’UGTA, contesté la gestion de Ferhat Mecibah, notamment sa décision de fermer certaines agences du réseau de la Badr.
Les syndicalistes l’avaient aussi accusé de “bloquer les crédits” et avaient menacé d’avoir recours à la grève. Le communiqué du ministère des Finances ne précise pas si Ferhat Mecibah est appelé à d’autres fonctions ou s’il s’agit d’une fin de fonction pour cet ancien cadre de la Banque d’Algérie, qui avait été le P-DG de la Cnep.

Mohamed Bachtarzi remplace, par ailleurs, Amar Daoudi à la direction générale de la Banque du développement local (BDL). Si le changement à la tête de la Badr était pressenti depuis quelques semaines, celui de la BDL ne constitue pas néanmoins une surprise.
D’autant que Amar Daoudi, l’ex-P-DG de la BDL avait été nommé au mois de janvier dernier comme directeur-général de la Caisse de garantie des crédits à la PME. Il assurait l’intérim au niveau de la BDL en attendant la nomination d’un nouveau P-DG. Il pourra entièrement se consacrer à ce nouveau dispositif créé pour redynamiser et rendre plus accessible le financement aux PME-PMI. Mohamed Bachtarzi occupait jusqu’alors le poste de directeur-général de la Caisse de garantie des marchés publics. La Banque du développement local est le prochain établissement bancaire concerné par une cession de son capital.
Le gouvernement ayant décidé de mener au préalable, à terme, l’opération d’ouverture du capital du CPA.

Ces nouvelles nominations interviennent dans un contexte caractérisé par la mise en œuvre de la réforme bancaire et financière. Principalement à travers l’instauration des nouvelles règles de bonne gouvernance au niveau des établissements bancaires publics. On peut citer dans ce cadre, la séparation des fonctions entre la direction générale et le conseil d’administration, le renforcement des fonctions de contrôle interne et d’audit ainsi que le renforcement de la supervision bancaire et l’instauration de nouvelles règles pour l’octroi des crédits.

Ces mesures s’accompagnent aussi par l’assainissement des créances impr
oductives et la modernisation des systèmes de paiement de masse.

 


Medelci : “La couverture du risque est très faible”
Exportations hors hydrocarbures

Par : Liberté   Le : Lundi 22 mai 2006

Le grand argentier du pays constate l’absence de visibilité concernant le potentiel national à l’exportation.

Le taux de couverture de la compagnie algérienne d’assurance et de garantie des exportations (Cagex) des capitaux assurés par rapport au volume global des exportations hors hydrocarbures est jugé très faible, entre 6 et 8%, estime le ministre des finances en marge d’une conférence sur “la garantie des investissements dans les pays arabes” organisée hier par l’inter-arab investment guarantee Corporation (IAIGC Koweït) en collaboration avec la Cagex.
L’absence d’une approche globale propre aux financements des exportations par le système bancaire et l’inexistence d’une culture d’assurance expliquent, en partie, ce faible taux. Les opérateurs semblent privilégier des formules de paiement jugées sécurisantes, notamment le recours au Credoc irrévocable et confirmé.
Loin s’en faut, ces résultats peu reluisants ne peuvent pas s’expliquer uniquement par les contraintes extérieures à la Cagex. Cette dernière devrait faire un effort d’organisation pour mieux pénétrer son marché. En tout état de cause, le développement de la Cagex demeure tributaire de celui des exportations hors hydrocarbures qui, aujourd’hui, sont marginales : à peine 800 millions de dollars en 2005.  En outre, l’économie algérienne n’a pas aussi bénéficié des couvertures et des services offerts par l’inter-arab investment guarantee Corporation. Cette société arabe de garantie des investissements a consacré 147,6 millions de dollars d’engagement pour des opérations d’importation et d’investissement en Algérie.
Ce qui représente à peine 5,5% du total des engagements dont ont bénéficié les pays récepteurs d’investissements et importateurs de produits et services. L’Algérie est classée à la sixième place.  En parallèle, le volume des engagements de l’inter-arab investment guarantee Corporation, pour des opérations d’investissements et d’exportations effectuées par les opérateurs algériens, ne dépasse pas 5,5 millions de dollars, ce qui représente 0,2% du total des engagements. L’Algérie là aussi est classée à la 17e place.
Le directeur général de l’inter-arab investment guarantee Corporation juge cette situation anormale, eu égard au potentiel économique algérien et du fait que les exportations hors hydrocarbures offrent justement des opportunités d’accès aux services de la Cagex et de la société arabe de garantie des investissements. Les deux compagnies ont signé un accord de réassurance permettant à la Cagex d’assurer une partie de ses engagements.
Le ministre des finances, en évoquant les exportations hors hydrocarbures, parle de la nécessité “d’une vison de notre potentiel”. En toute franchise, M. Medelci reconnaît que “cette vision n’est pas totalement disponible”. Pour autant, précise-t-il, “le président de la république a insisté sur l’urgence d’affiner cette vision et de promouvoir l’ensemble des leviers qui doivent conduire à la diversification des exportations”.

 


 
Le 21 mai au ministère des Finances
La garantie des investissements en débat
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 19 mai 2006

Une conférence sur la garantie des investissements dans les pays arabes aura lieu dimanche 21 mai, à 9h 30, au siège du ministère des Finances à Ben Aknoun (Alger). Cette rencontre est organisée par le directeur général interarabe Investment Guarantee Corporation (IAIGC- Koweït) et les responsables de la CAGEX (Compagnie algérienne d’assurances et de garantie des exportations).

 

 
Le ministre des Finances devant la 41e assemblée annuelle de la BAD
L’Algérie a renoué avec la croissance économique
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 19 mai 2006

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, a affirmé  à Ouagadougou (Burkina Faso), que l’Algérie, depuis plus d’une décennie, a renoué  avec la croissance économique.          
Intervenant durant les travaux de la 41e assemblée annuelle de la  Banque africaine de Développement (BAD) et de la 32e assemblée annuelle du Fonds Africain de Développement (FAD), qui se sont tenues les 17 et 18 mai dans la capitale burkinabé, pour présenter des éléments d’appréciation sur l’évolution  de la situation économique en Algérie, M. Medelci a expliqué que cette croissance  est tout d’abord le résultat de “la restauration des équilibres macroéconomiques,  fortement perturbés durant la décennie 1986-1995”.         
Cette politique de stabilité des équilibres macroéconomiques menée sous la direction du Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, et qui constitue, “un préalable incontournable pour l’investissement et la croissance”, a permis  à l’Algérie “de renouer avec la croissance économique dont le taux moyen sur  les trois dernières années (2003-2005) s’est situé à plus de 5%, imprimant une  tendance à la baisse du taux de chômage qui est ramené de 28% en 2000 à 15,3% en 2005», a-t-il indiqué.         
Grâce à des politiques budgétaires et monétaires rigoureuses, l’inflation  reste “circonscrite dans des limites proches de celles de nos principaux partenaires”,  a-t-il ajouté, en précisant que celle-ci s’est située à 1,6% en 2005, et cela, dans un contexte “d’une dépense publique en expansion, en relation avec la mise en œuvre durant la même année du programme de soutien à la croissance économique”.         
Sur le plan extérieur, M. Medelci a souligné que la balance de paiement  affiche “un solde positif”, en indiquant à cet égard que les réserves brutes de change ont atteint 62 milliards USD à fin avril 2006, malgré un accroissement significatif des importations au cours des exercices 2004-2005.          “L’évolution favorable de la situation financière du pays, a permis de mieux asseoir notre politique de gestion active de la dette”, a encore souligné  le ministre des Finances, en rappelant que l’Algérie a procédé à partir de 2004  au paiement par anticipation de sa dette extérieure et que cet effort “se développe  et s’intensifie en 2006”.  Au plan de l’investissement tant public que privé, le ministre  des Finances a souligné que la tendance “est en nette amélioration”. Il a indiqué  à cet égard que pour la période 1999-2004, les investissements publics ont atteint  un montant de 40 milliards USD et les investissements privés, nationaux et étrangers,  ont atteint un montant de 30 milliards USD.          
Pour l’année 2006, a-t-il ajouté, les investissements privés ont atteint 16 milliards USD dont 2,8 milliards hors hydrocarbures, au titre de l’investissement privé étranger (IDE).         
M. Medelci a par ailleurs rappelé que l’Etat a engagé pour la période  2005-2009 un vaste programme de soutien à la croissance économique. Evalué à 80 milliards USD, ce programme, a-t-il précisé, “est essentiellement destiné  au développement des infrastructures et services de base”.         
“Une attention particulière est accordée aux PME/PMI et la micro-entreprise,  qui constitue un moyen efficace de lutte contre la pauvreté et les inégalités régionales”, a ajouté le ministre avant de souligner que “les résultats sont prometteurs puisque aujourd’hui la part du secteur privé dans le PIB, hors hydrocarbures, est de près de 77%».         
Evoquant la réforme du système financier, déjà engagée, et qui constitue  aujourd’hui, “une priorité pour notre pays”, M. Medelci a souligné que “le renforcement  du système financier permettra à un horizon rapproché d’asseoir le financement de l’économie sur une base moderne compatible avec les exigences de développement durable et équitable”.         
Il a rappelé à cet égard que le nouveau système de paiement de masse  est opérationnel depuis deux jours et que le processus de privatisation bancaire a été déjà entamé par une première banque.          
“Deux autres banques et une société d’assurances seront également concernées par cette mesure”, a-t-il annoncé.         
Enfin, M. Medelci a souhaité que la BAD accompagne l’Algérie dans ce  processus de réformes engagé, tout en se déclarant “persuadé que cette coopération sera l’occasion d’un partenariat à la hauteur de nos aspirations».

 


 
La BAD doit s’adapter aux nouvelles exigences du développement
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 19 mai 2006

M.Medelci, a appelé la Banque africaine de développement (BAD) à s’adapter aux "nouvelles exigences des objectifs de développement et d’efficience".         
“C’est par sa capacité d’adaptation aux évolutions de l’environnement  économique et financier aussi bien interne qu’externe que la Banque pourra imposer  son leadership”, a souligné M. Medelci dans une intervention prononcée devant les assemblées annuelles du groupe de l’institution financière africaine, réunies  mercredi et jeudi dans la capitale burkinabé et auxquelles il a participé, en sa qualité de gouverneur d’Algérie auprès de l’institution panafricaine. Pour lui, la BAD "doit non seulement réagir à des besoins qui s’expriment  aujourd’hui, mais anticiper sur les mutations, les évolutions et l’émergence de nouveaux besoins”, estimant que la décision de regrouper un conseil  d’éminentes personnalités “s’inscrit sans aucun doute dans cette perspective”. M. Medelci a relevé en outre que la BAD est un "élément catalyseur" dans la mobilisation, auprès des autres partenaires, des ressources et des moyens  mis en œuvre pour lutter contre la pauvreté en Afrique et une "institution financière de premier  ordre" dans le financement du développement en Afrique.         
Dans ce cadre, il a fait remarquer que “les défis à relever et l’ampleur des besoins à satisfaire font que la recherche d’une plus forte efficience de  notre action est déterminante”.

 


Du 15 au 17 mai à Alger
2e Forum international de la finance
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 13 mai 2006

Demain s’ouvrira à l’Aurassi, le 2e Forum international de la finance pour une durée de trois jours, les 15, 16 et 17 mai 2006.
Les organisateurs regroupés dans l’Association forum international de la finance (AFIF), en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’industrie suisse en Algérie (CCISA), ont prévu un programme d’intervention de spécialistes et responsables d’institutions financières nationaux et internationaux sur des thèmes d’une grande actualité portant sur le financement des activités économiques et la formation dans les métiers de la finance avec présentation de cas d’espèces.
Le volet exportations est traité la troisième journée du Forum avec une série d’interventions de spécialistes et praticiens. Les organisateurs mettront en place un certain nombre d’ateliers ouverts aux professionnels.
L’objectif défini est de mettre en contact direct des opérateurs algériens et étrangers, d’échanger des expériences et sortir avec des recommandations. Ces ateliers traitent de thèmes divers concernant le domaine de l’industrie et de l’assurance, le capital risque, la Bourse, la formation en finance, les exportations.
Les organisateurs annoncent que l’ouverture du Forum sera faite par le ministre des Finances, M. Mourad Medelci à 9 heures.

 
Par : EL Watan   Le : Samedi 06 mai 2006

Crédits extérieurs contractés par l’Algérie 
Les compteurs à zéro d’ici l’été prochain
Invité, jeudi dernier, pour éclairer les députés sur cette importante question, le ministre des Finances, Mourad Medelci, a entamé son exposé en annonçant, tout d’abord, le nouveau palier franchi par nos réserves de changes qui a atteint le montant de 62 milliards de dollars à fin mars 2006, soit pas moins de 6 milliards de dollars de plus qu’à la fin de 2005.

Devant un hémicycle quasi vide, le ministre des Finances a ainsi expliqué que l’exploitation de ces réserves sur les marchés financiers internationaux par la Banque d’Algérie se fait « conformément aux critères de gestion des réserves de change tels qu’adoptés par le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) en septembre 2001 et appliqués par toutes les banques centrales de par le monde ». Selon M. Medelci, les investissements opérés par la Banque d’Algérie sur les marchés financiers internationaux visent à assurer une « bonne rentabilité à moyen terme tout en prenant en considération les critères de liquidité et du risque ». Par critère de liquidité, le ministre a expliqué qu’il signifiait « la possibilité de céder les instruments financiers dans lesquels on investit sans que cela induise de grandes pertes ». Quant au critère des risques, il englobe à la fois les risques de change, de crédit et du marché. Concernant le risque de change, il découle, selon le ministre, « des répercussions de l’instabilité des parités entre les monnaies constitutives des réserves de changes du pays ». Dans ce sens, la gestion des risques se fait, ajoute-t-il, « à travers l’élaboration d’une composition équilibrée des devises » constituant les réserves de changes, tout en prenant en compte à la fois la composition en devises des paiements opérés par l’Algérie vers l’étranger et les grandes orientations du marché mondial des devises. Abordant le risque du crédit, le ministre a souligné que ce type de risque signifie soit l’éventualité d’une incapacité de certaines banques étrangères à restituer les dépôts qui y ont été opérés par la Banque d’Algérie, soit l’incapacité de certains pays ou institutions financières internationales à rembourser les obligations qu’ils ont émises et que la Banque d’Algérie utilise comme moyen d’investissement des réserves de changes. Pour assurer une meilleure gestion possible de cette catégorie de risques, fait-il savoir, la Banque d’Algérie restreint ses placements dans les banques classées parmi les plus performantes mondialement et fixe pour chacune d’elles un montant plafond de placement. Poursuivant ses explications, M. Medelci a indiqué que le risque de marché représente, quant à lui, l’impact de toute perturbation des taux d’intérêt sur les marchés financiers mondiaux. Ce risque est géré à travers les délais de placement des fonds et le type des instruments financiers placés. Quant à l’utilisation des réserves de changes, le ministre a souligné que celles-ci étaient affectées, en premier lieu, à la couverture des paiements extérieurs (service de la dette, importations de biens et services et tout autre transfert vers l’extérieur). Ces réserves sont, en outre, destinées à la constitution d’un « matelas de devises » servant à assurer la sécurité financière du pays contre les effets d’un choc extérieur tels une détérioration brusque du marché pétrolier, une hausse exceptionnelle des prix des biens et des services importés ou encore un tarissement des liquidités sur les marchés financiers mondiaux.

L’Intérêt du remboursement par anticipation

En réponse à une question orale posée par le député Makhlouf Ben Omar sur les objectifs et l’intérêt attendu par l’Algérie du remboursement par anticipation de sa dette extérieure dont le stock, faut-il le rappeler, a été ramené à 15,5 milliards de dollars, Mourad Medelci a expliqué que le paiement par anticipation de notre dette extérieure entre dans le cadre « de la gestion active de cette dette ». Il indiquera que le remboursement anticipé a été entamé en 2004 par le paiement de 12 crédits contractés auprès de la Banque africaine de développement (BAD). Une opération qui a permis, selon le ministre, « de générer, au titre de l’année 2004, un gain de 187 millions de dollars à l’avantage de l’Algérie ». Les remboursements par anticipation au profit de la BAD ont totalisé, en 2004, la somme de 633,8 millions de dollars, au lieu de 821,3 millions de dollars si les crédits avaient été payés aux échéances initiales, a-t-il précisé. Ce gain provient simplement des économies réalisées sur le paiement des intérêts, des commissions et autres charges financières rattachées à tout crédit. Quant aux crédits contractés auprès de la Banque mondiale, l’Algérie a également remboursé par anticipation 22 crédits pour un montant global de 652 millions de dollars, a encore signalé le ministre. A l’instar de ce qui a été réalisé avec la BAD, le remboursement anticipé des crédits de la Banque mondiale a permis à l’Algérie d’économiser un montant de 121,35 millions de dollars puisqu’elle n’a payé que 652 millions de dollars au lieu de 773,35 millions de dollars prévus initialement. Faisant le bilan général du paiement par anticipation opéré par l’Algérie à l’égard de l’ensemble des institutions financières multilatérales créancières, M. Medelci a indiqué que l’Algérie a remboursé avant terme un montant de 1,215 milliard de dollars au titre de l’année 2005. En outre, l’Algérie rembourse actuellement par anticipation un montant de 2,655 milliards de dollars sur un montant total de 3,107 milliards de dollars que le pays aura totalement payé d’ici l’été 2006, a-t-il assuré. Par ailleurs, le ministre a confirmé que les négociations avec le Club de Paris allaient commencer le 10 mai dans la capitale française en vue de négociations sur le remboursement par anticipation de la dette extérieure rééchelonnée de l’Algérie. S’agissant enfin des crédits contractés par l’Algérie auprès des institutions financières internationales (en dehors des Clubs de Paris et de Londres), le ministre a annoncé qu’ils seront remboursés en totalité d’ici l’été prochain.

 
Medelci :
Les réserves de change ont atteint 62 milliards de dollars
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 05 mai 2006

Les réserves de change de l’Algérie ont atteint un  nouveau record de 62 milliards de dollars à la fin du mois de mars dernier,  a indiqué jeudi à Alger le ministre des Finances, M. Mourad Medelci.           
Elles étaient de 61 milliards de dollars à fin février et de 56,18  milliards de dollars à fin 2005, faisant ainsi un bond de près de 6 milliards  de dollars en l’espace de trois mois.

 
FMI -
Les déséquilibres de la croissance mondiale examinés à Washington
Par : EL MOUDJAHID   Le : lundi 24 avril 2006

  • M. Medelci et les autres ministres maghrébins ont préparé avec M. de Rato leur prochaine réunion d’étape.

Dans le cadre de sa participation aux réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), M. Mourad Medelci, ministre des Finances, a pris part aux travaux de la 75e session du Groupe intergouvernemental des 24, qui s’est tenue le 21 avril 2006 au siège du FMI. Les travaux ont porté sur les questions liées au développement et à la réduction de la pauvreté. Le communiqué, émis à l’issue de ces travaux, relève avec satisfaction les perspectives favorables de l’économie mondiale, tout en attirant l’attention sur la persistance de la pauvreté dans nombreux pays et sur les risques que font peser les déséquilibres mondiaux sur la croissance, ainsi que la nécessité de la mise en œuvre du programme de facilitation des échanges. Le ministre des Finances a également pris part aux travaux du Comité monétaire et financier international (IMFC), qui se sont déroulés le 22 avril 2006 au siège du FMI. Les travaux de comité ont été axés sur l’examen des déséquilibres et la stimulation de la croissance mondiale. Il a, par ailleurs, participé aux travaux de la 73e réunion du Comité de développement. Les travaux ont porté essentiellement sur l’énergie propre et le développement, facteur essentiel pour un cadre d’investissement sain.
M. Medelci a aussi eu des entretiens respectivement avec MM. C. Poortman et F. Bourguignon, vices-présidents à la Banque mondiale, ainsi que Thunnell, vice-président à la SFI, avec lesquels il a abordé les perspectives de coopération et d’assistance, dont les différents volets doivent s’inscrire dans le cadre des évolutions économiques du pays, à savoir la maîtrise des équilibres macroéconomiques et l’émergence d’un secteur économique plus fort dans la sphère réelle. En marge des travaux de ces réunions, le ministre des Finances a rencontré plusieurs responsables et notamment MM. le secrétaire d’Etat espagnol aux Finances et le ministre japonais des Finances pour les Affaires internationales, le président du Club de Paris et le président de la SACE. Les discussions ont concerné principalement la coopération économique et financière et les perspectives de son impulsion. Les membres de la délégation algérienne ont eu, également, des entretiens sur les mêmes sujets avec leurs homologues allemand et canadien.
Enfin, le ministre des Finances a présidé la réunion des ministres maghrébins chargés des Finances et du Commerce et des gouverneurs des Banques Centrales sur la facilitation du commerce des échanges commerciaux entre les pays du Maghreb. Cette rencontre a permis de préparer la réunion des ministres maghrébins avec M. De Rato, directeur général du FMI, dont l’objet a porté sur l’évaluation du rapport d’étape sur cette initiative.

 
BM-FMI
La réunion du G24 reflète nos préoccupations, selon M. Medelci
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 22 avril 2006

La réunion du groupe intergouvernemental  des vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement (G24), tenue du 19 au 21 avril, à Washington, reflète les préoccupations des pays en développement, a indiqué vendredi soir à l’APS, le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, chef de la délégation algérienne aux réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (22 et 23 avril).  
La réunion du G24 a permis aussi de libérer un message qui va être producteur pour la préparation des prochaines réunions conjointes BM/FMI, notamment leurs assemblées générales annuelles prévues en septembre prochain à Singapour, réunions qui permettent aux PED d’insister sur un certain nombre de points forts, et de mettre en avant leur stratégie à l’endroit des pays développés, a déclaré M. Medelci à l’issue de la réunion du G24. 
Pour le ministre des Finances, la préoccupation du G24 est de poser la problématique de l’aide financière internationale, de son efficacité et de sa composante, mais aussi de plaider pour la relance et l’aboutissement du processus de Doha et de mettre l’accent sur les efforts qui sont enregistrés, notamment en Afrique, à la fois en terme de meilleure pratique de la gouvernance et également de croissance économique plus appuyée dans beaucoup de pays africains, depuis trois ans, où l’on a enregistré des taux de croissance supérieurs à 5%.  
La réunion du G24 entre dans un processus plus complexe qui exige de nous plus de travail au niveau du groupe des 77, et bien entendu au niveau bilatéral chaque fois que cela est possible et nécessaire, soutient le grand argentier du pays.
Le communiqué final de la réunion estime que les perspectives de l’économie mondiale restent favorables, avertissant toutefois que la pauvreté demeure élevée dans de nombreux pays et que les déséquilibres mondiaux continuent à s’aggraver. 
M. Medelci doit s’entretenir avec plusieurs de ses homologues présents à Washington et des responsables d’institutions financières régionales et internationales qui activent dans des directions et sur des dossiers qui intéressent l’Algérie, dit-il. Nous allons bien évidemment aborder des questions touchant à la coopération bilatérale et particulièrement à la question de la dette et de son remboursement anticipé, précise le ministre. 
M. Medelci annoncera par ailleurs la tenue d’une réunion maghrébine au niveau des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales de la Tunisie, Maroc et Algérie, dans le prolongement de la conférence sur la facilitation des échanges commerciaux entre les trois pays maghrébins tenue les 21 et 22 novembre 2005 à Alger, avec la participation du directeur général du FMI, M Rodrigo de Rato.
 
BM-FMI
Les réunions de printemps débutent aujourd’hui à Washington
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 21 avril 2006
  • M. Medelci participe aux travaux à la tête d’une importante délégation.

Les réunions de printemps 2006 du groupe de  la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) se tiendront  les 22 et 23 avril aux sièges des deux institutions financières internationales  à Washington, confirme-t-on auprès de ces deux organisations.         
Une délégation algérienne, conduite par M. Mourad Medelci, ministre  des Finances et gouverneur de l’Algérie auprès de la BM, et comprenant notamment M. Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie  (se trouvant depuis   mercredi soir à Washington), participe aux travaux. M. Mourad Medelci, arrivé jeudi après-midi dans la capitale fédérale  américaine,  participe, depuis hier, à la réunion des ministres  des pays membres du groupe des 24 (G24) , dont l’Algérie est membre, pour examiner  et adopter une position commune à présenter devant les réunions plénières.         
Durant son séjour à Washington, le ministre des Finances aura plusieurs  entretiens, en marge des réunions de printemps, avec des hauts représentants  des deux institutions financières internationales ainsi que des rencontres bilatérales  avec plusieurs chefs de délégations, notamment arabes et africaines.         
Les réunions de printemps BM/FMI se tiendront au niveau du Comité international  monétaire et financier (CIMF) du FMI et du Comité de développement (CD) pour  examiner les progrès accomplis dans le cadre des activités et des missions de  la BM et du FMI.         
Les Conseils des gouverneurs de la Banque mondiale et du Fonds monétaire  international, ne se réunissent, en séance plénière, qu’à la réunion annuelle  d’automne (la prochaine est programmée pour les 19 et 20 septembre 2006 à Singapour).         
Le programme des réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds  monétaire international est notamment centré sur la présentation de plusieurs  documents dont celui des indicateurs de développement mondial 2006, l’allégement  de la dette, la gouvernance, l’énergie propre au service du développement des  PED, les échanges commerciaux et l’initiative pour l’accélération du programme   éducation pour tous.           
Les moyens de financer une énergie propre dans les pays en développement  et le rôle joué par la gouvernance pour la réalisation des objectifs visés au  plan mondial dans le domaine économique, sanitaire et social constituent les  sujets majeurs de cette rencontre, expliquent les organisateurs, pour qui  l’aide, le commerce et l’allégement de la dette, qui figurent notamment au  centre des travaux du Comité de développement prévus pour demain,  sont aujourd’hui  les préoccupations et les défis que doit affronter de façon prioritaire  la  communauté internationale.         
D’une moindre ampleur que les Assemblées annuelles d’automne, les réunions  de printemps sont surtout l’occasion pour les membres des conseils des gouverneurs  de la BM et du FMI de se retrouver une première fois en cours d’année.       
Les Conseils sont composés de représentants ayant généralement rang de  ministre des Finances, de l’Economie et du Développement des 184 pays membres  des deux institutions de Bretton Woods, note-t-on.

 
Réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale
Medelci à Washington
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 19 avril 2006

Dans le cadre de la participation de l’Algérie aux travaux des réunions de printemps du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, qui se tiendront à Washington DC, du 20 au 24 avril 2006, un délégation conduite par M. Mourad Medelci, ministre des Finances et gouverneur de l’Algérie auprès du Groupe de la Banque mondiale, se rend à Washington pour prendre part à ces réunions. Au cours de ces assises, le ministre des Finances participera aux travaux de la réunion du groupe intergouvernemental des  vingt-quatre pour les questions monétaires internationales et le développement (G24), il aura à assister également au comité de développement et le comité financier et monétaire prévus à cet effet.
En marge de ces réunions et dans le cadre des relations de coopération avec les institutions de Bretton Woods, M. Medelci participera aux rencontres prévues avec le directeur général du FMI, M. de Rato, le vice-président des opérations à la Banque mondiale, M. C. Poortman et le vice-président et économiste en chef à la Banque mondiale, M. F. Bourguignon.
Enfin, il aura une rencontre avec le nouveau vice-président de la SFI, M. L. Thunnel, pour discuter des voies et moyens pour le développement du secteur privé en Algérie.

 

Mourad Medelci à la conférence des cadres des impôts
33% des entreprises échappent au fisc...                                                                           Lire >>

Lutte contre l’évasion fiscale
Les importateurs dans le collimateur...                                                              Lire >>

 

Assainissement de l’administration des impôts
60 agents du fisc traduits en justice
Par : EL MOUDJAHID   Le : lundi 06 mars 2006

Le directeur général des impôts a révélé, avant-hier, sur les ondes de la Radio nationale que 60 agents de l’administration fiscale ont fait l’objet de poursuites en justice pour corruption et autres fraudes.
 Mohamed Abdou Bouderbala a indiqué à cette occasion que la DGI est dotée d’une structure dite «inspection générale des services» afin de débusquer les agents qui s’adonneraient à ce genre de pratiques délictueuses.

 

Finances - Fiscalité
«La pression fiscale sera augmentée sans hausse des impôts» selon la DGI
Par : EL MOUDJAHID   Le : dimanche 05 mars 2006

La pression fiscale doit être relevée de plus de 10 % dans les sept années à venir, mais sans forcément augmenter les taux des  impôts pratiqués, a indiqué hier dans une émission de la Radio nationale  (Chaîne I) le directeur général des impôts, M. Mohamed Abdou Bouderbala.         
Ce responsable a expliqué que l’augmentation souhaitée de la pression  fiscale, qui se définit comme le rapport entre les recettes fiscales d’un pays et son produit intérieur brut (PIB), peut être réalisée par un élargissement  de l’assiette fiscale sans avoir à recourir à une hausse des taux d’imposition en vigueur à ce moment précis.         
Il a ainsi avancé que la pression fiscale en Algérie qui, avec un taux  de 18% à l’heure actuelle, est "la plus faible du pourtour méditerranéen où elle se situe entre 30 et 32%", doit être rehaussée de 1 à 2 points par an pour atteindre les 30% d’ici à l’an 2012.         
Parlant de la fiscalité ordinaire (ou non pétrolière), le directeur  général des impôts a observé qu’elle suivait une courbe ascendante pour s’établir, en 2005, à quelque 805 milliards de dinars contre 738 milliards en 2004, dont 80 milliards (10%), représentent l’impôt sur le revenu global (IRG).         
Questionné sur la fraude fiscale et plus particulièrement sur le phénomène de la corruption qui concernerait certains agents fiscaux, M. Bouderbala a indiqué  simplement que son administration était dotée d’une structure appelée ’’inspection générale des services’’ dont le rôle est de débusquer les agents qui s’adonneraient  à ce genre de pratiques délictueuses.                   
En 2005, a-t-il dit, une soixantaine d’agents du fisc ont été formellement accusés de corruption ou d’autres "actes répréhensibles" et sont, selon la gravité  des faits qui leur sont reprochés, "soit soumis à des sanctions disciplinaires  soit traduits devant la justice pour répondre de leurs actes".         
L’inspection générale des services publie par ailleurs, tous les six  mois, un bulletin à l’attention du personnel du fisc dans lequel elle rend compte des délits commis éventuellement par certains agents du fisc, dans l’exercice de leurs fonctions, et des mesures disciplinaires ou pénales qu’ils encourent, a encore affirmé M. Bouderbala.

 

DGI : 600 milliards de dinars à récupérer
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 01 mars 2006

600 milliards de dinars, tel est le dû des services des impôts envers les entreprises publiques et privés. Cette information a été donnée par M. Mohamed Bouderbala, directeur général des impôts, invité au forum Foutour Essabah d’El Khabar.
Selon cette même source, les endettés sont, en fait, "des victimes d’actes de sabotage ou de difficultés économiques enregistrées pendant la décennie noire ".
Il y a lieu de signaler d’autre part que le système fiscal actuel datant de la période 2000-2005 "n’aide pas au développement, fait qui a nécessité l’adoption de réformes nouvelles", soutient le DG des impôts. Ces réformes structurelles se traduisent, en fait, par le nouveau plan quinquennal adopté par la DG de cette institution.

 

Séminaire d’information sur les innovations de la loi de finances 2006
Des mesures fiscales attractives
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 28 janvier 2006
 
  • 2.479 opérations d’inscription, dont 549 personnes physiques, intervenant dans l’import/export, conformément aux dispositions de l’article 13 de la loi de finances complémentaire pour 2005.

A l’initiative de la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie (CFCIA) et en collaboration avec la direction générale des impôts du ministère des Finances, un séminaire d’information a été organisé, hier, à l’hôtel Sofitel (Alger), sur les innovations introduites par la loi de finances  2006 et rappel des principales dispositions de la loi de finances complémentaire pour 2005. Après un rappel succinct des principales dispositions de la loi de finances complémentaire pour 2005 par Mustapha Zikara, directeur des études et de la législation fiscale à la DGI du ministère des Finances, un brillant exposé a été présenté par M. Mohand Ouali Yahiaoui, DG de la régulation et de l’organisation des activités commerciales au ministère du Commerce, sur la mise en œuvre de l’article 13 de la loi de finances complémentaire pour 2005. L’orateur affirme que l’application de cet article a permis de ramener au début de l’année 2006 le nombre d’opérateurs dans l’import/export de 32.500 à 31.495 opérateurs, grâce à la réalisation de 2.479 opérations d’inscriptions, dont 549 personnes physiques, conformément aux dispositions de l’article 13 stipulant que "nonobstant les dispositions de l’article 4 de l’ordonnance n° 03-04 du 19 juillet 2003 relative aux règles générales applicables aux opérations d’importation et d’exportation de marchandises, les activités d’importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l’état, ne peuvent être exercés que par des sociétés dont le capital social est égal ou supérieur à 20 millions de dinars, entièrement libéré". Ainsi, les importateurs de produits destinés à la revente en l’état ont été appelés, jusqu’au 25 décembre dernier délai, à la mise à jour de leur registre du commerce. Les opérateurs intervenant dans ce créneau doivent se constituer en sociétés morales justifiant d’un capital minimum de 20 millions de dinars constatés devant un notaire tel que précisé dans le décret 458-05 du 30 novembre 2005 et payer une taxe égale à 10.000 dinars pour toute opération de domiciliation bancaire. 
Infirmant l’information faisant état de la liquidation des sociétés dans l’incapacité de réunir un tel montant, il confirme que les modifications introduites ont pour objectif essentiel d’assainir et de professionnaliser un secteur livré à des pratiques irrégulières, ajoutant que ceux qui se donnent à toute sorte de manœuvre frauduleuse finiront par tomber dans la trappe de l’article 13. Il énumère entre autres pratiques irrégulières constatées la non-déclaration au registre du commerce, non facturation des produits 52 milliards de dinars de produits non facturés en 2005, marché informel représentant 40%, contrefaçon, manœuvres frauduleuses, manipulation des dates de péremption de produits non conformes, ignobles et impropres à la consommation… le tout aux dépens d’une économie saine et de la santé des consommateurs. Il précise que 800 importateurs activent avec des registres de commerce fictifs rendant impossible toute tentative d’identification ou de localisation. Cette nouvelle mesure concerne donc 32.000 opérateurs dont 9.000 personnes physiques. Il rappelle également qu’ils sont 1.050.000 commerçants affiliés au CNRC dont 125.569 domiciliés dans l’Algérois. En ce qui concerne la loi de finances 2006, ce qui est à retenir, selon les éléments d’information apportés par M. Mustapha Zikara, ce sont certaines mesures fiscales. L’essentiel de cette loi de finances, en fait c’est le budget. Cette année le budget d’équipement de l’Etat s’élève à 1.347,98 milliards de dinars, c’est-à-dire supérieur au budget de fonctionnement qui représente 1.283,44 milliards de dinars, "c’est la première fois depuis 1962, que l’on assiste à ce renversement de situation", a noté l’orateur. Cela veut dire qu’il y aura beaucoup d’investissements de l’Etat, qui devient un client important pour les entreprises, soit une dépense budgétaire globale de l’ordre de 2.631 milliards de dinars, alors que les recettes prévisionnelles s’élèvent à 1.667,92 milliards de dinars, soit un déficit d’environ 965 milliards de dinars. Pour ce qui est des ajustements introduits cette année, en matière fiscale, domaniale et douanière, cette loi de finances a prévu un certain nombre d’avantages. Il s’agit entre autres de la suppression du versement forfaitaire, du droit additionnel provisoire, l’exonération en faveur des activités exportatrices et l’encouragement de l’exportation à travers des dotations supplémentaires au fonds spécial de promotion des exportations… Il s’agit également, a-t-il noté, d’un budget très important qui dépasse les capacités d’absorption des entreprises locales, en principe on devrait assister à une intervention de l’investissement étranger. Selon le contexte, l’installation en Algérie de sociétés étrangères sera favorable ou moins favorable, mais il y aura un intérêt certain pour ces sociétés à s’impliquer dans l’économie algérienne, soit en devenant elles-mêmes clientes de l’Etat, soit en intervenant à travers des contrats de réalisation de projets et de prestations. "Nous assisterons à un phénomène de l’attrait de l’économie algérienne envers les entreprises étrangères. Il faut savoir que certaines dispositions de la loi de finances 2006 ont leur fondement dans les lois de finances antérieures, quand on parle de la réévaluation à titre d’exemple, les ajustements faits sur cette disposition, en fait, remontent à la loi de finances pour 2002. Quand on parle de permanisation de l’exonération en faveur des exportations, il s’agit d’un avantage qui existait dans les lois de finances précédentes, mais à laquelle on a accordé plus d’importance pour qu’il y ait plus d’attrait envers l’activité d’exportation", a-t-il relevé.  Au sujet de l’impôt sur la fortune, il confirme que "la loi de finances 2006 a transformé cet impôt en tenant compte de la réalité du prix de l’immobilier en Algérie". Ajoutant qu’aujourd’hui, "on ne peut pas taxer quelqu’un à l’impôt sur le patrimoine, alors qu’il s’agit, par exemple, d’un appartement situé en centre-ville et que le propriétaire est juste un simple salarié, à partir de là il était illogique de frapper d’un impôt soi-disant de fortune un appartement, on a essayé de rendre cet impôt plus réaliste. Pour ce qui est des signes extérieurs de richesse servant à détecter les personnes frauduleuses, parce que quand il y a une richesse et qu’il n’y a pas de déclaration de revenus, cela veut dire simplement qu’il y a des revenus non déclarés, cela nous permet un petit peu d’orienter notre recherche vers ces personnes, et l’administration fiscale ne fermera pas les yeux sur cette question". Interrogé sur le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, il indiquera que l’ancien impôt bénéfices industriels et commerciaux, à un moment donné était à 65%, aujourd’hui il n’est que de 30%, ce qui traduit, à ses yeux, une tendance vers la baisse de la charge fiscale pour rendre notre système plus attractif, non seulement pour les investissements étrangers mais également pour nos propres investissements.
De son côté, M. Jean-Marie Pinel, trésorier de la CFCIA, estime que compte tenu des dispositions de l’actuelle loi de finances, les entreprises étrangères tireront les mêmes avantages, "je n’ai pas le sentiment qu’il y a une discrimination, le même régime est applicable pour tous. Je ne vois pas de discrimination particulière entre les sociétés étrangères et algériennes. La loi de finances 2006 me paraît très équilibrée", a-t-il indiqué. Par contre, le seul hic qu’il a relevé est que les cadres qui viennent ici en Algérie sont soumis à une politique fiscale très dure, particulièrement du fait qu’ils sont appelés à tout déclarer. "Vous avez en Algérie un afflux des investissements qui est extraordinaire, il faut faire venir les cadres pour peu qu’ils ne soient pas surimposés par rapport à ce qu’ils sont dans leur pays d’origine", a-t-il ajouté. Une communication présentée par M. Kamel Lassouag, sous-directeur de la fiscalité des hydrocarbures auprès du ministère des Finances, a été consacrée à la présentation de la Direction des grandes entreprises (DGE), notamment son organisation et ses missions. 

 

4 questions à Medelci sur la loi sur les assurances
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 03 janvier 2006
 
  • El Moudjahid : Quels sont les objectifs de la loi ?
    M. Medelci :
    A travers cette loi, nous allons renforcer les droits de l’utilisateur, que ce soit le droit à l’information, au recours, à un renforcement plus rapide des prestations, ou à un dédommagement, car le remboursement se fait avec beaucoup de retard.
    Toutes ces questions qui sont en réalité des attentes des assurés, et au centre de nos préoccupations, sont prises en charge par le texte de loi.

  • Les sociétés étrangères sont-elles concernées ?
    Nous avons déjà sur le marché des sociétés étrangères, ce que nous n’avons pas, et le texte le prévoit, c’est la possibilité que ces sociétés étrangères soient présentes à travers des succursales et activent au même titre que les sociétés de droit algérien, c’est-à-dire avec les mêmes droits et les mêmes obligations et le même principe de réciprocité. Autrement dit le pays étranger qui aurait à se faire représenter avec une succursale en Algérie, ouvrirait la voie à une entreprise algérienne d’assurance si elle souhaite se fixer dans son pays dans les mêmes conditions.

  • Les assurances connaissent-elles les mêmes problèmes que les banques ?
    Les sociétés d’assurances ont comme problème, le manque d’élargissement du marché des assurances dans la mesure où celui-ci est très faible en Algérie, d’où la nécessité de cette loi afin de lui donner les moyens, mais la loi, elle seule ne suffira pas. C’est pour quoi nous devons en tant qu’autorité publique et profession, développer des efforts pour amener les citoyens, les opérateurs économiques ou les institutions de formation, à se mettre à niveau et de permettre d’ancrer dans la culture du pays, la nécessité de la prévention, de la prévoyance et de la gestion du risque, qui relèvent du rôle de l’assureur.

  • Quelles sont les attributions de la Commission nationale des assurances ?
    La Commission nationale qui est indépendante est composée par un président désigné par le Président de la République, de deux magistrats de la Cour suprême, d’un représentant du ministère des Finances et d’un représentant de la profession. Elle joue un rôle important en matière de contrôle que la direction du ministère des Finances était chargée de le faire jusque-là.

 

La nouvelle loi de finances, une loi exceptionnelle selon Medelci
2006 - 35 milliards de dollars ( 2631,4 milliards de dinars) de volume de dépenses
Par : EL MOUDJAHID - Le : lundi 02 janvier 2006

  • C’est bien la première fois qu’une loi de finances est élaborée avec des crédits de paiement dépassant la dotation budgétaire allouée au fonctionnement.
     

 
A la fin novembre
Nouveau record des réserves algériennes de change

56 milliards de dollars
Par : EL MOUDJAHID   Le : lundi 02 janvier 2006

Les réserves de change de l’Algérie ont atteint un nouveau record de 56 milliards de dollars, à la fin du mois de novembre dernier,  contre 54 milliards de dollars à la fin octobre, a indiqué, hier, à l’APS, le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, en marge d’une réunion sur le budget  de l’Etat 2006.         
Les réserves de change étaient de 43,1 milliards de dollars à la fin  de l’année 2004 et enregistrent ainsi un bond de près de 13 milliards de dollars en onze mois grâce à une conjoncture pétrolière exceptionnellement favorable.          
Lors d’une récente présentation à l’APN du bilan monétaire et financier  de l’Algérie en 2004, le gouverneur de la Banque d’Algérie avait estimé que ce stock consistant de devises fortes constituait "non seulement un élément  de sécurité financière extérieure mais aussi un bon ancrage pour la politique de stabilisation du taux de change effectif réel du dinar" poursuivie ces dernières années par la Banque d’Algérie.



56 milliards de dollars de réserves de change à la fin 2005
Le gouvernement veut contrôler son argent
Par : EL watan   Le : lundi 02 janvier 2006

Réelle volonté de contrôler l’argent de l’Etat ou simple effet d’annonce ? Le ministre des Finances, Mourad Medelci, a annoncé, hier, au cours de la cérémonie de distribution des crédits alloués par la loi de finances 2006, la prochaine installation d’une commission gouvernementale qui planchera sur la « modernisation » du système de contrôle des finances publiques.
Cette commission, qui sera chapeautée par le ministère des Finances, devra d’abord détecter, d’après Medelci, les « faiblesses » (...)

 

 
Fiscalité
La DGI sensibilise les gros contribuables sur le rôle de la Direction des Grandes Entreprises
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 21 décembre 2005

La Direction générale des impôts (DGI) organise, du 24 au 26 décembre au siège du ministère des Finances, des journées d’information à l’intention des contribuables appelées à avoir désormais comme interlocuteur unique la Direction des Grandes Entreprises (DGE) de création récente, a-t-on appris, hier, auprès de la DGI.
Installée officiellement en juin dernier par le ministre des Finances, la Direction des Grandes Entreprises (DGE) a été créée en septembre 2002 par décret exécutif en vue d’être l’interlocuteur unique pour toutes les démarches fiscales des gros contribuables nationaux réalisant un chiffre d’affaires annuel supérieur ou égal à 100 millions de dinars.
Par contre, les entreprises pétrolières et les entreprises étrangères sont concernées quel que soit leur chiffre d’affaires.
Cette structure spécifique relevant de la DGI est chargée des missions d’assiette, de recouvrement, de contrôle et de contentieux des impôts et taxes dûs par les personnes morales ou "groupements de droits ou de fait" ou "entités".
Elle s’occupera dans un premier temps de la fiscalité de 907 grandes entreprises situées à Alger, Blida, Tipasa, Boumerdès et Tizi-Ouzou avant d’élargir son champ d’intervention aux 2.300 grandes entreprises que compte l’Algérie dont plus de 300 activent dans le secteur de l’Energie.
La DGE prend en charge ainsi la gestion de 70% des recettes fiscales du pays.
Elle comprend cinq sous-directions de la fiscalité : hydrocarbures, recouvrement, gestion, contrôle fiscal, contentieux.
Ses effectifs s’élèvent à 112 agents.
La mise en place de la DGE s’insère dans un processus global de réforme fiscale prévoyant l’installation d’autres types de structures de spécialisation et de décentralisation de la gestion fiscale: les Centres des Impôts (CDI) pour les PME et les forfaitaires (certaines professions libérales) et les Centres de Proximité des Impôts (CPI) pour les petits commerçants.

 

 
Cet après-midi, à 15h
Medelci au forum de l’ENTV
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 02 décembre 2005

M. Mourad Medelci, ministre des Finances, sera l’invité, cet après-midi, à partir de 15h, du forum de l’ENTV.
 
Conseil de la nation
La loi de finances en débat
Par : EL MOUDJAHID    Le : samedi 19 novembre 2005

Le conseil de la nation a repris hier matin les travaux de la session d’automne, lors d’une séance plénière sous la présidence de M. Abdelkader Bensalah, président, consacrée à l’examen de la loi de finances et de budget pour l’exercice 2006.
Les travaux qui se sont déroulés en présence d’un certain nombre de membres de l’exécutif, notamment ceux des collectivités locales, des PME  et du développement agricole, ont permis au ministre des finances, M. Mourad Medelci, de présenter au débat général les grandes orientations de la loi qui a été adoptée la semaine passée au niveau de l’Assemblée Populaire Nationale.
Dans son exposé des motifs, qui organise le cadrage macroéconomique des différents chapitres du programme du gouvernement, le ministre a situé les éléments du contexte général ainsi que les mesures de soutien multiples à l’économie nationale caractérisant l’élaboration de la loi 2006 dont les objectifs visent à la réalisation du programme complémentaire de soutien à la croissance établi sur 2005-2009.

La disponibilité des ressources de financement du programme

Ces objectifs sont contenus dans le rééquilibrage territorial en matière de développement du réseau routier et ferroviaire ; la promotion de l’habitat, de l’accès aux soins, aux ressources en eau et aux prestations de base ; la prise en charge des besoins croissants en matière d’éducation nationale, d’enseignement supérieur et de formation ou encore le développement et la modernisation du service public.
La situation macroéconomique présente, à travers un fonds de régulation des réserves situé à 1500 milliards de dinars (20 milliards de dollars), un fonds de réserves de 55 milliards de dollars, selon les chiffres donnés par le gouverneur de la Banque d’Algérie, une dette de moins de 18 milliards de dollars, un important excédent financier, se trouvant soit sur le réseau des banques ou sur le marché intérieur.
Le ministre qui a valorisé la création, en 2000, du fonds de régulation des réserves de change, les évalue, entre 2000 à 2005, à 2500 milliards de dinars dont 1000 milliards ont servi au règlement de la dette, précisant que le reste, soit, 525 milliards de dinars sont gelés au niveau de la Banque centrale, en raison de l’importance des liquidités qui existent en dehors du réseau des banques. Le ministre annonce pour bientôt des procédures gouvernementales en vue d’intégrer ces liquidités dans le marché pour réduire le taux d’inflation de 3,8% actuellement à 3,5%.

Les budgets expriment la volonté de répondre aux besoins nationaux

La loi qui, à travers les considérations concernant le maintien du prix de référence du baril de pétrole à 19 dollars, la parité monétaire dollar/dinar de 73 et 74 durant les 9 premiers mois de 2006, le accroissement de 8% des échanges extérieurs, la croissance économique de 5,8% projetée à 6% et le taux d’inflation de 3,5%, exprime comme l’a rappelé hier M. Medelci la volonté politique nationale de répondre aux besoins économiques et sociaux nationaux.  Sur la base de ces données, le déficit qui existe depuis 2005, exprimant la dynamique de relance, sera traité à raison de 50% des liquidités du marché pour réduire l’inflation, du compte courant du trésor et des contrats de marché suivant une stratégie établie entre un et trois ans.
Ses grands axes s’articulent autour de la poursuite de l’exécution du PCSC, la réduction des coûts douaniers des biens intermédiaires en relation avec l’accord Algérie/Union Européenne et la suppression à partir de 2006 du droit additif provisoire.
La croissance des exportations d’hydrocarbures donne un volume de 22,2 milliards (2,5%) et celles hors hydrocarbures à 800 millions de dollars, sont des indicateurs permettant au gouvernement d’établir les recettes budgétaires à 10667,9 milliards de dinars et des dépenses de 2 631,4 milliards de dinars dont 1 348 à l’équipement et 1 283,4 au fonctionnement et allégement de la dette publique (12%), et subvention aux CHU (9,8).

L’exigence d’une évaluation des fonds spéciaux

Les dépenses d’investissement destinées aux infrastructures économiques et administratives (31%), au soutien à l’accès à l’habitat (13%), l’éducation nationale (12%) et l’agriculture et l’hydraulique (11%).  D’où la progression des transferts sociaux progressent avec 19,5% du budget de l’Etat, comme des mesures de soutien à l’habitat et aux familles. Les impacts de la loi projettent la création de plus de 220 000 emplois et de 176 000 autres emplois directs dans l’agriculture.
L’encouragement à l’investissement et la création d’emploi est exprimé dans la réduction de la pression fiscale et les contraintes sur les entreprises grâce aux amendements adoptés par le parlement, spécialement en matière de foncier, du désistement des 100 locaux par commune dans le cadre de l’emploi de jeunes, l’exemption du droit d’enregistrement  et de la taxe sur la valeur ajoutée résultant de l’exécution des marchés publics ainsi que les mesures prises pour encourager les exportations hors hydrocarbures.
A ce titre le ministre annonce la réalisation d’un investissement de 250 milliards de dinars, la création de 11 000 postes de travail et progression de 2 à 5% de l’indice de consommation en plus de la diversification des ressources de financement  et la création d’une caisse d’épargne économique.
Le texte de loi, pour lequel 35 interventions ont été enregistrées, qui compte booster davantage le rythme de croissance économique conduira le gouvernement à pratiquer une politique de rigueur et de transparence dans son exécution car les programmes sont disponibles à tous les niveaux pour consultation et constats. En plus l’évaluation annuelle de chaque fonds d’affectation spéciale devient une exigence décidée par le gouvernement, comme l’a souligné hier le ministre des finances, M. Mourad Medelci. Le conseil de la nation reprendra ce matin ses travaux avec le débat de la loi à travers les interventions de quelque 35 sénateurs, en attendant la réponse du ministre dans l’après-midi. Le texte sera soumis au vote mercredi matin.

 

 
Conseil de la nation
M. Medelci présente le texte de la loi de finances 2006
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 18 novembre 2005

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci,   a présenté jeudi le texte du projet de loi de finances 2006 devant la commission  des affaires économiques et financières du Conseil de la nation présidée  par M. Tayeb Matlou.  Selon un communiqué du Conseil, cette rencontre a permis au représentant  du gouvernement d’évoquer le contexte économique dans lequel a été élaboré le projet de loi  de finances 2006.   A cet effet, M. Medelci a fourni des explications détaillées sur  les plus importants indicateurs contenus dans le projet de loi.
 
Notification des crédits alloués aux ministères et wilayas
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 30 juillet 2005

Le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, procédera le 2 août à 14h 30 au niveau de son département à la notification des crédits alloués aux ministères et wilayas par la loi de finances complémentaire pour l’année 2005.

La visite officielle de M. Medelci en France
«Positive et encourageante»
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 27 juillet 2005

M. Mourad Medelci, ministre des Finances, a achevé  une visite de deux jours (25 et 26 juillet) en France, qu’il a qualifiée de  "tout à fait positive et encourageante"...

Devant les représentants des banques et de sociétés françaises d’assurances
M. Medelci souligne l’importance de mettre le système financier algérien au service de l’investissement
Par : EL MOUDJAHID   Le : lundi 25 juillet 2005

Algérie-France
Medelci à Paris

M. Mourad Medelci, ministre des Finances, est arrivé  hier à Paris, pour une visite officielle de deux jours à l’invitation du ministre  français de l’Economie, des Finances et de l’Industrie...

 

Algérie-France
Mourad Medelci Lundi à Paris
Par : EL MOUDJAHID - Le : vendredi 22 juillet 2005

Le ministre des Finances algérien, M. Mourad Medelci, s’entretiendra lundi à Paris avec son homologue français, M. Thierry Breton, et participera mardi à une réunion du patronat français (Medef), a annoncé hier le ministère français des Affaires étrangères.

 

 
Conférence de presse de M. Mourad Medelci, ministre des Finances
“L’aisance financière ne doit pas nous faire oublier les notions de rigueur, de prudence et de rationalité”
Par : El Moudjahid  - Le : mardi 19 juillet 2005

L’intervention du Grand argentier du pays a été limitée à ce qui avait été annoncé par voie de communiqué de presse, au programme quinquennal à la loi de finances complémentaire pour 2005. Le ministre a évoqué les projets de loi sur les assurances et le cadastre se promettant de revenir sur ces deux textes une fois leur passage devant l’APN.

 

Loi de finances complémentaire
Promulgation par ordonnance présidentielle

Par : El Watan  - Le :  10 juillet 2005

Le chef du gouvernement a annoncé, jeudi dernier, que le projet de loi de finances complémentaire pour 2005 est fin prêt et qu’il sera soumis, mercredi prochain, au Conseil de gouvernement pour adoption, avant sa présentation en Conseil des ministres.

Avant lui, le ministre des Finances, Mourad Medelci, a affirmé, il y a quelques semaines, qu’une loi de finances complémentaire était nécessaire pour financer la première tranche du programme quinquennal de soutien à la croissance économique. Il y a lieu de relever, cependant, qu’habituellement, la loi de finances complémentaire est examinée et adoptée par l’Assemblée nationale populaire (APN). Celle-ci ayant clôturé, depuis jeudi dernier, sa dernière session, la seule manière de pouvoir promulguer cette loi reste l’ordonnance présidentielle. Pourtant, Ahmed Ouyahia avait indiqué devant les députés, à l’occasion de la présentation de la déclaration de politique générale de l’Exécutif, que la loi de finances complémentaire leur sera soumise pour examen. D’autant qu’elle concernera essentiellement le programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC), décidé par le président de la République. Les 4 200 milliards de dinars de dépenses publiques (55 milliards de dollars), décidés par M. Bouteflika au profit de la relance économique, doivent nécessairement être intégrés dans le plan des prévisions budgétaires et des projections économiques. Ce sont, en fait, des dépenses supplémentaires pour un programme qui déterminera sensiblement l’action future du gouvernement, mais qui semblent vraisemblablement dispensées de la caution de l’instance législative si l’option de la promulgation par ordonnance se confirme. En tout état de cause, la loi de finances complémentaire aura à décider du montant de la première tranche financière des six prochains mois alloué au PCSC pour permettre au gouvernement de « procéder au lancement massif des projets contenus dans le programme », comme l’avait indiqué Ahmed Ouyahia. Ce dernier avait assuré également que « le financement des projets se ferait sans rupture pour éviter les arrêts habituels » grâce à des procédures dont les détails n’ont pas été révélés. Sur un autre registre, l’on s’attend, par ailleurs, à ce que la loi de finances complémentaire abroge définitivement la disposition contenue dans la loi de finances ordinaire autorisant l’importation de véhicules d’occasion de moins de trois ans. Lors de la session d’automne, les députés avaient reconduit l’article relatif à cette question, bien que le gouvernement ait proposé son abrogation. Le maintien de cette mesure, ont-ils expliqué, « profiterait à certaines catégories sociales dans l’incapacité d’acheter des voitures neuves ». Cependant, l’abrogation de cette mesure est devenue maintenant « inévitable » après que le président de la République ait exprimé, en décembre dernier, sa position défavorable quant à son maintien. « Je ne pense pas que l’importation des véhicules de moins de trois ans soit une bonne chose. Comment vérifier qu’un véhicule a moins de trois ans ou quinze ans ? Le problème doit être revu », avait-il déclaré. Selon certaines sources, le président de la République pourrait également profiter de l’avantage que lui confère la loi en promulguant par ordonnance pour lever l’interdiction qui frappe l’importation des vins. Adoptée en 2004 par l’APN, cette mesure a été notamment critiquée par Abdelatif Benachenhou, à l’époque ministre des Finances, en ce sens qu’elle risque d’entraîner à l’encontre de l’Algérie des mesures de rétorsion au titre de la réciprocité de la part des autres pays. La reconduction de cette disposition était, selon lui, « contraire aux engagements internationaux de l’Algérie, particulièrement dans la perspective de son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ».

La Direction des grandes entreprises (DGE) a été inaugurée, jeudi

Un interlocuteur fiscal unique
Par : El Moudjahid   Le : vendredi 10 juin 2005
 
  • La gestion de la fiscalité de Sonatrach et des autres opérateurs dans les secteurs pétrolier,
    parapétrolier et minier désormais confiée à la DGE
  • 2.300 entreprises, dont 907 dans une première phase, seront gérées par cette nouvelle direction

Créée par décret exécutif nº 02-303 du 28 septembre 2002, modifiant et complétant celui daté du 23 février 1991 sous le nº 91-60, la Direction des grandes entreprises (DGE) a été inaugurée, jeudi, par le ministre des Finances, M. Mourad Medelci accompagné de M. Abdelhamid Temmar, ministre des Participations de l’Etat et de la Promotion des investissements et de M. Hachemi Djaâboub, ministre de l’Industrie. La cérémonie s’est déroulée en présence de responsables de sociétés nationales  dont Sonatrach, Sonelgaz, Air Algérie et la SNVI, d’institutions bancaires dont le gouverneur de la Banque d’Algérie et d’opérateurs économiques intervenant dans le secteur privé et étranger.
Inscrite dans le contexte des réformes économiques nationales, notamment la modernisation de l’instrument fiscal qui est un segment du programme du gouvernement, la DGE est destinée à une population fiscale spécifique, comme l’indique son appellation. Mise en place avec l’assistance technique du Fonds monétaire international (FMI), cette structure relevant d’une stratégie globale de modernisation de la démarche fiscale, s’étalant sur la période 2005-2009, est censée répondre à un souci d’amélioration des relations avec les usagers de l’administration fiscale par l’unification de l’interlocuteur et la fourniture d’une information rapide et fiable à travers le guichet unique.

Une sous-direction pour la gestion exclusive de la fiscalité pétrolière

La DGE, composée de cinq sous-directions chargées de la gestion de la fiscalité résultant des hydrocarbures, du recouvrement des impôts dus par les grandes entreprises, de la gestion des dossiers fiscaux tout au long de l’exercice de l’entreprise, du contrôle de la comptabilité des contribuables, et du contentieux regroupe, sous sa coupe, toutes les sociétés membres de groupes étrangers, les entreprises régies par la loi relative aux activités de prospection, de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures et, enfin, toutes les entreprises qui relèvent du régime fiscal de droit commun dont le chiffre d’affaires est égal ou supérieur à cent milliards de dinars. Sont concernées, dans une première phase, les entreprises implantées dans les wilayas d’Alger, Blida, Tizi-Ouzou, Boumerdès et Tipasa. Ainsi, avec l’entrée en vigueur de la loi sur les hydrocarbures, il a été décidé  la création d’une sous-direction pour la gestion exclusive de la fiscalité de Sonatrach et de tous les autres intervenants dans les secteurs pétrolier, parapétrolier et minier. Une décision justifiée par le fait que 70% des recettes de l’Etat sont assurés par la fiscalité pétrolière d’où la nécessité d’un droit de regard sur une manne aussi importante.
En fait, des objectifs de la DGE, l’on relève une volonté de maîtrise des recettes fiscales, en ce sens que le potentiel fiscal algérien reste concentré sur un nombre limité de grandes entreprises pour lesquelles la surveillance du respect des obligations fiscales s’avère fondamentale pour le Trésor de l’Etat. Le regroupement des dossiers de ces entreprises au sein de la DGE répond, ainsi, à un impératif de maîtrise d’une part prédominante des recettes par l’amélioration de son efficacité. Il s’agira essentiellement a souligné le DGE, M. Djilali Kouider Benhamed, d’aller vers régime fiscal moderne et équitable. Il y a lieu, d’autre part, de bâtir une fiscalité ordinaire qui répondrait aux besoins des dépenses de fonctionnement de l’Etat (une couverture de 72% est attendue pour l’exercice 2005 selon les prévisions), elle était de 50% pour les années précédentes, nous a confié M. Drif, l’un de concepteurs de la DGE.
Cet expert en fiscalité estime que la fiscalité pétrolière sera appelée à être orientée vers les besoins de développement de l’économie dans ses segments équipement et recherche.
Simplification des formalités administratives, application homogène de la loi fiscale et disponibilité de l’information sont les principaux avantages fournis par la nouvelle démarche fiscale appuyée sur des compétences sûres grâce à une formation adoptée indiquera pour sa part le DGI, M. Bouderbala qui précisera que 2.300 entreprises sont éligibles à la DGE dont 907 seront appelées à être gérées par cette direction dans une première étape.

70 centres des impôts et 250 centres de proximité dans le cadre de la réorganisation de la DGI

La création de la DGE est une première étape dans le processus de modernisation de la DGI, lequel prévoit la réorganisation des missions fiscales par l’introduction de nouvelles méthodes et applications informatiques. Dans le sillage de ces réformes, il est prévu la création de 70 CDI, le premier sera fonctionnel en 2006, destinés aux PME/PMI, aux contribuables qui détiennent une comptabilité et aux professions libérales. A ce propos, elles sont 42.000 petites et moyennes entreprises à assurer 25% du rendement fiscal.
D’autre part, 250 CDP pour les petits forfaitaires, ils sont au nombre de 730.000 contribuables dans leur catégorie, seront mis en place.
Il y a lieu de noter que des inspections spécialisés seront créées pour différentes fiscalités, agricole, aurifère, immobilière, etc. pour une meilleure prise en charge des usagers. Cette reconfiguration du schéma de l’organisation fiscale qui sera renforcée prochainement par une structure de traitement et de gestion de l’information financière est devenue impérative au regard d’une dépendance lourde et risquée des recettes pétrolières. Elle est dictée, beaucoup plus par une nécessité de diversifier les ressources de l’Etat à travers la recherche de moyens d’accroître la part de la fiscalité ordinaire dans les recettes budgétaires, chapitre qui reste à développer, concluront les fiscalistes.

Elle sera opérationnelle dans trois mois
Une Direction fiscale pour les grandes entreprises
Par : El watan   Le : vendredi 10 juin 2005

Elle sera opérationnelle dans trois mois. Créée par décret exécutif n° 02-303 du 28 septembre 2002, la Direction des grandes entreprises (DGE) a été installée officiellement, jeudi, par le ministre des Finances, Mourad Medelci.

« Aujourd’hui, le discours passe après l’instrument, et l’instrument, c’est la DGE qui va désormais fonctionner en point focal pour faciliter la relation entre les grands opérateurs économiques et l’administration fiscale », a déclaré le grand argentier du pays en procédant à l’inauguration du siège de cette structure à Ben Aknoun (Alger). Un siège réalisé, selon Mohamed Lahcène Krach, responsable à la DGE, pour un montant de 200 millions de dinars. Selon le ministre, cet instrument intervient pour répondre aux préoccupations des opérateurs économiques. « Je lance un appel aux opérateurs économiques pour les inviter à devenir eux-mêmes les acteurs d’une refondation en cours des systèmes de gouvernance dans notre pays et de contribuer plus largement à leur modernisation dans le respect de la loi et de l’éthique de gestion citoyenne », a-t-il ajouté à l’adresse des hommes d’affaires présents à cette cérémonie, dont Issaâd Rebrab et Djilali Mehri. En effet, la DGE est désormais l’interlocuteur unique pour toutes les démarches fiscales des gros contribuables. « Elle est le lieu de déclaration et de paiement des principaux impôts. Elle gère les dossiers fiscaux dans tous leurs aspects : information, assiette, recouvrement, contrôle et contentieux », nous affirmé le directeur de la DGE, Kouider Benhamed Djilali. Par grandes entreprises, on entend, selon ce dernier, toutes les sociétés qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 100 millions de dinars. Il s’agit notamment, indique-t-il, de toutes les sociétés étrangères, des entreprises relevant de la fiscalité des hydrocarbures et des sociétés membres de groupes étrangers. Ainsi, cette structure spécifique relevant de la direction générale des impôts (DGI) s’occupera dans un premier temps de la fiscalité de 907 grandes entreprises du centre du pays, en l’occurrence Alger, Boumerdès, Tizi Ouzou, Tipaza, Blida et Ouargla. Mais par la suite, elle élargira son champ d’intervention aux 2300 grandes entreprises que compte présentement l’Algérie. Selon Kouider Benhamed Djilali, la mise en place de la DGE s’inscrit dans le cadre de la réforme et de la modernisation de la DGI. La direction des grandes entreprises aura comme objectifs la maîtrise des recettes fiscales et l’amélioration des services rendus aux usagers. « La DGE va simplifier les formalités administratives, qui faciliteront les relations entre l’administration et les grandes entreprises. Etant l’interlocuteur unique de ces dernières, cette structure sera en mesure d’assurer une application homogène de la loi fiscale à des opérateurs sensibles aux divergences d’interprétation qui résultent de la dispersion géographique actuelle des inspections », a précisé le directeur de la DGE. Pour la prochaine entrée en vigueur de la loi sur les hydrocarbures, adoptée en mars dernier par l’APN, une sous-direction sera mise en place au niveau de la DGE pour la gestion exclusive de la fiscalité pétrolière et celle du dossier Sonatrach et des opérateurs intervenant dans le même secteur. Outre cette sous-direction, la DGE sera également composée des sous-directions du recouvrement, de la gestion, du contrôle fiscal et celle chargée d’examiner les contentieux. Il est à souligner que ce projet a pris beaucoup de retards pour se concrétiser. Il remonte en réalité à 2001. Inviter à expliquer les raisons de ce retard, M. Krach dira : « Le projet est réalisé avec l’aide des experts du FMI et beaucoup de précautions ont été de mise afin d’éviter toute erreur. » « Il s’agit d’un changement fondamental. » Ce même responsable a annoncé, par ailleurs, que la DGE sera opérationnelle dans trois mois. Parmi les réformes de la DGI, il y a aussi la création, très prochainement, des centres des impôts (CDI) pour les PME et les forfaitaires, dont le centre pilote se trouve à Sidi M’hamed, et les centres de proximité des impôts (CPI) pour les petits commerçants. Sur un autre chapitre, le ministre des Finances a annoncé la poursuite des réformes du système financier, par le lancement de la Caisse nationale d’équipement et de développement (CNED) et du fonds de garantie des PME. Deux instruments, souligne-t-il, qui sont de nature à améliorer les conditions du financement du budget de l’Etat (la CNED) et la bancabilité des opérateurs (PME).

Vignettes automobiles
Encore un délai de 15 jours
Par : Liberte  Le : 26/5/2005

La vente des vignettes automobile pour l'année 2005, qui a débuté le 7 mai dernier, prendra fin le 8 juin prochain à 16h, rappelle-t-on au ministère des Finances tout en exhortant les automobilistes à s'acquitter de cette obligation dans les délais fixés et selon les tarifs légaux dûment publiés. Les vignettes destinées à toutes les catégories de véhicules sont disponibles “en quantité suffisante” au niveau des recettes des impôts et des bureaux de poste, tous autorisés à écouler les vignettes de différentes valeurs. Pour les véhicules de tourisme de moins de trois ans et dont la puissance est comprise entre 4 et 10 chevaux fiscaux, le prix de la vignette oscille entre 1 500 et 8 000 DA, selon la puissance exacte. La vignette coûte entre 1 000 et 4 000 DA pour les véhicules de 3 à 6 ans, entre 700 et 3 000 DA pour les 6-10 ans et entre 300 et 2 000 DA pour les véhicules mis en circulation depuis plus de dix ans.  Pour les véhicules utilitaires de moins de 5 ans, le tarif est compris entre 5 000 et 15 000 DA, et entre 2 000 et 7 000 DA pour ceux de 5 ans et plus. Les véhicules de transport public des voyageurs de 9 à 61 places et moins de cinq ans sont soumis à une vignette dont la valeur varie entre 4 000 et 15 000 DA, et entre 2 000 et 7 000 DA pour ceux de cinq ans et plus, précise encore le communiqué. Ces vignettes, qui sont vendues dans une pochette autocollant, “doivent impérativement être apposées sur le pare-brise des véhicules autrement les propriétaires seront exposés à une amende fiscale de 50% du montant de leur  prix”, informe le ministère. La même amende est appliquée à tout automobiliste qui n'aura pas acheté sa vignette dans la période déterminée, c'est-à-dire jusqu'au 8 juin, dernier délai. En outre, toute vignette non conforme au tarif légal entraînerait le retrait de la carte d'immatriculation (carte grise) qui ne sera restituée qu'après présentation d'une vignette conforme majorée de 100%, avertissent encore les services fiscaux du ministère des Finances.

 

+

 

 
Renouvellement des vignettes automobiles
L’opération prévue du 7 mai au 8 juin
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 13 avril 2005

Le renouvellement des vignettes automobiles est prévu du 7 mai au 8 juin prochain, a déclaré M. Dahamna, sous-directeur de la garantie et des régimes fiscaux de la Direction Générale des Impôts (DGI), à un journaliste du Quotidien d’Oran.
Selon cette même source, «la direction générale des impôts a réceptionné, au début de cette semaine, les estampes de la Banque d’Algérie». Ces  dernières seront mises à la disposition des automobilistes sans aucun changement de prix. Durant le dernier exercice, seulement 1,3 million de vignettes ont été vendues jusqu’à février 2005, et ce, pour une recette de 3 milliards de dinars; la même moyenne de vente que les années précédentes.
 
Direction générale des impôts
Mesures pour lutter contre le marché informel des métaux précieux
Par : EL MOUDJAHID   Le : vendredi 15 avril 2005

La Direction générale des impôts (DGI) a pris  des mesures de lutte contre le marché informel dans le secteur des métaux  précieux, notamment la création imminente de "comptoirs" d’approvisionnement  du marché légal en matières premières et en bijoux, a-t-on relevé dans la lettre  d’information qu’édite tous les deux mois cet établissement financier.         
Le marché informel dans ce domaine "consiste en la mise sur le marché  d’ouvrages en métaux précieux dépourvus de marque, donc n’ayant pas été soumis  au contrôle et, par conséquent, susceptibles d’avoir été fabriqués en dépit des  normes légales", selon une définition d’expert.         
La prolifération de cette activité est due, selon le responsable concerné  à la direction générale des impôts, M. Dahamna, à l’absence de structures chargées  de l’approvisionnement de ce marché en matières premières. C’est ce qui explique,  selon lui, que cette fonction soit "prise en charge en totalité par des opérateurs  activant dans l’informel". Dans cet esprit, a-t-il ajouté, la DGI se trouve "à la veille de l’installation  de comptoirs d’approvisionnement du marché en matières premières et ouvrages  finis", conformément au décret n° 04-190 du Code des impôts directs promulgué  en juillet 2004.         
En outre et en prévision de l’ouverture du marché algérien sur l’économie  mondiale, la Direction des impôts se dit "préparée en conséquence" en matière  de lutte contre l’informel dans ce secteur. C’est ainsi que "les sanctions réprimant les infractions ont été aggravées",  a noté M. Dahamna, en soulignant d’autre part que "des cycles de formation  et de perfectionnement du personnel ont été organisés et continueront de l’être  à l’Ecole nationale des impôts".         
Autre mesure prise par les impôts pour renforcer les moyens de contrôle,  le changement du poinçon "petite  garantie" par un outil dont le principe repose  sur l’analyse d’images.         
Sur le plan opérationnel, M. Dahamna a évoqué le travail de coordination  existant entre l’administration fiscale et la Direction générale des douanes  algériennes en faisant savoir que les relations entre les deux administrations  "sont fixées par la loi". Ces relations, a-t-il expliqué, "se résument aux conditions de prise  en charge, par les services de la garantie au niveau de la direction générale  des impôts, des importations d’ouvrages" en or.
En plus, a ajouté ce responsable,   "les compétences et le domaine d’intervention de chacune des deux administrations  sont clairs".  Le même responsable a exprimé le besoin de l’administration fiscale  de l’assistance des services de sécurité. "Nous sommes en relation avec  ces services, notamment la DGSN, pour coordonner nos actions et constituer des  équipes mixtes d’intervention pour réprimer les infractions, même celles commises  sur la voie publique", a-t-il dit.         
Selon les chiffres de la DGI, la quantité d’or présentée par les opérateurs  au poinçon de garantie durant les quatre dernières années a évolué en dents  de scie et a fini par tomber à son plus bas niveau en 2004, ce qui dénote d’un  volume significatif de fraude.        
D’environ 1,8 million de grammes en 2001 puis trois millions de grammes  en 2002, ces quantités sont tombées à 760.170 grammes en 2003 et, plus bas  encore en 2004, à 656.358 grammes. Commentant ces chiffres, M. Dahamna a expliqué que les présentations  à la marque de l’année 2002, même si elles étaient les plus élevées de ces  dernières années, ne représentaient que 50 % de la moyenne des quantités  présentées durant les décennies 1980 et 1990.         
En outre, depuis la réinstauration en 2003 du prélèvement à la source  du droit de garantie à raison de 106 DA/gramme (au lieu de la TVA due sur  les ventes) "on constate une importante chute des quantités présentées à la  marque en 2003-2004", a-t-il encore relevé.         
Il a estimé toutefois qu’il était "difficile d’évaluer ou d’apprécier  avec exactitude l’ampleur de la fraude" étant donné que celle-ci "n’emprunte  pas de canaux connus de l’administration" et ne peut donc faire l’objet de statistiques  précises.

 
Séminaire sur le nouveau partenariat économique France-Algérie à Paris
L’Algérie va ouvrir le capital de 3 banques publiques
Par : EL MOUDJAHID   Le : Mardi 14 décembre 2004

M. Abdellatif Benachenhou, ministre des Finances, a présidé, hier, à Paris un séminaire sur le nouveau partenariat économique  France-Algérie et les moyens de renforcer les relations entre les deux pays.
Devant un parterre de chefs d’entreprises, de responsables d’établissements financiers français et d’hommes d’affaires des deux pays, en présence de l’ambassadeur d’Algérie en France, M. Benachenhou a exposé les grandes lignes du volet économique et les chantiers prioritaires en matière de réformes et de développement.
Il a rappelé que le premier mandat du Président de la République avait été consacré à la “réconciliation et au retour de la paix”. “Il est arrivé au bout de cinq ans à faire que les algériens coexistent dans la paix et dans l’entente civile conformément à son programme. Cela a prix du temps et de l’argent, de l’argent du budget parce qu’il a fallu reconstruire après les dégâts du terrorisme, période au cours de laquelle l’Algérie s’est retrouvée immensément seule et immensément isolée”, a-t-il dit.           
Tout en signalant que la consolidation de la réconciliation nationale et la paix se poursuit, le ministre des Finances, a mis en exergue les priorités du chef de l’Etat  pour ce qui est de l’emploi et des réformes économiques notamment.
“La priorité bien évidente est d’offrir du travail aux jeunes algériens qui sont nombreux”, a insisté le ministre en signalant que la transition démographique qui a fait qu’on est passés en Algérie d’un taux de croissance de 3,6% de la population à moins de 1,5% actuellement, a certes des effets immédiats   sur l'école avec la diminution des effectifs de la première année, mais pas sur le marché du travail.          
“Sur le marché du travail, nous ne connaîtrions les effets de cette embellie démographique qu’en 2014 ou 2015. En attendant, il faut créer de l’emploi et c’est cette priorité que je veux souligner”, a-t-il déclaré.
Il a ajouté à ce titre que l’emploi en Algérie s’appuie sur deux facteurs essentiels. “D’abord la réforme économique et ensuite l’“investissement grâce à la réforme”, a-t-il indiqué en relevant l’importance de la tâche qu’est la poursuite des réformes économiques. “Il faut que nos partenaires le comprennent et il faut que tous ceux qui s’intéressent à la modernisation de l’Algérie, appuient ses  efforts”.           
Evoquant ces réformes, il a relevé que celles-ci “avancent”. Concernant la libéralisation économique, il a noté qu’“on peut dire que globalement, la libéralisation de l’investissement dans l”économie algérienne est un processus qui se développe”. Il citera l’exemple de quelques secteurs ouverts à l’économie de marché dont celui de la production du tabac. Mais il a reconnu que ce processus se heurte parfois à “l’inertie de la bureaucratie qui a du mal à s’y adapter, mais elle le fera”, a-t-il assuré.
Il a également évoqué la loi sur les hydrocarbures en signalant que le “gouvernement va remettre sur le métier le projet de loi sur les hydrocarbures parce que nous avons atteint la conviction que nous avons besoin sinon de capitaux extérieurs, du moins d’expertise extérieure pour faire un développement ordonné des immenses potentialités pétrolières et gazières de l’Algérie”.
Il a ajouté sur ce point que l’Algérie a un opérateur national (Sonatrach) “expérimenté, réputé”, mais néanmoins qui n’a pas toutes les capacités techniques pour faire un développement entendu et nécessaire pour l’avenir de l’entreprise”.
   

L’économie se libéralise à un rythme croissant

Le ministre   a par ailleurs signalé que l’Algérie va ouvrir le capital de trois banques publiques car “tout simplement nous avons atteint la conviction que face à un marché extrêmement dynamique, les banques publiques n’ont pas encore tous les métiers, toute l’expertise pour aller de l’avant”, a-t-il expliqué.
“Cette libéralisation est aussi portée par l’accord d’association avec l’Union européenne et la libéralisation sera portée également par la conclusion de l’accord d’adhésion à l’OMC”, a-t-il précisé.
M. Benachenhou a soutenu que l’économie algérienne se libéralise à un “rythme croissant” en expliquant, par ailleurs, les grands axes de la “grande” privatisation à venir  dans le cadre des réformes économiques  engagées.
Il a indique d’autre part que les progrès en matière de “petite” privatisation sont réels au profit des anciens salariés des entreprises ou d’entrepreneurs algériens.
Il a signalé, en même temps, que la “grande privatisation pose, quant à elle, plus de problèmes” de par les effectifs plus importants des unités industrielles, tout en signalant que des efforts en été déployés dans ce domaine à l’exemple du secteur de la sidérurgie.
“Tout le monde reconnaît que les choses se passent bien dans la sidérurgie, nous avons osé et nous avons réussi”, a-t-il estimé..         
Les secteurs de la cimenterie, dont le rôle est déterminant au regard de l’importance des projets d’habitat engagés par le pays, et de la téléphonie ont été cités par le ministre pour expliquer qu’il y a une “très claire conscience au sein du gouvernement que la libéralisation implique nécessairement la privatisation. Faute de quoi, les opérateurs historiques des différents secteurs seraient tout simplement condamnés à disparaître”, selon lui.
Le troisième volet de la réforme souligné par M. Benachenhou est celui de la finance publique. “Ce que nous faisons dans la finance publique est simple mais important. Nous remettons les choses à leur place. La devise du ministère que je dirige et qui est devenue celle du gouvernement, c’est qu’il faut aller du budget au marché”, a-t-il expliqué.
Donnant l’exemple du logement, il a parlé du rôle de l’épargne dans le financement de la réalisation du logement.
“L’épargne des ménages est absolument croissante et elle s’élève à près de onze milliards de dollars qui peuvent financer la réalisation de logements”, a-t-il relevé.
Il a également cité les projets des grandes infrastructures publiques, dont l’autoroute est-ouest, en insistant sur l’importance de trouver des montages et des mécanismes financiers pour la réalisation de ce type de projets qui ne seront pas financés par le budget.                       
Le ministre a parlé aussi de l’importance de la formation, de la qualité du système éducatif et des ressources humaines adéquates nécessaires pour accompagner ces réformes, avant de situer le partenariat algéro-français. “Notre espoir est que le partenariat algéro-français soit fondé sur une meilleure connaissance des impératifs du développement algérien”, a-t-il ajouté.
Pour lui, ces rencontres organisées par Ubifrance permettent de donner “une meilleure visibilité aux efforts de  l’Algérie à l’heure actuelle”.
Ce partenariat doit être basé aussi sur une meilleure “approche”  du développement de l’Algérie sans pour autant  négliger les échanges commerciaux et l’activité économique.
“L’Algérie ne se modernise pas seulement par le commerce qui est porteur certes de modernité, mais elle se modernise aussi par l’activité, par la connaissance de nouvelles techniques de management, de travail et de nouveaux processus de production”, a-t-il  affirmé.
La modernité est synonyme également, pour le ministre, de la capacité d’expertise, un domaine qui doit être lié au partenariat entre les deux pays. “Les choses se font” dans ce domaine “mais en petite dimension”, a-t-il ajouté en estimant qu’une “Algérie modernisée offrira un grand potentiel de croissance y compris pour les entreprises française
s”.

L’équilibre des intérêts

Rappelant l’aide-mémoire qu’il a signé en juillet à Alger avec M. Nicolas Sarkozy, alors ministre français de l’Economie et des Finances,  il a insisté sur l’équilibre des intérêts des deux pays qui le caractérise dans son contenu et dans sa mise en œuvre.
Cet équilibre s’exprime en termes de respect de l’intérêt commercial côté français et de l’intérêt d’investissement pour l’Algérie.
Le directeur d’Ubifrance a souligné, dans une intervention, l’importance du marché algérien et des perspectives de développement de ces relations dans le domaine économique. Il a évoqué le rôle de son agence dans ce domaine et les grandes actions de son programme de 2005.
De son côté l’ambassadeur d’Algérie, M. Mohamed Ghoualmi, a fait un historique des relations algéro-françaises et a estimé que la volonté politique “exceptionnelle” des Présidents Bouteflika et Chirac d’instaurer des relations privilégiées entre les deux pays doit être suivie d’un nouveau partenariat économique, notamment pour ce qui est des investissements français qui restent très en deçà des potentialités de l’Algérie.

 

La loi de finances 2005 devant le Conseil de la nation
20 mesures en faveur des ménages
Par : El Moudjahid  Le : Dimanche 21 novembre 2004

Le ministre des finances, M. Abdellatif Benachenhou, a présenté, hier matin, au Conseil de la nation, lors d’une séance plénière sous la présidence de M. Abdelkader Bensalah, président, les grandes lignes de la loi de finances et de budget pour l’exercice 2005. Dans son exposé des motifs, le ministre, fonde le taux de croissance économique sur 5,3%, estime qu’avec une meilleure performance du processus des réformes et compte tenu des capacités humaines et matérielles dont dispose le pays, on pourrait atteindre un taux de croissance de l’ordre de 8%.
M. Benachenhou, qui a évoqué les paramètres extérieurs, s’arrêtant sur le volume des dettes publiques évaluées à 2.400 milliards de dinars dont les 2/3 extérieurs et en dollars plaide pour le règlement et l’assainissement des entreprises et des banques en vue de sortir de ce cercle de crise qui engloutit plus de 70% en dette et pénalise le Trésor public. L’assainissement du commerce et du marché participe également à ces accumulations de dettes par le truchement de l’inflation importée en devises (euro). Le ministre, qui ouvre la parenthèse sur les amendements et articles rejetés par l’APN réduisant de 31 milliards de dinars le volume de la fiscalité ordinaire et handicapant la conclusion et l’adhésion de l’Algérie dans le circuit mondial de l’économie, s’interroge donc sur les options en matière de politique financière et de son rapport à la réalité économique. Faisant le parallèle entre les transferts sociaux, 9,3%, et les dépenses de fonctionnement, 12,5%, M. Benachenhou pose l’équation de l’avenir du pays.
A ce titre, le projet de loi retient trois secteurs prioritaires qui devront accélérer et adapter la gestion des affaires publiques. Il s’agit des secteurs de la justice, de l’enseignement supérieur et de la DGSN, auxquels des budgets conséquents ont été alloués.
Quant au budget de fonctionnement évalué à 750 milliards de dinars, il sera consacré à la première étape du programme quinquennal (2005-2009) et touchera les domaines de la justice, de l’habitat, de l’éducation. Et pour ce faire les capacités locales de sa réalisation, estimées à 50% restent insuffisantes face à un secteur public en crise et un secteur privé en apprentissage face à un déficit de 500 milliards de dinars y compris le service de la dette, le gouvernement a le devoir d’organiser les choses d’autant plus que l’Algérie a des échéances et exigences vis-à-vis de l’extérieur, notamment les accords avec l’Union européenne et l’OMC.
A ce titre, M. Benachenhou parle de 145 milliards de dinars à gagner jusqu’au terme de 2014, le prix du démantèlement tarifaire, alors que le rejet de l’article sur l’importation des alcools ralentira les discussions avec l’OMC.
En matière d’épuration et de clarification des finances, la loi propose le Trésor public pour gérer les comptes des caisses nationales de la sécurité et de la CNAC, tout comme elle propose la budgétisation des déficits publics des entreprises économiques déficitaires par le Trésor public.
La loi de finances élaborée sur un prix de baril référentiel de 19 dollars et un taux d’inflation de 3 à 4%, allège les charges sociales, réduit les charges parafiscales sur les entreprises et améliore la sécurité financière du pays face aux conjonctures fluctuantes.
Sur cet aspect social, le ministre des Finances avance 20 mesures sociales en faveur des citoyens, des ménages et des entreprises et quatre mesures sociales pour le compte du Trésor public.
Les débats du texte de loi qui ont repris dans l’après-midi et se poursuivront aujourd’hui ont mis en exergue l’esprit cartésien du ministre des Finances à aller au fond des choses quand bien même il est handicapé par la lenteur du rythme des réformes et la fuite devant la fiscalité.
Dans une intervention, un sénateur tout en reprochant aux députés formant l’alliance présidentielle (FLN-RND-MSP) le rejet de l’article sur l’alcool, a interpellé le gouvernement sur le manque de concertation et de coordination des positions avant le dépôt et l’élaboration du texte de loi et notamment cet article.
Un autre sénateur s’est interrogé à propos du début de la réforme du système financier et bancaire et sur la nécessité de procéder
à des bilans financiers annuels pour une meilleure lisibilité des comptes de la nation, du solde des lois de finances.
Les débats qui se sont poursuivis hier après-midi ont abordé les chapitres des budgets et leurs rapports avec les wilayas et les localités.
Les débats reprendront ce matin avant la réponse du ministre des Finances.

APN:Adoption du projet de loi de finances 2005 
Par : El Moudjahid  Le : Mardi 09 novembre 2004

Le projet de loi de finances et du budget pour 2005 a été adopté hier à une écrasante majorité par l'Assemblée Populaire Nationale (APN). 
Le «éoui» l'a largement emporté, le texte de loi n'ayant été rejeté que par les députés du Parti des Travailleurs (PT) alors qu'aucune abstention n'a été enregistrée. 
De nombreux amendements ont été apportés au texte initial, notamment l'abrogation de la disposition imposant une taxe de 7 % sur les médicaments, une taxe supplémentaire de 1 DA par litre de gasoil, au lieu de 5 DA, et également 1 DA par litre d'eau minérale au lieu de 5 DA. 
Le texte adopté abroge également la disposition prévoyant l'expulsion de tout locataire ayant cumulé trois mois d'arriérés dans le paiement du loyer, dans un délai de deux mois. 
Il reconduit toutefois l'interdiction d'importation de boissons alcoolisées telle qu'elle avait été adoptée pour l'exercice 2004. 
Elaboré sur la base d'un prix du baril de pétrole à 19 dollars et d'un taux de change du dinar à 76 dollars, le projet prévoit un taux de croissance économique de 5,3%, un taux d'inflation de 3%, des recettes de 1.635 milliards de dinars (mds DA) et des dépenses de 1.950 mds DA, soit 37,5 % du PIB. 
Le texte, qui prévoit un déficit budgétaire de 314 mds DA (contre 392 mds DA en 2004), se distingue des projets précédents par une quasi-stagnation du volume des dépenses de fonctionnement, maintenus ainsi à 1.200 mds DA et composées à plus de 50% de salaires de la Fonction publique.

Reconduction l'interdiction de l'importation des vins 

L'Assemblée populaire nationale (APN) a reconduit, hier, lors de la séance consacrée au vote du projet de loi de finances pour 2005, l'interdiction de l'importation des vins, telle qu'elle avait été adoptée pour l'exercice 2004. 
Les députés ont voté, à la majorité, pour l'annulation de l'article 50 du projet de loi de finances 2005 portant abrogation de l'article 46 de la loi de finances 2004, qui avait instauré «l'interdiction de l'importation des vins de toutes natures». 
Le gouvernement a justifié sa proposition d'annuler cette interdiction par le fait qu'elle soit «susceptible d'entraîner à l'encontre de l'Algérie des mesures de rétorsion au titre de la réciprocité de la part des autres pays». 
Interrogé par la presse sur l'impact que pourrait avoir cette mesure sur les négociations d'adhésion de l'Algérie à l'OMC, M. Abdellatif Benachenhou, ministre des Finances, a estimé qu'elle était «à l'encontre des engagements internationaux de l'Algérie», ajoutant que «le gouvernement se réunira prochainement pour étudier les conséquences de ce vote». 

Poursuite des travaux ce matin

Les travaux de l'Assemblée populaire nationale (APN) se poursuivront, ce matin, en séance plénière qui sera consacrée aux questions orales, a indiqué un communiqué de l'APN. 
Selon le communiqué dont l'APS a reçu une copie lhier, «les questions orales au nombre de 21 programmées pour cette séance portent sur les secteurs de l'énergie et des mines, le commerce, les moudjahidine, l'éducation nationale et les travaux publics».

-----------------

Recettes définitives appliquées au budget de l'Etat pour 2005 
Voici le tableau des recettes définitives appliquées au budget de l'Etat pour l'exercice 2005, tel qu'établi dans le projet de loi de finances pour 2005, adopté hier lundi par l'Assemblée populaire nationale (APN). (Les montants sont exprimés en Milliers de dinars algériens) 
I- Ressources ordinaires 
1- Recettes fiscales 
- Produit des contributions directes : 147.460.000 
- Produit de l'enregistrement et du timbre : 21.030.000 
- Produit des impôts divers sur les affaires : 279.660.000 (dont TVA sur les produits importés) : 109.040.000 
- Produit des contributions indirectes : 800.000 
- Produit des douanes: 147.980.000 
Sous-total : 596.930.000
I.2- Recettes ordinaires 
- Produits et revenus des domaines : 12.000.000 
- Produit divers du budget : 26.000.000 
Sous-total: 38.000.000
I.3- Autres recettes 
Autres recettes : 101.900.000 
Sous total :101.900.000 
Total des ressources ordinaires: 736.830.000 
II- Fiscalité pétrolière 
- Fiscalité pétrolière :899.000.000 
Total général des recettes: 1.635.830.000.

Répartition par ministère des crédits du budget de fonctionnement pour 2005 
Voici la répartition, par département ministériel, des crédits ouverts au titre du budget de fonctionnement pour l'exercice 2005 telle qu'établie par le projet de loi de finances 2005, adopté hier par l'Assemblée Populaire Nationale (APN). 
(Les montants sont exprimés en dinars algériens) 
- Présidence de la République: 3.996.907.000 
- Services du Chef du Gouvernement: 1.996.440.000 
- Défense nationale : 210.000.000.000 
- Intérieur et Collectivités locales: 148.370.086.000 
- Affaires étrangères: 15.892.710.000 
-Justice: 18.264.104.000 
-Finances: 26.537.839.000 
- Energie et Mines : 3.222.771.000 
- Ressources en eau : 5.043.970.000 
-Commerce: 2.800.783.000 
- Affaires religieuses et Waqfs: 7.328.001.000 
-Moudjahidine: 109.572.490.000 
- Aménagement du Territoire et Environnement : 702.436.000 
-Transports: 1.801.013.000 
- Education nationale : 214.402.120.000 
- Agriculture et Développement rural : 9.520.084.000 
- Travaux publics: 2.693.721.000 
- Santé, Population et Reformes hospitalière : 62.460.953.000 
-Culture: 2.678.529.000 
-Communication: 681.101.000 
- Petite et Moyenne entreprise et Artisanat : 477.320.000 
- Enseignement supérieur et Recherche scientifique 78.381.380.000 
- Postes et Technologies de l'information et de la communication : 1.077.065.000 
- Jeunesse et Sports : 8.793.552.000 
- Formation et Enseignement professionnels : 16.402.855.000 
- Habitat et Urbanisme: 4.689.999.000 
-Industrie: 352.436.000 
- Travail et Sécurité sociale : 21.337.741.000 
- Emploi et Solidarité nationale: 36.818.965.000 
- Relations avec le Parlement: 100.000.000 
- Pêche et Ressources halieutiques: 675.728.000 
-Tourisme: 742.694.000 
Sous-total: 1.017.815.793.000 
- Charges communes: 182.184.207.000 
Total général :1.200.000.000.000.

La répartition par secteur des dépenses d'équipement pour l'année 2005 
Voici la répartition par secteur des dépenses d'équipement à caractère définitif pour l'exercice 2005, telle que fixée dans le projet de loi de finances 2005 adopté ce hier à l'APN. Les montants sont exprimés en milliers de dinars : 
-Industrie 500.000 
- Agriculture et hydraulique 96 046 000 
- Soutien aux services productifs : 15 656 000 
- Infrastructures économiques et administration : 126.497.000 
- Education et formation 75 840 000 
- Infrastructures socio-culturelles : 44 201 000 
- Soutien à l'accès à l'habitat 61 475 000 
- Divers : 100 000 000 
- PCD : 33. 000.000 
Sous- total investissement 553 215 000 
- Soutien à l'activité économique (Dotations aux CAS et bonification du taux d'intérêts : 182 985 000 
- Compte de gestion des opérations du programme spécial de reconstruction : 8 800 000 
- Provision pour dépenses imprévues : 5 000 000 
Sous total opérations en capital 196 785 000
Total budget d'équipement 750 000 000

Les principaux amendements
Par : El Moudjahid  Le : Mardi 09 novembre 2004

-> Petite augmentation de 1 dinar sur le gazoil et l’eau minéral -> La proposition d’imposer une TVA de 7% sur les produits pharmaceutiques importés a été carrément rejetée par les députés -> Annulation de la sanction pour le retard dans le paiement du loyer d’habitation -> L’importation des véhicules de tourisme de moins de trois ans reconduite 
-> Maintient de l’interdiction d’importation des vins

Le projet de loi de finances pour 2005, adopté, hier, par l’APN, contient une dizaine d’amendements portant notamment sur la réduction ou l’annulation de certaines taxes proposées, l’annulation de la sanction pour le retard dans le paiement du loyer d’habitation, la reconduction de l’importation des véhicules de moins de trois ans et l’interdiction de l’importation des vins.
Les députés ont revu à la baisse l’augmentation de la taxe sur le gas-oil de 5 DA par litre, prévue par l’article 28, en la fixant à 1 DA/litre. La taxe appliquée au litre de gas-oil, actuellement à 1,75 DA, passera ainsi à 2,75 DA dès le 1er janvier 2005.
La proposition du gouvernement d’augmenter à 5 DA (contre 1 DA pratiquée actuellement) la redevance sur chaque litre d’eau minérale expédié des ateliers d’emballage, tel que le prévoit l'article 87, a été également amendée par les députés qui ont opté pour une hausse de 1 DA portant cette redevance à 2 DA. La proposition d’imposer une TVA de 7% sur les produits pharmaceutiques importés a été carrément rejetée par les députés qui ont, d’autre part, reconduit l’importation des véhicules de tourisme de moins de trois ans en introduisant un nouvel article (50 bis) et ont maintenu l’interdiction d’importation des vins en abrogeant l’article 50 qui la levait.
L’article 49 relatif à l’imposition d’une taxe de 5.000 DA/an sur les terres agricoles irrigués a été également supprimé de même que l’article 55 obligeant les agriculteurs à importer un matériel de tractions et de récoltes à “l’état neuf”.
Une autre abrogation a touché l’article 66 qui donnait droit aux propriétaires de logements de location-vente ou de tout autre programme réalisé sur concours définitif de l’état d’expulser, dans un délai de 30 jours, le locataire ayant cumulé 3 mois d’arriérés dans le paiement des loyers et des charges.
L’article 14 portant augmentation de 200 % de la taxe foncière sur les terrains n’ayant pas fait l’objet d’un début de construction depuis 5 ans, et l’article 83 qui propose le reversement au Trésor public des crédits affectés aux comptes d’affectation spéciale et non utilisés ont été également rejetés. Le reversement au budget de l’Etat des cotisations versées à la Caisse Nationale d’Assurance Chômage par l’Etat employeur pour la période 2000-2003, prévu par l’article 86, a été en outre annulé par l’APN.
Les députés ont également introduit un nouvel article, le 82 bis, qui porte sur l'intégration des aides octroyées par l’Etat aux associations caritatives dans le compte des ressources du Fonds de solidarité nationale.
Un autre article nouvellement introduit, le 16 bis, instaure une réduction de 50% de l’IRG et de l’IBS au profit des personnes physiques et morales activant dans les wilayas d’Illizi, Tindouf, Adrar et Tamanrasset pour une période de 5 ans.
Pour ce qui est de l’amende fiscale à l’encontre des commerçants et des importateurs refusant de présenter un état actualisé de leur clientèle à chaque réquisition de l’administration fiscale, fixée entre 5.000 et 100.000 DA par l’article 44, sa fourchette a été revue à la hausse et se situe désormais entre 30.000 et 400.000 DA. L’ouverture à la concurrence étrangère des métiers d’audit, d’expertise comptable et de commissariat aux comptes a été purement et simplement abandonnée par l’abrogation de l’article 59 qui la proposait.

Une vision économique prudentielle
Par : El Moudjahid  Le : Mardi 09 novembre 2004

A l’unanimité, l’Assemblée populaire nationale présidée à M. Amar Saïdani a voté article par article hier en présence de membres de l’exécutif, le projet de loi de finances et du budget pour l’exercice 2005.
Une séance des plus sereines contrairement aux présages qui a vu l’adoption du document portant sur 114 propositions d’amendement dont 4 seront jugées non conformes aux règles procédurales par la commission des finances et du budget alors que deux autres ont fait l’objet de retrait par leurs auteurs.
Elaborée sur la base de critères d’équilibres financiers et de rationalisation des dépenses dans le cadre d’une vision économique qui reste prudentielle en dépit de la montée des cours du pétrole, la loi de finances 2005 ainsi conçue devra privilégier une stratégie de développement exempte de dépendance des recettes des hydrocarbures.
L’orientation au contraire, devra contribuer à la préservation de la structure du système fiscal comme condition essentielle à l’intégration de l’économie nationale dans la dynamique mondiale a souligné le rapporteur de la commission des finances et du budget devant les 251 députés présents. Des dispositions nouvelles l’ont retient le maintien de l’interdiction d’importation des boissons alcoolisées, sur proposition de députés du MSP. 
Une mesure assimilée à une victoire par la mouvance islamiste qui réussira ainsi à perpétuer l’article 46 de la loi de finances 2004.
Toutefois, la proposition du député Larbi Cheklal du MSP portant interdiction de la production de ce genre de boissons sera rejetée par l’Assemblée. La proposition d’autorisation d’importation de véhicules de moins de 3 ans formulée par les députés Miloud Kadri, Mhamed Meflah et Mohamed Dif ne sera pas prise en considération puisqu’elle sera réfutée par la commission au motif que telle éventualité serait une nuisance pour l’environnement et une incitation à la fraude sur l’âge du véhicule. D’autre part, la proposition du gouvernement de relever le prix du gasoil ne trouvera pas écho au sein de l’assemblée qui a opté pour l’amendement formulé par le député Abderahmane Benamara du FLN, et qui suggère une taxe de 1 DA au lieu de 5 initialement contenue dans le document du gouvernement. Aussi, la redevance initialement proposée à 3 DA sur le litre d’eau minérale et de source sera ramenée à 1 DA alors que la taxe de 7 % prévue par l’article 26 sur le médicament importé sera simplement annulée.
Mme Louisa Hanoun ne réussira pas à convaincre par ses propositions d’annulation du fonds de régulation des recettes ou encore de relèvement du SNMG à 24 000 DA. Rejet justifié par la commission par le fait qu’une telle éventualité induirait un impact financier de plus de 3 milliards de dinars sur le budget de l’Etat avec incidences sur les équilibres financiers.
A la proposition de levée de la TVA sur les ouvrages édités en Algérie, la commission répliquera qu’une telle disposition serait contraire à la politique fiscale nationale d’autant plus que les investisseurs dans ce créneau bénéficient de systèmes préférentiels dans le cadre de l’ANDI et de l’ANSEJ.
Le représentant du gouvernement, en l’occurrence M. Benachenhou, s’est engagé à examiner la proposition de M. Salim Chakour du MSP portant augmentation de la prime accordée à la femme au foyer sans enfant, a indiqué le rapporteur de la commission. Les locataires de logements sociaux et de location-vente ne seront pas expulsés pour non paiement des loyers, sur une période de 3 mois alors que l’exercice en Algérie de la profession d’expert-comptable, de commissaire aux comptes par des étrangers ne sera pas accordée par l’Assemblée.
Le ministre des Finances, M. Abdelatif Benachenhou, tout en se félicitant de l’adoption de la loi de finances 2005, indiquera que certains amendements n’étaient pas dans l’intérêt du pays. Il soulignera l’insuffisance de conscience des défis futurs dont l’adhésion à l’OMC. “Pour investir, il ne faut pas consommer toute les ressources”, a-t-il conclu.
A noter que sur instruction du Chef du gouvernement en date du 3 novembre, il a été procédé au retrait du projet de loi sur les OGM dont l’examen était prévu pour le 7 novembre a indiqué le président de l’APW, M. Amar Saïdani.

Ce qu’il faut retenir ...
Par : El Moudjahid  Le : Mardi 09 novembre 2004

Le projet de loi de finances pour 2005, adopté hier par l'APN après avoir fait l'objet d'une dizaine d'amendements significatifs, prévoit plusieurs mesures visant notamment à alléger les charges sociales du budget de l'Etat, réduire les charges parafiscales sur les entreprises, améliorer la sécurité financière du pays, développer le marché de l'immobilier et celui du logement locatif et intensifier la lutte contre la fraude fiscale. 

Voici les principales dispositions prévues par ce texte : 

La prise en charge, par un prélèvement d'un montant annuel de 35 milliards de dinars sur le budget de l'Etat, des déficits des Entreprises publiques économiques (EPE) déstructurées ou insuffisamment performantes. 

La récupération par l'administration des domaines des terrains occupés par les Entreprises publiques économiques (EPE) et non objectivement nécessaires à leurs activités. 

La couverture financière de la charge médicale des assurés sociaux par les contributions des organismes de sécurité sociale aux budgets des secteurs sanitaires et des établissements hospitaliers spécialisés. Pour l'année 2005, cette contribution est fixée à 35 milliards de dinars. 

Transfert des charges des allocations familiales (hors administration) aux employeurs à hauteur de 50%. 

Création d'un Fonds de soutien à l'investissement pour l'emploi (FSIE) visant à la participation des travailleurs au financement des PME. 

Réduction du versement forfaitaire (VF) d'un (1) point faisant passer son taux de 2% actuellement à 1% en 2005 . 

Réaménagement de l'imposition (IRG) des intérêt produits par les sommes inscrites sur les livrets ou comptes d'épargne en revoyant à la baisse le seuil imposable au taux réduit de 1%. Ce seuil baisse ainsi de 200.000 à 50.000 DA. 

Réduction de 50% de l'IRG et de l'IBS au profit des personnes physiques et morales activant dans les wilayas d'Illizi, Tindouf, Adrar et Tamanrasset pour une période de 5 ans. 

Instauration d'une amende fiscale allant de 30.000 à 400.000 DA sur les commerçants et les importateurs refusant de présenter un état actualisé de leurs clients lors de chaque réquisition de l'administration fiscale. 

Baisse de 15 à 10% de la taxe sur la plus value réalisée sur la vente d'un logement. 

Baisse de 10 à 7% de l'impôt sur le loyer des logements et exonération de la location des logements aux étudiants. 

Révision des prix administrés de certains biens et services dont l'augmentation de 1 DA/litre respectivement des taxes sur les eaux minérales et sur le Gasoil de 1 DA/litre. 

Institution d'un versement libératoire de l'IRG auprès du service du lieu d'activité pour les revenus des locations de salles de fêtes. 

Reconduction de l'importation des véhicules de tourisme d'occasion de moins de trois ans. 

Reconduction de l'interdiction d'importation des vins. 

Mention obligatoire sur les actes notariés et extrajudiciaires, d'informations relatives à l'état civil y compris le numéro de l'acte de naissance ou le numéro statistique (NIS). 

L'aggravation des sanctions en cas d'importation frauduleuse d'ouvrages en métaux précieux ou de détention et de vente d'ouvrages marqués de faux poinçons. 

La «criminalisation» de la fraude en matière de TVA. 

Mise en place de mesures en faveur du capital risque. 

Renforcement du recours à des financements concessionnels 

Intégration des aides octroyées par l'Etat aux associations caritatives dans le compte des ressources du Fonds de solidarité nationale. 

Projet de loi de finances pour 2005 
Les dettes des entreprises déficitaires budgétisées
Par : El Watan  Le : Lundi 30 octobre 2004

 

L’article 89 du projet de la loi de finances pour 2005 portant « budgétisation » des déficits des entreprises publiques économiques (EPE) déstructurées ou insuffisamment performantes a été au centre de l’exposé présenté, jeudi dernier à l’APN, par le ministre des Finances, Abdellatif Benachenhou. A l’origine d’une véritable saignée financière qui a duré tout au long des vingt dernières années, le financement des déficits budgétaires enregistrés par des entreprises publiques déstructurées à travers leur capitalisation (rachat de leurs découverts bancaires) a coûté au Trésor public, a rappelé l’argentier du pays, quelque « 28 milliards de dollars ». Expliquant aux députés les motifs ayant amené les pouvoirs publics à l’élaboration de ce texte de loi, le ministre a affirmé que la démarche vise la « responsabilisation » à la fois de ces EPE et des citoyens quant au choix de sauvegarder ou non des entreprises déficitaires.


APN : Le projet de loi de finances 2005 en débat
Les députés soulignent les résultats positifs réalisés au plan économique 
Par : El Moudjahid  Le : Lundi 30 octobre 2004


Les débats sur le projet de loi de finances 2005, entamés jeudi dans la soirée à l'Assemblée populaire nationale et qui doivent se poursuivre durant trois jours, ont été marqués par un grand nombre d'interventions sur les résultats extrêmement positifs réalisés au plan financier à la lumière des indicateurs économiques largement repris par les députés au cours de leurs interventions. 
Selon une écrasante majorité des élus intervenus jeudi, «le gouvernement a pu maîtriser l'inflation et surtout réaliser un taux de croissance appréciable», mais ont relevé toutefois «un manque d'harmonie entre l'efficacité économique et le volet social». 
«La loi de finances 2005 intervient dans une étape décisive au moment où l'Algérie possède des réserves de change de plus de 32 milliards de dollars», ont affirmé d'autres élus soulignant la grande responsabilité des pouvoirs publics dans l'amélioration du niveau de vie des citoyens. 
«L'année 2005 devra être un tournant dans la politique sociale», ont-ils dit et l'amélioration du taux de croissance «devrait conduire à une hausse des salaires, une augmentation du pouvoir d'achat et à une reprise de l'emploi», ont-ils ajouté. 
Certaines interventions de députés ont ciblé les problèmes sociaux que les citoyens continuent d'endurer tels le chômage, l'absence d'infrastructures de base dans plusieurs wilayas, l'eau potable ou la sous exploitation des ports régionaux comme ceux de Dellys ou de Djen Djen. 
Le secteur des travaux publics a été également ciblé, notamment au niveau de la RN 1 reliant Alger à Tamanrasset qui a fait l'objet de sévères critiques liées à son état jugé «lamentable». 
Le secteur de l'habitat a pris également une part prépondérante dans les préoccupations des membres de l'APN qui ont affirmé que «l'amélioration des conditions de vie des citoyens passe par l'amélioration de son cadre de vie» et estiment «injuste» la disposition de l'AADL concernant les expulsions de ceux qui accumulent un retard de paiement de trois mois, et demandent son annulation. L'autre pôle d'intervention, qui a marqué cette séance plénière, a été le projet d'augmentation du prix du mazout unanimement rejeté par les élus qui sont intervenus au cours de cette séance. 
Pour eux, «l'augmentation du prix du fioul est une mesure anti sociale aussi aberrante qu'inutile» d'autant que le prix du baril du pétrole dépasse les 50 dollars. Pour étayer leur thèse, les membres de l'APN ont tenu à mettre en exergue l'importance de fioul dans la vie des citoyens des campagnes, notamment pour le chauffage domestique ou le transport. 
«Augmenter le prix du mazout, alors que cela n'est pas nécessaire, c'est contribuer à appauvrir davantage de couches de populations défavorisées», ont dit les élus qui demandent l'annulation pure et simple de cette disposition contenue dans le projet de loi de finances 2005. Pour la plupart des autres interventions, le secteur de l'agriculture s'est taillé la part du lion à telle enseigne que ce secteur a été qualifié par un député de «véritable remplaçant du pétrole en Algérie pour les années à venir». 
L'agriculture représente un immense potentiel d'exportation hors hydrocarbures ont affirmé les députés appelant l'Etat à encourager le fellah, notamment dans le sud du pays à travers la réduction des factures d'électricité utilisées pour les besoins agricoles, le forage des puits et l'acquisition de systèmes d'irrigation et autres. 
Concernant l'industrie, certains députés ont noté «les résultats insuffisants enregistrés par ce secteur» qualifié d'ailleurs de «secteur à la traîne de l'économie nationale en dépit de réelles possibilités qu'il recèle». 
La loi de finances 2005, établie sur la base d'un prix du baril de pétrole a 19 dollars, prévoit des dépenses budgétaires pour 2005 qui s'élèvent à 1.950 milliards de dinars (soit 37,5% du PIB), en hausse de 3,85% par rapport à 2004, alors que les recettes se montent à 1.636 milliards de dinars (+4,03%). 
Rappelons que les débats sur le projet de loi de finances 2005 s'achèveront aujourd’hui samedi avec les interventions des présidents de groupes parlementaires, alors que le vote du projet de loi doit avoir lieu lundi 8 novembre.

 

Les vérités de Benachenhou
Par : El Moudjahid  Le : Lundi 30 octobre 2004


Le projet de loi de finances pour 2005 propose la prise en charge, par le budget de l'Etat, des déficits des centaines d'entreprises publiques économiques (EPE) "déstructurées ou insuffisamment performantes", une démarche qui vise la "responsabilisation" à la fois de ces EPE et des citoyens quant au choix de sauvegarder des entreprises déficitaires, a affirmé jeudi le ministre des Finances, M. Abdellatif Benachenhou.
L'article 89 de ce projet, prévoit que "l'Etat prenne directement en charge, à partir de 2005, les besoins de subvention d'exploitation des établissements et entreprises publics dans le cadre de la loi de finances". 
Ainsi, "le financement par le Trésor des rachats de l'endettement bancaire sera assuré sur des ressources budgétaires", selon le même article qui dispose en outre que “l’Administration des domaines récupère les terrains occupés par les EPE et non objectivement nécessaires à leurs activités".
"Cette proposition, tout à fait banale et adoptée partout dans le monde, n'est pas une démarche de restriction mais une démarche de transparence", a dit M. Benachenhou en expliquant que la sauvegarde des entreprises publiques déficitaires est d'abord "un choix politique qui sera soumis à l'approbation du peuple par le biais des députés qui le représentent au sein de l’APN". 
Ainsi, chaque entreprise sera clairement identifiée tout comme ses besoins en subventions qui figureront dans la loi de finances et le budget de l’Etat. 
Dans l'exposé des motifs rattachés à l'article 89, il est dit, en effet, que "la démarche globale ainsi engagée permet la transparence dans l'allocation de la ressource publique et la normalisation de la relation entre la banque et l'entreprise cliente". 
"En d'autres termes, le dispositif se fonde sur la responsabilisation des acteurs (et) permet le plein exercice par le législateur de ses attributions constitutionnelles", poursuit l'exposé. 
Et le ministre des Finances de s'interroger : "On ne cesse de demander aux banques de jouer un rôle efficace dans le financement de l'économie. Comment le pourraient-elles si elles continuaient de financer des entreprises constamment déficitaires?". 
Le financement, durant environ deux décennies, des déficits budgétaires enregistrés par des entreprises publiques déstructurées à travers leur capitalisation (rachat de leurs découverts bancaires) a coûté au Trésor public quelque vingt-huit milliards de dollars, a-t-il affirmé.
Le nouveau mode d'assainissement de la situation actuelle des entreprises publiques serait concrétisé par la mise en place, à l’issue de chaque trimestre, de crédits budgétaires totalisant 35 milliards de DA à répartir en fonction du besoin effectif de soutien qui sera dégagé, selon l'article 89, dont l’application devrait se faire après une évaluation de la situation des EPE concernées. 
Cette situation sera estimée au 30 juin 2004 et comprendra, entre autres comptes déficitaires, les stocks morts et les créances irrécouvrables. 
Sur les 1.200 EPE existant actuellement en Algérie, 263 sont considérées comme "déstructurées", selon une estimation précise et officielle, alors que le nombre de celles dites "insuffisamment performantes" avoisinerait les six cents.

 
Réserves de change
40 milliards de dollars à fin 2004
Par : Liberté  Le : Lundi 30 octobre 2004

Le remboursement anticipé de la dette va économiser à l’Algérie 23 milliards de dinars en 2005.
Le grand argentier du pays a adopté le ton didactique face à l’opinion publique et devant un parterre de députés essentiellement profanes dans les sujets financiers, en présentant jeudi le projet de loi de finances 2005. Comme à l’accoutumée, le ministres des Finances, M. Benachenhou, a exposé la situation économique actuelle de l’Algérie. Il en ressort que les réserves en devises du pays ont atteint à fin septembre 2004 37, 3 milliards de dollars. “Les réserves de change atteindront 40 milliards de dollars à fin 2004”, a indiqué le ministre. La croissance économique sera de l’ordre de 5,5% en 2004, contre 6,8% en 2003. Le gouvernement projette une croissance moyenne de 5,3% annuellement au cours de la période 2005-2009. Les principaux moteurs de cette augmentation de la richesse nationale seront le secteur des hydrocarbures en premier lieu, l’agriculture et le bâtiment en second, suivent les services. L’industrie de transformation, qualifiée de gelée, ne participe pas avec force à la croissance globale. Le ministre des Finances escompte une maîtrise de la hausse des prix : 3 à 3,5% en 2005, contre 3 à 4% ces dernières années.

Réserves en devises :  37,3 milliards de dollars  à fin septembre 2004
L’argentier du pays a souligné que le prix du baril de 19 dollars, paramètre fondamental sur lequel s’est établi le projet de loi de finances 2005, a été fixé après examen de la conjoncture intérieure et extérieure, ainsi que de la politique de désendettement du pays. Revenant sur les axes du projet de budget 2005, le ministre a rappelé que les recettes fiscales vont connaître une croissance de 7% ( 1 635 milliards de DA contre 1 528 milliards de DA en 2004. Les recettes fiscales pétrolières s’élèveront à 900 milliards de DA (862 milliards de DA en 2004), soit une hausse projetée de 4,5%. Les recettes ordinaires connaîtront une plus forte croissance : 11%. Elles passent de 537 milliards de DA en 2004 à 597 milliards de DA en 2005 (projections). Ces calculs sont établis sur la base d’un prix du baril à 19 dollars. Les dépenses, elles, connaissent une légère hausse : 1,7%. Elles passent de 1 920 milliards de DA à 1950 milliards de DA en 2005. C’est pour la première fois que la croissance des dépenses est inférieure à celle du PIB, souligne le ministre rappelant que les dépenses de l’année dernière étaient exceptionnelles. Elles incluaient la prise en charge des effets du séisme de Boumerdès. La catastrophe a absorbé au total une enveloppe budgétaire de 200 milliards de DA, a-t-il ajouté. Le déficit budgétaire en 2005 est ainsi évalué à 314 milliards de DA, contre 392 milliards de DA en 2004. En fait, en 2003 et 2004, en réalisant des excédents, le Trésor avait de quoi financer ces déficits. Il n’a pas eu recours à la Banque centrale. Le premier responsable du secteur souligne que les dépenses publiques en 2004 représentent près de 40% du PIB en 2004, contre 28 à 32 % dans des pays à niveau de développement équivalent. Ces dépenses seront de l’ordre de 37,6% du PIB en 2005.

Les priorités : l’enseignement supérieur, le logement, l’agriculture et la sécurité
Le budget d’équipement passe de 720 milliards de DA à 750 milliards de DA. Première priorité : l’enseignement supérieur en raison de l’arrivée de 200.000 nouveaux étudiants. Vient ensuite le logement avec une dotation de 107 milliards de DA. Elles sera affectée essentiellement vers le logement social et l’aide au logement à travers le Fonal. Suivent le secteur agricole et le développement rural en raison de l’impact de la branche sur l’alimentation et l’emploi. Il suggère que l’état continuera à subventionner l’agriculture.La sécurité ainsi que la justice figurent parmi les priorités dans les dépenses. La première en raison des enjeux nouveaux que devra faire face le pays en matière de sécurité.
La Dgsn sera renforcée à cette fin par de nouveaux équipements. Sur les dispositions législatives contenues dans la loi de finances, l’argentier du pays les a justifiées par les nécessités de la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, du soutien à l’investissement et l’emploi, du soutien aux marchés de l’habitat en encourageant la vente et la location de biens immobiliers inoccupés, de la sécurité financière du pays. Par ailleurs,  à des fins de transparence, le financement des entreprises publiques déficitaires sera comptabilisée dans le budget. Le gel actuel du foncier constitue une contrainte majeure à l’investissement national et étranger, a-t-il reconnu, d’où la disposition relative à la récupération par l’état des terrains ne présentant pas une grande utilité pour l’entreprise publique.

Impact de l’adhésion à l’Omc : une hémorragie de 2 milliards de dollars/an
Enfin, le ministre a abordé les perspectives de la politique budgétaire. Il a souligné que le démantèlement tarifaire induit par l’adhésion de l’Algérie à l’Omc et l’accord d’association avec l’Union européenne entraînera une perte fiscale annuelle de 145 milliards de DA. Il faudra bien remplacer ce trou. Pour M. Benachenhou, l’objectif de progression des recettes fiscales sera réalisée grâce à l’accroissement des recettes fiscales pétrolières, la bonne gouvernance fiscale et la gestion active de la dette. Sur le second point, il soutient que le ministère des Finances n’est pas le seul responsable. Allusion faite à la lutte contre l’informel et la corruption. C’est aussi du ressort de la police et de la justice. Sur le dernier point, l’Algérie va économiser 23 milliards de DA d’intérêts en 2005, du fait de trois opérations de remboursement anticipé de la dette exeterieure, en particulier avec la Banque africaine de développement et l’Arabie Saoudite. “C’est le budget de la Formation Professionnelle”, a observé le ministre.

 

Les réserves de change devraient atteindre 40 milliards de dollars à fin 2004
selon M.Benachenhou
Par : El Moudjahid  Le : Lundi 30 octobre 2004


Les réserves de change de l’Algérie devraient atteindre les 40 milliards de dollars à la fin de l’année en cours contre 37,3 milliards de dollars au 30 septembre dernier, a indiqué jeudi le ministre des Finances, M. Abdellatif Benachenhou.
Ce niveau attendu des réserves de devises “aura un impact positif sur le remboursement du service de la dette extérieure de l’Algérie”, a souligné M. Benachenhou, qui présentait le projet de loi de finances et du budget pour 2005 devant les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN).
Elaboré sur la base d’un prix de baril de pétrole à 19 dollars, ce texte prévoit un taux de croissance économique de 5,3 % (contre 5,5 % prévus pour 2004), un taux d’inflation de 3 % (contre 3,5 à 4 % prévus pour 2004), des recettes de 1.635 milliards de dinars mds DA) contre 1.528 mds DA dans la loi de finances 2004, et des dépenses de 1.950 mds DA contre 1.920 mds DA en 2004. Le projet, qui prévoit ainsi un déficit budgétaire de 314 mds DA (contre 392 mds DA en 2004), se distingue des projets précédents par une stagnation du volume des dépenses de fonctionnement, maintenus ainsi à 1.200 milliards de dinars et composés essentiellement des salaires de la Fonction publique. Après avoir entendu le rapport préliminaire de la commission des finances et du budget de l’APN sur le projet de loi, les députés ont entamé les débats autour du texte dont le vote final est prévu pour le 8 novembre. Les préoccupations des premiers intervenants ont porté notamment sur les motifs ayant poussé le gouvernement à adopter un prix de référence du baril de pétrole à 19 dollars, lequel prix est jugé très loin de la réalité par certains d’entre eux.
Les prix internationaux du pétrole dépassent actuellement la barre des 50 dollars par baril et cette tendance à la hausse des cours devrait se poursuivre, selon les analystes.
D’autres interventions ont porté, quant à elles, sur les augmentations de certaines taxes, prévues par le projet de loi, et qui auraient, ont-ils estimé, “des répercussions négatives sur le pouvoir d’achat du simple citoyen”.
Les débats autour du projet de loi doivent se poursuivre jusqu’à aujourd’hui avant que des ministres répondent, le même jour, sur les questions des députés.

 

Le projet de loi de finances 2005 à l’APN
Hausse de produits de large consommation
Par : Liberté  Le : Lundi 04 octobre 2004
 

Le litre de gasoil à la pompe augmentera de cinq dinars à partir de janvier prochain.  L’eau minérale sera plus chère.

Le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) a enregistré le dépôt du projet de la loi de finances 2005. Selon un communiqué de l’APN, “le bureau a décidé de soumettre le projet de loi à la commission des finances et du budget de l’APN”. Des mesures destinées à dynamiser le secteur de l’immobilier et encourager la location de logements, des dispositions  pour encourager l’investissement, l’activité économique et les exportations et enfin le renforcement de la lutte contre la fraude, sont les principales caractéristiques du projet de loi de finances. En vue d’améliorer le rendement de la fiscalité liée au logement, de développer le marché de l’immobilier et celui du logement locatif et de rendre plus transparentes les transactions sur ces marchés deux mesures législatives sont proposées. Il s’agit de la baisse de 15% à 10% de la taxe sur la plus-value réalisée sur la vente de logements ainsi que la réduction de 10 à 7% de l’impôt sur le loyer des logements et l’exonération de la location des logements aux étudiants.
Pour la première mesure, le gouvernement estime que le développement du marché de l’immobilier articulé autour de la promotion de l’offre de logement et du renforcement de la solvabilité de la demande des ménages, s’inscrit dans le développement du financement hypothécaire et de l’intervention “plus significatives des banques”... Concernant la deuxième mesure, le gouvernement affirme que pour éviter le payement de l’impôt sur le loyer, jugé élevé, les bailleurs, c’est-à-dire ceux qui louent villas et appartements sont souvent amenés à ne pas déclarer le bail (location) ou refusent d’accorder un bail de leurs locaux fermés, de 10% calculé sur le montant des loyers bruts. Bien qu’il soit déjà avantageuse pour le bailleur, cette charge fiscale ne semble pas opportune dans la mesure où elle est supportée en définitive par le locataire et que les recettes engrangées ne sont pas nécessairement conséquentes. D’un autre côté, au regard des besoins considérables en matière d’hébergement des étudiants, et pour faciliter leur accession à la location d’habitation, les revenus fonciers, provenant de la location d’habitation aux étudiants sont exonérés d’impôts.     

Les allocations familiales transférées aux employeurs 
Le gouvernement propose dans le projet de loi de financement un relèvement pour le gasoil, du montant de la taxe sur les produits pétroliers de 163,8 dinars/hl à 631,05 dinars/hl. Comme première conséquence, ce type de carburant sera plus cher à partir de janvier au cas où les députés l’adoptent. En effet, le relèvement du montant de cette taxe pour la gasoil induirait une augmentation de son prix de l’ordre de 5 dinars le litre à la pompe. D’un autre côté, l’Exécutif propose de réduire la même taxe pour le GPL carburant et l’essence sans plomb. Pour le GPL carburant la réduction envisagée est de l’ordre de 1%. Quant à l’essence sans plomb, le tarif de la taxe sur les produits pétroliers a été aligné sur celui de l’essence normale. Le gouvernement souhaite que le prix à la pompe de ce carburant, étant libre, soit au moins aligné sur celui du super. Ces réaménagements ont pour objectif la transformation du modèle de consommation énergétique actuel. Le ministre des Finances soutient que le parc automobile en Algérie s’est diésélisé. L’Algérie ne produit pas assez de gasoil. Si la tendance actuelle persiste, l’Algérie sera dans l’obligation d’importer ce produit ou de construire une nouvelle raffinerie. Le gouvernement semble vouloir encourager la consommation de l’essence sans plomb et du GPL.
Le projet de loi de finances 2005, actuellement sur le bureau de l’APN, envisage de taxer les eux minérales et l’eau de source. Le tarif de la redevance est fixé à 5 dinars du prix de chaque litre d’eau expédié des ateliers d’emballage. Le projet de loi de finances 2005 a introduit un article abrogeant l’interdiction d’importation du vin.
Benachenhou dans le rapport de présentation revient à la charge concernant les allocations familiales. Il souhaite transférer les charges des allocations familiales (hors administrations) aux employeurs à hauteur de 50%.

 

Réunion G8-MENA
M. Abdelatif Benachenhou à Washington
Par : EL MOUDJAHID   Le : samedi 02 octobre 2004

le ministre des Finances, M. Abdelatif Benachenhou, est arrivé jeudi soir à Washington pour prendre part à la réunion G8-MENA et aux travaux des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI.
Le ministre des Finances algérien devant prendre part hier à la réunion des ministres des Finances des pays du Grand Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et leurs homologues du G-8, dans le cadre de l’initiative dont les grandes lignes ont été tracées à la rencontre au Sommet qui avait réuni en juin dernier à Sea Island (Etats-Unis) les dirigeants des pays de G-8 et des Chefs d’Etat de pays de cette région dont le Président Abdelaziz Bouteflika.
En outre, M. Benachenhou participera aux travaux des réunions respectivement du G-24, du Comité de développement et des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI qui se tiendront les 2 et 3 octobre dans la capitale fédérale.
Il est à rappeler que le G-24, qui émane du G-77, a pour rôle de coordonner la position des pays en développement sur les questions qui ont trait au système monétaire et financier international et ce, à la veille de la tenue des réunions annuelles des institutions de Bretton Woods.
Quant au comité de développement, qui se compose de 24 membres, il rassemble les ministres des Finances qui représentent l’ensemble des Etats membres du FMI et de la Banque mondiale. Chaque Etat membre de ce comité représente plusieurs Etats d’une région qui l’auront élu pour siéger à ce comité pour une période

 

M. Benachenhou, hier, dans une conférence de presse consacrée au projet de loi de finances 2005
“Il faut que les entreprises algériennes bougent !”
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 28 septembre 2004
 

Répartition des crédits du budget de fonctionnement 2005
 Voici la répartition, par département ministériel, 
des crédits ouverts au titre du budget de fonctionnement 
pour l'exercice 2005 telle qu'établie 
dans le projet de loi de finances 2005. 

Les montants sont exprimés en dinars algériens
- Présidence de la République : 3.996.907.000 
- Services du Chef du gouvernement : 1.996.440.000 
- Défense Nationale : 210.000.000.000 
- Intérieur et Collectivités locales : 148.370.086.000 
- Affaires étrangères : 15.892.710.000 
- Justice : 18.264.104.000 
- Finances : 26.537.839.000 
- Energie et Mines : 3.222.771.000 
- Ressources en eau : 5.043.970.000 
- Commerce : 2.790.783.000 
- Affaires religieuses et Waqfs : 7.328.001.000 
- Moudjahidine : 109.572.490.000 
- Aménagement du territoire : 702.436.000 
et Environnement 
- Transports : 1.801.013.000 
- Education nationale : 214.402.120.000 
- Agriculture et Développement : 9.520.084.000 
rural 
- Travaux publics : 2.693.721.000 
- Santé, Population et Réformes : 62.460.953.000 
hospitalière 
- Culture : 2.678.529.000 
- Communication : 681.101.000 
- Petite et Moyenne Entreprise : 477.320.000 
et Artisanat 
- Enseignement supérieur : 78.381.380.000
et Recherche scientifique 
- Postes et Technologies : 1.077.065.000 
de l'information et de la communication 
- Jeunesse et Sports : 8.793.552.000 
- Formation et Enseignement : 16.402.855.000
professionnels 
- Habitat et Urbanisme : 4.689.999.000 
- Industrie : 352.436.000 
- Travail et Sécurité sociale : 21.337.741.000 
- Emploi et Solidarité nationale : 36.818.965.000 
- Relations avec le Parlement : 100.000.000 
- Pêche et Ressources halieutiques : 675.728.000 
- Tourisme : 742.694.000 
SOUS-TOTAL : 1.017.805.793.000 
- Charges communes : 182.194.207.000 
TOTAL GENERAL : 1.200.000.000.000

Les recettes pétrolières devront servir à équiper le pays et non à payer les salaires

Le ministre des Finances, M. Abdelatif Benachenhou, a assuré, hier, au siège de son ministère, une conférence de presse consacrée au projet de loi de finances 2005 après son examen et adoption par le Conseil de gouvernement et, il y a deux jours, par le Conseil des ministres.
Le Grand Argentier du pays, qui constate que la croissance économique va être encore tirée par les hydrocarbures, note, cependant, que la croissance hors hydrocarbures reste notable. Les hydrocarbures restant dans l’esprit du ministre, un plus. Toujours selon le ministre, l’agriculture continue à avoir un bon comportement et les services sont en progression.

La talon d’Achille

La talon d’Achille de l’économie algérienne reste, pour M. Abdelatif Benachenhou, la croissance dans l’industrie qui reste en deçà de la moyenne générale présentée par les autres secteurs. Pour le Grand Argentier, on ne fait pas de réformes suffisantes dans le secteur manufacturier. L’industrie, dit-il, reste à un niveau absolu, relativement insuffisant. 
On ne voit pas l’industrie percer pourquoi? s’interroge le ministre, parce que les réformes sont insuffisantes, rappelle-t-il.
L’agriculture commence, pour sa part, à tirer la croissance et c’est une bonne chose. Les services (télécoms, etc.) s’améliorent. Nous souhaitons des services gagnés par la modernité. C’est important, et c’est ce qui est recherché.
Evoquant la question des équilibres, il est noté que s’agissant des recettes, il s’agit d’un point de fragilité.
Concernant les impôts sur les salaires, dont on sait que la retenue se fait à la source, la part est croissante. Il reste dans ce domaine à traquer la fraude fiscale qui reste importante, note le ministre, les employeurs ne déclarant pas leur personnel. Par contre, les autres impôts nous préoccupent, reconnaît le ministre, comme c’est le cas pour l’impôt sur le revenu global des non salariés (IRGNS) qui stagne en valeur absolue. Nous sommes dans une situation où l’impôt sur le revenu global hors salaires ne rapporte pas, parce que non recherché là où il faut.
S’agissant de l’impôt sur les sociétés (IBS) en valeur absolue, il n’évolue pas très vite. En valeur relative, il stagne. Cette situation est peut-être agréable pour les sociétés, elle ne l’est pas pour le ministère des Finances, relève M. Benachenhou, parce qu’il y a, dit-il, trop d’exonérations fiscales (investissements ANDI, exploitations agricoles qui ne payent pas d’impôts). Nous sommes en train de changer cette situation, note l’orateur qui trouve qu’il n’est pas normal qu’avec les taux de croissance qui sont les nôtres, il n’y ait pas plus de répondant.

Une situation fiscale anormale

La structure des impôts présente une situation fiscale anormale, qui démontre que notre croissance est pauvre en fiscalité. Si le taux d’évolution de l’IBS traîne sérieusement, le ministre en attribue la responsabilité aux contribuables et à l’administration fiscale. Comment se sont comportées les recettes et les dépenses ces cinq dernières années, s’interroge l’orateur, et comment, dit-il encore, vont-elles évoluer durant le quinquennat qui s’ouvre. La chose est simple, avoue M. Abdelatif Benachenhou, nous allons accélérer les recettes budgétaires et freiner les taux de croissance des dépenses budgétaires afin de réduire le déficit budgétaire. 
Nos recettes sont calculées sur la bases de 19 dollars le baril. C’est une décision qu’on ne changera pas, affirme l’orateur, mais nous allons rapprocher les dépenses des recettes. Pour l’exercice fiscal, les dépenses de l’Etat s’évaluent à 1.950 milliards de dinars soit 37,5% de la richesse nationale. Nous devons aller vers plus de sagesse budgétaire, affirme M. Abdelatif Benachenhou qui consiste à réduire les dépenses publiques et à augmenter les recettes.

Un tournant

De ce point de vue, l’année 2005 est considérée par l’orateur, comme un tournant dans notre politique budgétaire où le taux des recettes devrait être inférieur à celui des dépenses. 
Evoquant le budget de l’Etat pour 2005, le ministre note que les recettes budgétaires s’élèvent à 1.635,8 milliards de dinars dont 899 milliards de fiscalité pétrolière soit 55%. En termes de dépenses, l’évaluation est de 1.950 milliards de dinars de dépenses dont 1.200 milliards de dinars de dépenses de fonctionnement et 750 milliards de dinars de dépenses d'équipement et d’investissement.
Le budget d’équipement enregistre une augmentation de plus de 15%, passant de 698 milliards de dinars en 2004 à 750 milliards de dinars pour 2005. Cette hausse est considérée comme s’inscrivant dans le cadre de la poursuite des efforts de l’Etat pour rattraper les retards et pour soutenir la croissance économique. 
En termes de chiffres, la fiscalité pétrolière, rappelons-le, constitue 55% des recettes budgétaires et la fiscalité ordinaire 36%, les autres recettes se situent à hauteur de 9%. 
Elles sont constituées de contributions de la Sonatrach, de la Banque d’Algérie aussi, du produit de la vente des licences d’opérateurs en télécommunications, la dernière en date concernant Al Watania (14 milliards de dinars).
Evoquant le budget social de l’Etat, le ministre relève que ce budget constitue tout ce que l’Etat donne sans contrepartie aux citoyens. Pour 2005, les dépenses de l’Etat sont, pour ne parler que du secteur de l’habitat, de 103,05 milliards de dinars (1,5 milliard de dollars). Je ne connais pas, souligne le ministre, de pays qui, proportionnellement au revenu national, consacrent autant d’argent au citoyen pour se loger.
Concernant le soutien aux familles, autre dépense sociale, les crédits sont à hauteur de 94 milliards de dinars. Il s’agit ici de tout ce que l’Etat donne aux Algériens pour faciliter l’accès des biens aux familles (bourses pour les étudiants, etc.). Est-ce que cela va aux bonnes familles et aux bonnes personnes, s’interroge le ministre, cela est un autre débat 
suggère-t-il. Le soutien aux retraités, on sait, rappelle l’orateur que les retraités sont indexés sur le SNMG. L’Etat donne à la Caisse des retraites une compensation pour les petites pensions.
Quand le SNMG bouge, les retraites le sont aussi, idem relève le ministre, pour ce qui est des pensions des moudjahidine. Ces compensations sont accordées parce que la Caisse des retraites dans son organisation actuelle ne peut pas faire face à la dépense. 
Abordant les dépenses de santé, la solidarité nationale, le financement complémentaire des pensions déjà évoqué, la culture, le sport et la communication, le ministre souligne qu’on est passé à plus de 241 milliards de dinars soit plus de 20 % des dépenses de fonctionnement.
Les dépenses de santé passent de 63 à 59 milliards de dinars, car la CNAS va donner un peu plus d’argent aux hôpitaux. C’est ce qui explique que la dotation budgétaire est moindre. Concernant les moudjahidine, on compte 45 types de pensions, ce qui donne une idée de la complexité de la tâche, souligne M. Abdelatif Benachenhou. Mais il s’agit d’une dette de la nation. Les crédits alloués y compris les compléments de pensions sont de 103 MDA (1,5 milliard de dollars), pour le budget 2005, je n’ai aucun regret à verser cet argent, souligne le ministre.
Le seul regret, dit-il serait dû à ce qu’il y ait le risque que des faux moudjahidine profitent de cet engagement de l’Etat. Des faux moudjahidine, il y en a malheureusement, affirme le ministre qui profite pour rendre hommage à son collègue, ministre des Moudjahidine pour le travail d’assainissement qu’il a entrepris à ce sujet.

Une action sociale importante

La dotation budgétaire pour les moudjahidine, c’est plus que ce que l’on fait pour l’habitat ou l’enseignement supérieur, relève l’orateur.
Le soutien aux démunis et aux handicapés le montant des affectations budgétaires s’élève pour 2005 à 436 milliards de dinars, cela transite par l’ADS. C’est un montant qui équivaut à 8,33 % de la richesse nationale. Mais l’Etat ne donne pas que cela, il y a aussi 2,5 milliards de dollars qui sont versés au titre des subventions des produits énergétiques, l’eau, les loyers, les transports, tout cela est subventionné. 
Notre Etat en conclut le ministre fait un effort considérable en faveur des citoyens. Entre transferts sociaux explicites et implicites, on n’est pas loin de 11 milliards de dollars. Evoquant la masse salariale, celle-ci évolue trop vite, note l’orateur. 618 milliards de dinars pour 2005 soit 50,25 % du budget de fonctionnement.
Pourquoi cette situation s’interroge le ministre ? elle résulte d’une accélération vécue à partir de 2000. De 2000 à 2005 la masse salariale a augmenté très vite. Pouvons-nous aller plus loin, s’interroge alors le ministre ? Il faut que l’on fasse attention, dit-il, car ce sont 12,7 % de la richesse nationale qui sont donnés aux fonctionnaires. Le ministre relève que le gouvernement se penche avec beaucoup d’attention sur ce dossier qui fera l’objet d’un examen et de discussions serrées avec les partenaires sociaux.

Protéger le pouvoir d’achat du fonctionnaire

Il faut protéger certes le pouvoir d’achat du fonctionnaire pour lutter contre l’inflation, c’est le travail de tout le monde, gouvernement et partenaire social, mais il faut aussi faire évoluer ce pouvoir d’achat du fonctionnaire en fonction de la production réelle de l’économie, notamment hors hydrocarbures.
Ce que l’on constate aujourd’hui, c’est une masse salariale supérieure au produit de la fiscalité ordinaire. C’est une situation intenable. On recourt aujourd’hui à la fiscalité pétrolière pour payer les fonctionnaires, or la fiscalité pétrolière doit servir à équiper le pays note Abdelatif Benachenhou. Voilà, dit-il, un problème sérieux pour nos finances publiques. Tous les partenaires sociaux doivent être conscients de ce problème.
Avons-nous assez de fonctionnaires, s’interroge le ministre qui à travers une rapide comparaison avec la situation au Maroc, relève que la population marocaine est sensiblement égale à la population algérienne or, les effectifs de la fonction publique au Maroc sont évalués à 841.000 personnes alors qu’en Algérie ils sont au nombre de 1.334.000. C’est 434 personnes pour 1000 en Algérie 278 pour 1000 au Maroc et 379 en Tunisie.

Un problème de qualité

Le ministre tire la conclusion qu’en ce qui concerne notre pays, il y a un problème de qualité plutôt que de quantité. Le problème pour nous, c’est comme transformer cette quantité en qualité, dit-il. Dans l’éducation nationale, les effectifs sont de 497.000 personnes en Algérie, de 268.000 au Maroc.
Dans l’enseignement supérieur, 20.000 personnes au Maroc 69.000 en Algérie. Dans la santé, 187.000 personnes en Algérie, 41.000 au Maroc, alors suggère le ministre à travers ces chiffres, faut-il chez nous plus de fonctionnaires. La conviction du gouvernement que reformule le ministre est qu’il faut de la qualité plutôt que de la quantité. Pour l’exemple, ce qui sert à l’action du fonctionnaire, c’est-à-dire les moyens de service, connaît un retard important.
Abordant le budget d’équipement pour 2005, l’aide à l’habitat et à l’amélioration du cadre de vie, en un mot ce qui aide les Algériens à mieux vivre constitue 25 % du budget d’équipement pour 2005. 
Il y a là le développement du service public administratif, c’est-à-dire, ce qui est en dehors de l’école, la santé.
Sont compris dans le développement du service public, ici évoqué, concerne la justice, la police, l’ensemble des services du ministère de l’Intérieur.
Le développement infrastructurel est à hauteur de 23 % pour 2005. Il y a là un effort à faire.
Le soutien économique est à hauteur de 14 % c’est-à-dire l’aide à l’agriculture, la pêche, la PME. Pour le ministère des Finances, cet effort n’est pas suffisant 106 milliards de dinars pour 2005 soit 1,5 milliard de dollars sont mis à la disposition des Algériens pour l’investissement et l’emploi. 
Il faut les comparer, relève l’orateur, avec les 344 milliards de dinars relevant de l’action sociale du gouvernement.

Quatre fois plus pour l’action sociale

L’Etat dépense ainsi quatre fois plus en actions sociales qu’en actions économiques. On ne prépare pas l’avenir comme cela en conclut le ministre.
La volonté est de mettre un peu plus d’argent dans l’action économique que dans l’action sociale.
L’impératif de la nation algérienne est de bien comprendre les enjeux de l’avenir. Une nation qui consomme plus qu’elle n’investit ne prépare pas l’avenir, souligne l’orateur.
Nous devons à l’avenir apprendre à travailler sans émotions, note l’orateur. Il faut évaluer le travail du soutien à l’action économique. Le gouvernement est décidé d’examiner à la loupe, ce qui se fait pour des secteurs porteurs agriculture, pêche, etc.
Le budget d’équipement pour 2004-2009 (3.800 milliards de dinars) a valu un certain nombre d’observations de la part du Président de la République, révèle le ministre des Finances. Il s’agit de quatre directives très claires.
Les 3.800 MDA doivent servir à achever ce qui a été commencé et ne commence par la suite que ce qui peut être commencé valablement. La priorité va aux projets mûrs et bien ficelés.

Le financement par le marché

L’autre argument du Chef de l’Etat, c’est que le marché doit pouvoir financer les projets totalement ou partiellement. On va l’appliquer par exemple pour le logement, souligne l’orateur qui relève que les Algériens se sont enrichis.
410.000 véhicules roulent à Alger journellement, ce n’est pas là la marque d’un pays pauvre, fait-il remarquer.
Pour M. Benachenhou, la pauvreté en Algérie est surtout rurale, l’autre remarque, c’est que les Algériens doivent s’habituer progressivement à payer les autoroutes, l’eau, l’électricité.
La mise en garde du Président de la République au gouvernement est de veiller que ce plan pluriannuel d’équipement soit un instrument d’équilibre régional.
Quand vous dépenser de l’argent public, dépenser-le pour tous les Algériens, telle est l’instruction donnée par le Chef de l’Etat aux membres du gouvernement.
Le ministre relève qu’il y a pour 300 milliards de dinars de grands projets en cours. Sur les 300 projets, 100 sont localisés dans la région d’Alger (1 DA versé pour un grand projet est à Alger. Cela veut dire que chaque fois que l’Etat dépense 3 DA, 1 DA revient à la région d’Alger, alors que la population algéroise ne constitue que 10% de la population algérienne.

Un instrument d’équilibre régional

Le budget d’équipement aux yeux du Chef de l’Etat doit donc être un instrument d’équilibre régional pour offrir du travail aux Algériens et freiner l’exode.
Le Président de la République rappelle aussi que pour la réalisation des grands projets, il faut veiller à ce que nous ayons les capacités de réalisation nécessaires ou ramener ceux qui en ont. Il nous faut accepter humblement d’apprendre, conclut le ministre.
M. Benachenhou a évoqué le grand projet qui tient à cœur le Chef de l’Etat, celui de la construction d’une grande mosquée à Alger qui doit bénéficier du financement de l’Etat, mais aussi des bienfaiteurs, car l’Etat en fonction des priorités, qui sont les siennes, ne pourra qu’accompagner le projet.
Par ailleurs, l’orateur souligne que dans les prochaines semaines, il va y avoir des sessions intenses pour une identification des grands projets 2004-2009.

Un projet d’équipement clairement défini

D’ici à décembre, on aura un projet d’équipement clairement défini, a annoncé le ministre. Parlant des stratégies d’éléments financiers, l’orateur note qu’il y a une gestion active de la dette publique dont le premier résultat est que le ministère des Finances vient de soulager le budget de l’Etat de 22,9 milliards de dinars soit l’équivalent de la totalité du budget de la formation professionnelle pour 2005.
Nous allons continuer à réduire les dépenses fiscales, note le ministre et réduire les exonérations. Si l’IBS stagne, cela constitue une inquiétude et pourtant notre croissance est rapide, mais cette situation reste liée à notre politique d’exonération. La préoccupation du ministère des Finances est la lutte contre la pauvreté, ainsi les exonérations non justifiés ne seront plus tolérées. Depuis 4 ans, ce qui relève de l’action du ministre des Finances et de l’Education nationale a permis de multiplier par presque 12 le financement des cantines scolaires.
Le budget est passé de 500 millions de dinars à 6 milliards de dinars avec l’espoir de le porter plus tard à 8 milliards de dinars. Les Algériens doivent être conscients de cet effort et nous aider.

Vigilance

Nous sommes vigilants sur les questions de redistribution des revenus et au ministère des Finances, on connaît bien les poches de pauvreté, souligne le ministre. Un pays démocratique, ce n’est pas là où il y a la pauvreté extrême, relève le ministre. Pour cela, les finances publiques demeurent un excellent observatoire.
Le ministre, en évoquant le financement extérieur du Trésor, porte son choix sur les crédits concessionnels qu’il faut aller chercher, dit-il. L’avantage, c’est qu’il s’agit de crédits très longs avec des périodes de différés et des taux d’intérêt acceptables avec des monnaies qui ne sont pas très fortes, car nous recevons la valorisation de la monnaie forte de façon brutale, la préférence dans la conjoncture actuelle, va au dollar plutôt qu’à l’euro, par exemple, concernant le dossier de l’allégement des charges sociales, une partie de l’argent versé à la CNAC va être reversé au Trésor (15 MDA).
La CNAC n’a pas besoin de cet argent. Concernant la réduction des charges parafiscales des entreprises, il n’y aura plus d’exonérations fiscales et il faut revenir, note l’orateur, aux lois modernes qui veulent que tout le monde paye une parafiscalité claire.

Les excédents iront au Trésor

En matière d’amélioration de la sécurité financière du pays, on a confirmé que les postes continueront à déposer les excédents au Trésor. Les caisses de sécurité sociale déposeront à partir de janvier prochain elles aussi leurs excédents financiers au Trésor, c’est le résultat d’une directive que l’on retrouve dans la loi de finances. Pour les OPGI, c’est la même chose. Les statuts des Caisses de sécurité seront revus notamment en ce qui concerne la composition du Conseil d’administration où il y aura désormais un représentant du ministère des Finances. L’orateur souligne à cet effet que l’Algérie reste le seul pays du Bassin méditerranéen où ne figurent pas dans les conseils d’administration des Caisses de sécurité sociale, des représentants du ministère des Finances.

Révision du statut des Caisses de sécurité sociale

Le Chef du gouvernement a décidé d’introduire la révision des statuts. On a demandé une assistance technique pour cette refonte. S’agissant de fonds d’investissement pour l’emploi, le ministère des Finances a repris le projet. Le fonds va récupérer les ressources volontaires des travailleurs qui vont prendre des participations dans les entreprises. 
Ce fonds sera géré par une structure indépendante.
L’initiative revient bien sûr à l’UGTA, note le ministre. Du point de vue de l’expertise, nous travaillons avec le Canada, affirme le ministre. Concernant la fiscalité elle reste faible, note le ministre. 
Le Président de la République, dit-il, veut des résultats. Tous les moyens seront mis au service de cet objectif. 
Cela s’adresse aussi bien aux syndicats. Il faut évaluer la part qui revient à l’incivisme fiscal. Le ministre promet la publication prochainement d’un document sur les conséquences de cet incivisme qui se fera à partir d’enquêtes sur le terrain à travers tout le territoire national.
Concernant la disposition sur l’interdiction d’importations des vins, le gouvernement, annonce le ministre, va proposer au Parlement son abrogation. La question du vignoble doit être séparée de celle de la consommation de vin, note l’orateur.
Dans le débat, le ministre est revenu sur plusieurs points qui ont valu des questions.

La bonne mesure du taux de chômage

Concernant la question du chômage, le gouvernement apporte ce que l’ONS mesure... Le chômage aurait baissé de 29 à 23 %. 
C’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Le ministre s’interroge de savoir si l’on a une bonne mesure du chômage à travers un certain nombre d’indicateurs d’activité.
Concernant encore l’emploi, tout ce que nous faisons dans l’agriculture, c’est pour augmenter l’emploi. En 1999, 300 entreprises agricoles ont reçu l’aide de l’Etat. En 2004, elles sont 300 000. 
Il y a des wilayas où l’emploi a augmenté de façon significative. Les travaux publics, l’entretien des routes constituent des sources durables de création d’emplois. Il faut d’autre part développer le service manufacturier en matière de création d’emplois.
Sans partenariat, on ne pourra rien faire dans ce domaine. 
C’est la conviction du ministre des Finances, note M. Benachenhou. Elle est largement partagée.

L’industrie a besoin de managers

Notre industrie a besoin de managers, car ce n’est pas une question de finances qui empêche son évolution. Il faut que les entreprises algériennes bougent et pour cela il faut renouveler le management. Le débat a lieu au go